Pierre Hébert - Et Toujours et jamais - 1863

jour après jour
sa pelletée de survie
sa cuisine mentale
le mortier pour que ça tienne
les édifications les petites cloisons
pour éloigner la mort
contenir les nerfs de la folie
cg in Pandémonium II
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jour après jour
sa pelletée de survie
sa cuisine mentale
le mortier pour que ça tienne
les édifications les petites cloisons
pour éloigner la mort
contenir les nerfs de la folie
cg in Pandémonium II

Je suis fatiguée, très… et je tire, je tire sur la corde…
cg in Journal 2005

la vie il n'y a rien à y faire que vivre
je crois en ça profondément
toute réussite tout bonheur n'est qu'une illusion
agréable certes, mais l'essentiel n'est pas là et si on s'accroche à ça, à ces illusions éphémères on ne peut pas être habité de sérénité, de cette chose solide, incorruptible et lumineuse comme un diamant
cg in Confessions à A.

Le soir. La mer n’a plus de lumières et,
comme aux temps anciens, tu voudrais dormir dans la mer.
in Capitale de la douleur

Songez monsieur qu'en une nuit
Il peut tomber
Des yeux d'une femme
Dix océans de pluie
cg in Toboggan de velours









J’ai le goût de la nuit, du rêve et du sommeil.
J’entre dans la nuit comme dans la gueule ouverte d’un boa
Et là je me dépose, je fuis, je rêve, vêtue de ma peau et de la peau du boa
Personne ne s’aventure autour d’un boa qui digère
In La nuit du boa

Je suis femme
Vagabonde
Aux cheveux de crin
J’erre par les rues
Murmurant l’écharde de ton nom

Sorcière au front brûlant, je serai fusillée au crache-lueur.
cg in Les mots allumettes, Cardère 2012

Je touche par les points laogong de mes paumes dansantes la concrétion de leurs pensées, inclusions dans l’ambre de leur cerveau
et parfois m’en trouve encombrée
j’ai la chance d’habiter un pays dont la beauté réelle et tangible chasse les natures mortes où vivent qui hantent mon esprit, aliens, batards et merveilleux
et cette beauté à toucher fait tomber mon âme dans mes souliers, sous la plante de mes pieds
ainsi je marche et réintègre mon corps hologramme
in Les mots masaï