Philomena Famulok

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Il y a autant de vérités que de battements de cœur et autant de mots pour y échapper !
cg in Journal 1998


photo (c)Cindy Ljrnd


Ma quête est avant tout solitaire et il y a grand risque à se perdre, je l’oublie peut-être trop souvent ! Nous ne sommes maîtres de rien et c’est un effarant vertige ! La marionnette que je suis veut-elle échapper à sa condition ? Doit-elle découvrir encore et encore les innombrables voiles qui nous éloignent, nous éloignent toujours un peu plus ?
cg in Journal 1998



Atelier de création littéraire & ludique proposé et animé par moi-même.
Comment nous pouvons, à l’aide de contraintes, provoquer l’inspiration et accroitre la créativité. Chaque phase de création est suivie d’un temps de lecture et de partage.
Places limitées : 8 personnes maximum
12 €/personne, sur inscription uniquement, au plus tard le 30 juillet.
Si vous avez un empêchement de dernière minute, merci de prévenir.
Contact pour infos et inscriptions : mc.gc@orange.fr ou directement sur le facebook Fourmillard ;)


Walter Ruhlmann ressuscite et récidive sa revue DATURA, et m'a fait la belle surprise de me mettre au menu du numéro zéro, en bonne compagnie d'autres auteurs de l'ex-Datura !

"J'attends d'un texte qu'il me traumatise, me martyrise ou me fasse rire, me dérange surtout. Rien n'est plus désolant qu'un texte stérile qui ne laissera en toi aucune trace, à part l'envie de lire autre chose." W.R.
DATURA – REVUE DE LITTÉRATURE DEVIANTE ET PROVOCATRICE EN LIGNE ET
IMPRIMEE A PARUTION ALEATOIRE – N°0 – JUILLET 2018 – ISSN : EN
COURS – DÉPÔT LÉGAL : À PARUTION – IMPRIMERIE SPÉCIALE
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : WALTER RUHLMANN
© DATURA & LES AUTEURS, JUILLET 2018
ADRESSES : https://revuelitterairedatura.blogspot.com/ –
mgversion2datura@gmail.com
« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.
L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.
En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.
L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. »
in L’Obsolescence de l’homme, 1956