Simon Hird - Crovie Aberdeenshire - Scotland

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quand les routes furent construites
et les codes de l'ordre
enfoncés dans les crânes
ce qui fut écarté
devenant de plus en plus faible
de plus en plus fou
présent encore dans le cri des mouettes
dans le fracas des vagues
dans ces ombres, ces lumières
mais qui entend ? qui voit ?
qui sait dire ?
in atlantica
Le terme « Fous » désigne ici ces musiciens inspirés et errants du Bengale connus sous le nom de Baül. Le mot baül dérive en effet du mot sanscrit vatul qui signifie « fou », dans le sens que ce terme a couramment en français lorsqu'il connote un comportement plus ou moins frénétique. Les Baül sont des gens étranges, particulièrement dans leurs manières, leurs coutumes et leurs pratiques. Quoi qu’appartenant indifféremment à la religion hindoue ou musulmane, les Baül refusent d'être guidés par quelque convention sociale ou religieuse que soit. La liberté d'esprit est leur seul guide . Ils avancent ainsi à contre-courant des habitudes, des idées reçues et des théories générales.
Les ancêtres des filles et fils du vent ?





LGR, 2005
Une vieille femme décousue aux seins morts au visage calciné me frotte le cœur avec des feuilles de cactus
Elle n'est pas ma muse mais ma tempête celle qui bouscule mes veines et réclame les chants de mes fibres intimes
(...)
Il y a des femmes en guenilles plates et légères comme les sauterelles
Elles font hypothéquer leurs dents leurs cheveux pour des quignons de pain
(...)
Une maigre rosée sur l'épaule d'une pelouse ébouriffée est plus gaie que lui
Les mauvais temps venant des gouffres amer des pays sans fraîcheur sifflent et soufflent dans son ventre
(...)
C'est depuis un demi-siècle que les fumées des chars brûlent la peau du ciel
Les anges qui jouent dans les cours des maisons ont les sourires opaques la prunelle rouillée
(...)
Elle a ramassé un soleil qui dormait torse nu dans la forêt de l'aube
Elle l'a glissé dans le soleil de son bas-ventre
Puis elle l'a habillé de mots d'amour doux comme la peau des rêves
(...)
La vieille sorcière des hautes plaines raconte qu'elle a vu hier une mer folle à lier
Elle l'a vue emballer ses bagages et s'armer de ses draps d'eau de ses forêts internes de ses bidons vieillis par les siècles de pourritures bien versées sur sa vertèbre
La douleur de ses eaux fait du bruit comme le claquement des balles
(...)
La vieille sorcière des hautes plaines raconte qu'elle a vu la mer s'en aller à pas d'ouragan dans les villes avec ses plaies et sa gorge serrée
Elle l'a vue forcer les portes des ennemis


Je mens
cabrée dans l'arrogance
sans jamais dire combien
Jument s'obstine
rythme au creux du dos
jusqu'aux pieds ferrés
in Danse en résistance


Pour sortir du mythe, une BD et + en ligne, aussi instructive que très drôle,
à lire, diffuser, raconter en masse !
https://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/2026/07/la-finale-ovule-vs-spermato.html
