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CATHY GARCIA-CANALES - Page 9

  • Atelier collectif à distance pour travailler à son rythme son écriture

     

    J'ai mis en place, en janvier 2025, un nouveau type d'atelier qui fusionne deux de mes activités : l'animation d'atelier d'écriture et un accompagnement très pro à l'écriture.

     

    Cet atelier est mensuel et distanciel avec un engagement sur trois mois.

     

    Voici comment cela se passe : je propose par mail à chacun des inscrit-e-s, une consigne, un jeu, un départ d'écriture assez précis, qui ont alors 15 jours pour envoyer leurs textes que je transmettrai ensuite à tout le groupe dans un seul mail et avec simplement les prénoms (ou pseudo) de chacun-e. Parallèlement, chaque texte fera l'objet d'un travail de ma part, celui que je fais quand j'accompagne professionnellement des travaux d'écriture et vous sera renvoyé individuellement et annoté.

     

    À partir de là, il y a de nouveau 15 jours pour renvoyer le texte retravaillé en fonction de ces annotations mais toujours de la façon dont cela paraitra pertinent. Mon intervention propose des pistes de travail mais permet aussi d’affirmer ses choix. J’accompagne, je n’impose rien. Après réception à la date butoir, je renverrai à tout le monde dans un seul mail tous les textes retravaillés, ainsi chacun pourra profiter du travail qui aura été fait en comparant les deux versions.

     

    Et on continuera ainsi sur trois mois renouvelables, si le groupe se forme sur la durée, le travail sera d'autant plus profitable car il sera évolutif.

    D’expérience, ma façon d'accompagner permet vraiment de développer sa propre méthode de travail, de visualiser plus rapidement ses forces et ses "faiblesses" et donc d'acquérir toujours plus de fluidité et de plaisir dans l’acte d’écrire.

     

    Pour participer à ces ateliers, il faut avoir le goût bien-sûr de l'écriture mais surtout avoir envie de progresser. Aucun niveau n’est requis mais ce n'est pas simplement un atelier ludique, c’est une façon efficace d'améliorer et développer son expression écrite et de découvrir ce qui est unique à chacun-e tout en partageant avec d’autres (les mails des participant-e-s seront toujours en copie cachée). Le distanciel pour cet atelier est un + (prénom ou pseudo seront utilisés uniquement) car on se sent plus à l’aise pour donner à lire ses écrits. Mon travail d’accompagnement lui se fait toujours individuellement de façon privée.

     

    Un retour extérieur bienveillant mais exigeant est vraiment très utile, je suis passée par là et voilà pas mal d’années que j'aide à mon tour de façon professionnelle, d'où cette envie de le proposer aussi sous forme d'atelier, sachant que tout le monde ne peut pas se déplacer, même localement et que cela permet ainsi de participer sans limite géographique, contrairement à mes ateliers "collage & écriture" et autres.

     

    L'engagement pour trois ateliers (trois mois) est indispensable, pour une question d’organisation. Le tarif très minimal, à régler à l’inscription par virement de préférence, est donc pour 3 ateliers complets (consigne, écriture, textes envoyés à tout le groupe et renvoyés individuellement annotés, réécriture, textes finalisés envoyés à tout le groupe).

     

    Les inscriptions sont ouvertes en permanence, elle se font par mail :

    mc.gc(arobase)sfr.fr

     

    Au plaisir de vous accueillir et de travailler avec vous !

     

     

    Ce qu'en pensent des participant.e.s :

     

    "Déjà, j'adore écrire sous la contrainte et je m'éclate avec les consignes de Cathy : elles sont originales, variées, voire "gratinée" pour la dernière de l'année.
    Depuis un an, je m'amuse et me fais rire, tant les endroits où je me retrouve sont souvent loufoques, ça fait un bien fou ! 
    J'adore aussi découvrir tous les univers, paysages proposés par les autres participant.es. Et bien sûr, je vote des deux mains, quant à la formule et à l'organisation de cet atelier : 15 jours pour écrire un texte, navette : retour du texte annoté par Cathy avec ses retours, suggestions, puis 15 jours pour le retravailler. Rigueur des deux côtés et tout ça dans la bienveillance.
    En résumé  : La formule+le distanciel +la durée = parfait pour moi ! Le tarif est pas mal non plus."


    "Ce que j’aime dans l’atelier
    Les propositions diversifiés qui permettre de découvrir son identité  'd’écrivain’
    Découvrir des nouveaux auteurs
    Le fait d’avoir à l’issue de la relecture un texte en place
    Ce que j’aimerais un jour rencontrer tout ce petit monde...
    La possibilité de faire des pauses
    Le prix aussi ...les loisirs sont un luxe..."

     

    "Habituée aux ateliers d’écriture en présentiel, la démarche de cet atelier est assez différente. L’anonymat donne de la liberté et le manque de confiance en soi est moins mis à l’épreuve. Le temps dont on dispose pour écrire nos textes permet des écrits plus aboutis.  La correction apportée par Cathy est un plus indéniable et qui fait vraiment progresser en donnant encore plus l’envie d’écrire."

     

     


       " Je participe à l’atelier de Cathy Garcia Canalès depuis plusieurs mois, cela m'inspire et me fait beaucoup travailler mon écriture. Les thèmes de cet atelier m'intéressent à chaque fois, il n'y a pas de compétition et c'est souvent original, de quoi donner envie d'écrire et de progresser !

     


    "Pourquoi j’apprécie cet atelier ? 
     C’est une bulle d’oxygène. Du temps passé pour soi égoïstement( avec d’autres qui partagent l’atelier ). Loin de la folie, de la médiocrité. Parce qu’un univers professionnel très terre à terre ( comme la majorité du monde du travail), où il n’y a pas de place pour la nuance. On peut vite se faire bouffer par le conformisme , la mono pensée. Donc pendre du temps pour des choses ”inutiles” au bon fonctionnement de la machine à broyer l’humanité, je trouve cela salutaire. De plus , l’écriture ( avec ton aide) pour moi est un modeste pied de nez au déterminisme. "

     

     

    "Les ateliers de Cathy m'ont aidée à reprendre l'écriture en me fixant un cadre avec la contrainte des consignes et de la date butoir. Mais ils me poussent surtout à explorer de nouveaux styles, de nouvelles pratiques. Et ils me permettent finalement de comprendre que les seules limites, ce sont celles que je m'impose à tort."

     

     

     

  • Andrus Kivirähk - L'homme qui savait la langue des serpents

     

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    Mees, kes teadis ussisõnu, Estonie, 2007

    Le Tripode 2015 (éd. 2023)

     

     

    Ce récit à l'imaginaire foisonnant qui jamais ne flanche tout au long de ces 450 pages commence ainsi : 

    "Il n'y a plus personne dans la forêt. sauf des scarabées et autres petites bestioles, bien entendu. Eux, c'est comme si rien ne leur faisait de l'effet, ils persistent à bourdonner ou à striduler comme avant. Ils volent, ils mordent, ils sucent le sang, ils me grimpent toujours aussi absurdement sur la jambe quand je me trouve sur leur chemin, ils courent dans tous les sens jusqu'à ce que je les fasse tomber par terre ou que je les écrase. Leur monde est toujours le même – mais même cela, il n'y en a plus pour longtemps. Leur heure viendra ! Bien sûr, je ne serai plus là pour le voir, nul ne sera plus là. Mais leur heure viendra, j'en suis sûr et certain".

    Drôle, caustique, triste, sage, truculente, merveilleuse, pessimiste, violente, cruelle, une ode délirante à la liberté impossible et une fable sur le temps qui passe en creusant des impasses où tout idéal quel qu'il soit vient se fourvoyer, livrant alors à une immense et écrasante tristesse tous les "derniers". Camouflée sous ses oripeaux de forêt d'une Estonie médiévale, une satire aussi qui passe le sort de l'humanité et son défilé d'illusions à la moulinette. 

    Merveilles et horreurs s'y côtoient, s'entremêlent comme les branches et les fourrés : serpents sages, ours qui aiment les femmes et femmes qui aiment des ours, du lait de louve à chevaucher, un couple anthropopithèque qui élève des poux aussi gentils que lui, un poisson barbu antédiluvien et une salamandre géante elle aussi qui dort cachée quelque part, un vieux sage fou et cruel, un vieux sage qui capture les vents, un ancien combattant désabusé qui se fond littéralement dans la forêt, un bois sacré qui ne l'a jamais été, des hommes de fer avec des moines dans leur conquérant sillage, des néo-villageois ambitieux et crédules, un vieux grand-père cul de jatte qui sculpte des coupes dans les crânes de ses ennemis et Leemet, le narrateur, l'homme qui savait la langue des serpents.

    "Oui, moi aussi je pensais qu'il fallait juste te tirer d'ici. Maintenant tu peux regagner la forêt et oublier ce village."
    "Non quand même pas". Et je lui parlais du petit Toomas : je lui dis qu'il me fallait lui enseigner la langue des serpents, afin qu'il y ait au moins une personne après moi pour la comprendre. Elle m'écouta et eut un soupir.
    "Alors tu y crois encore. Tu sais, mon vieux Leemet, ne te vexe pas, mais je crois bien que ta race est épuisée. C'est triste et moche, mais c'est comme ça. Toi et ta famille, vous êtes des exceptions, et si tu arrives à apprendre notre langue à cet enfant, ce sera une autre exception, mais le reste de l'humanité, on dirait des mésanges qui se sont arraché les ailes et courent par terre dans tous les sens comme des souris emplumées."

    Une phrase dans la postface de Jean-Pierre Minaudier, pourrait résumer très justement ce qui sous-tend ce livre : "Le message est que même si nous nous croyons fort traditionnels, nous sommes toujours les modernes de quelqu'un, car toute tradition a été un jour une innovation."

    Bien que ce récit prenne racine dans les mémoires, réelle et imaginaire, du peuple estonien et le lien très fort qu'il entretient avec ses forêts, puisant au passage dans les sagas scandinaves, sa dimension a vraiment quelque chose d'universel, ainsi la postface se termine ainsi et je ne dirais pas mieux : "Mais face au temps qui passe et à un monde qui change à un rythme de plus en plus vertigineux, nous sommes tous (ou nous serons tous un jour) des Indiens, des Bretons, des Leemet : vivre en faisant le moins de dégâts possibles autour de soi, c'est accepter l'inévitable tristesse de tout cela, sans se vautrer dans le conformisme et la bêtise qui triompheront toujours, sans pour autant verser dans la haine, ni se réfugier dans l'idéalisation d'un passé fantasmé, qui est une autre forme de bêtise."

     

    Et maintenant j'ai très envie de lire Les Groseilles de novembre

     

    CGC

     

    Andrus Kivirähk est un écrivain estonien né en 1970 à Tallinn. Véritable phénomène littéraire dans son pays, romancier, journaliste et essayiste, il est l'auteur d'une œuvre importante qui suscite l'enthousiasme tant de la critique que d'un très large public, qui raffole de ses histoires. Andrus Kivirähk écrit des romans et des nouvelles, des pièces de théâtres, des textes et des scénarios de films d'animation pour enfants.