Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

CATHY GARCIA-CANALES - Page 385

  • Le Souffle des Origines - le 19 juin 2021 à Lentillac-du-Causse

    affiche_concert_juin_2021.jpeg

     

    Le Souffle des Origines
    Création musicale et poétique
     
    *
    "Il n'y a pas d'ailleurs où guérir d'ici." (E. Guillevic)
     
    L'être sensible soufflé par le chaos a traversé le siècle et des contrées de bruit et de silence. Déluge de sang, déluge de maux. Quête de sens, quête de mots. Il finira bien par trouver un chemin.
     
    *
     
    Guillaume Roussilhe : souffles organiques (flûtes et clarinettes en roseau, bambou, os, saxophone, cornemuse, objets sonores)
    David Reynier : souffles électroniques (kaosspad, kaossilator, ipad)
    Cathy Garcia Canalès : souffles poétiques (textes, voix)
     
     
     
     
     
  • Gao Xingjian

    Gao Xingjian 3.jpg

    Cultiver le calme et regarder la société sombrer… avec tout ce qu’il peut y avoir d’étincelles positives dans la perte de contrôle. Se sentir comme ça à l’intérieur, pas une certitude à laquelle se raccrocher, ne reste que l’invisible, l’impalpable, la foi. Avoir foi ou ne pas avoir foi… Ce ne sont pas les faits qui changent, mais l’état dans lequel on les accueille et ce n’est pas rien…. Respirer ou suffoquer, ce n’est pas la même chose.

     

    in Le livre des sensations

     

     

     

     

     

  • Audrey Casalis - série Les Passages

    Audrey Casalis LesPassage 0.jpg

     

    Le manque m’a donné la connaissance intérieure du vide.

    La voie de l’instant, l’ennui pulvérisé. Juste se placer dans l’intervalle. Impeccable posture.

    La seule qui réponde à une véritable nécessité.

     

    Appel et jaillissement, évaporation, déshabillage.

    Le témoin est presque nu maintenant. Franchir, s’affranchir.  

     

    La traversée ne relie pas un point à un autre, elle nous rend à notre originelle unité.

     

    in Le poulpe et la pulpe, Cardère éd. 2010

     

     

     

  • Irène Andrieu

    On lui a donné de multiples noms Conscience, Conscience d’Être, Témoin, Observateur, Vigilance, Dieu, ou Cela chez les Bouddhistes. (…) « Cela » est absolument neutre. « Cela » n’interprète rien, n’exprime rien et semble n’avoir aucune origine. Rien au-delà… mais tout peut être perçu à partir de cette position, dans la sérénité, le Calme parfait, signalé par la Roue de la  Vie comme Sagesse du Lion.

    Cet état parfaitement tangible, plus vivant que chaque instant de notre vie quotidienne, est indéfinissable. La première rencontre avec la Conscience bouleverse tous les concepts que nous projetions sur elle. (…) Elle se manifeste d’abord par une impression de stabilité interne, à partir de laquelle le monde commence à être perçu avec plus de sérénité. Puis survient une zone de silence. Il devient très difficile de parler et l’on peut comprendre alors à quel point notre expression quotidienne est reliée aux réactions émotionnelles. Sans intérêt pour quelque chose, il n’y a rien à en dire. La neutralité est silence. Le monde intérieur et extérieur apparaît dans sa mouvance et sa fugacité. Oui, tout est bien impermanent et cela n’a plus d’importance, car le sentiment de Vie qui nous habite se révèle non dépendant de tout fonctionnement mental habituel. Il n’existe plus que complétude, acceptation naturelle et beauté. En avançant encore, dans l’acceptation de tout ce qui se présente, il arrive qu’on débouche à l’improviste dans la lentille de lumière. L’ego se volatilise d’un coup sans avertissement. Il n’existe plus que le monde, le mouvement, les couleurs, la lumière, les sons… et tout cela ne laissera aucune trace dans la mémoire une fois l’expérience achevée. Et puis plus rien. Nous avons cessé de nous approprier le monde, comme le fait sans cesse la Conscience de veille. Nous sommes sortis de la séparation qu’opère le mental d’avec la réalité. Lorsque le phénomène s’inverse, parce qu’il existe une nécessité d’opérer à nouveau la jonction mentale avec le monde extérieur, on peut percevoir l’esprit fonctionnant avec un extrême ralenti. Le mental associatif essaye péniblement de reprendre la barre. Il faut faire un effort pour nommer les choses perçues, comme un enfant en train d’apprendre à parler. On cherche ses mots. Et puis, très vite, le mouvement s’accélère. Quelques instants après, l’enchaînement mental est rétabli et l’on oublie que la moindre pensée exige la mise en œuvre de toute cette alchimie qui s’opère à l’intérieur de nous à la vitesse de l’éclair.

      

    In Lecture karmique du zodiaque