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29/06/2021

Catherine Durand - Toit de pierre

 


Fixées aux falaises
Les sentinelles aux abois
Soufflent sur les braises
Qui ne se réchauffent pas

Sous un toit de pierre
Le ciel se fait lourd
Elles ne laissent derrière
Que la chair à vautours

Elles dorment éveillées
Ensevelies sous les plumes
La douceur effondrée
Sous le poids de l’enclume

Sous un toit de pierre
Le ciel se fait lourd
Elles ne laissent derrière
Que la chair à vautours

La nuit meurtrière
A fauché au détour
L’amour éphémère
Redevenu sourd 

 

 

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Antony Gormley - Learning to Think - 1991

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Jean Bédard

Partout où nous posons l’œil, nous rencontrons un savoir dense qui fait le cosmos. Nous seuls, les hommes, ne savons pas nous comporter et dédaignons de l’apprendre.
Pourtant, certains jours, le corps que nous méprisons de façon si hautaine nous rappelle à l’ordre. Alors que nous flânons dans les vastes solitudes de notre inconnaissance, nous gaussant des coqs et des ânes, notre corps fait soudain appel à nous.


in Marguerite de Porète

 

 

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Alexandre-Gabriel Decamps - Les experts -1837

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Eugène Ionesco

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Louis Arti - La rage et l'idiot

 

 

 

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Auteur inconnu (probablement un pauvre morceau de pain)

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Lionel Mazari

 

Nous portons le collier serré de l’insouciance
Sur nos coups durs, nos coups de foudre et de soleil.
On nous a enseigné la fugue et les buissons ;
Le bonheur fait toujours partie de nos absences.
Nous sommes juste injustifiés ; en même temps
que le temps passe, nous passons la main sur vous.
La caresse est en nous et le poing hors de nous.

 

In Dehors s’enlise dans nos plaies

 

 

 

 

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28/06/2021

Vaya Con Dios - Time flies

 

 

 

 

 

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Daniel Pitin

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Myriam OH

ses fossettes, un halo lumineux
 sur la toile recouverte de suie et de sueur
 l'empreinte de ses doigts érige des ponts
 le long du temps qui goutte à intervalle régulier
 et forme une flaque pourpre à ses pieds
 la fêlure dans sa voix, un frisson dans la nuit
 qui engloutit les sourires les caresses les envies de cavale
 des corps qui ne savent plus s'ils jouissent pour de bon
 ou s'ils ont appris malgré eux à se confondre
 dans ce décor sinistre où leurs yeux ne brillent plus ;
 ses pommettes, un volcan en feu
 que creuse les agendas où la vie se débat aux heures aux lieux
 aux petits cercueils prévus à cet effet
 les codes les couleurs c'est pas fait pour les chiens
 en-dessous de ses ongles y'a un peu de bleu
 un peu de rouge aussi ce sont des choses qui arrivent
 quand on refait le monde de ses propres mains
 et comme elle fait de grands gestes
 on dirait qu'elle sculpte une musique dans le noir
 la poésie c'est pas fait pour les chaînes

 

 

 

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Ricardo A. Morh Rioseco - Cordon Caulle, Chili - juin 2011

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C’est un âge où soudain on n’a plus envie d’attendre, plus envie d’être fidèle à son malheur. Un âge de volcan qui n’a pas dit son dernier mot.

 

in Ourse bipolaire

 

 

 

 

Antigone Kourakou - série The shadows of things

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Une sorcière comme les autres d'Anne Sylvestre

 

par Nathalie Doummar, Laetittia Isambert & Yves Mourin

 

 

 

 

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Atelier collage & écriture du 24 juin 2021

 

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O.

 

Les sourires et les larmes côtoient les masques. 

Est-ce cela être vivant ?  

Traverser telle une marionnette le théâtre d’ombres et de lumières et mordre dans un monde sans queue, ni tête ?

 

L.

 

*

 

Dans la tête, un monde vivant à croquer. Théâtre psychédélique, envers et endroit, visages et masques, esprits libres et corps marionnettes. Lotus et cavalcade dans la tête, un océan dans un bocal, des crocs prédateurs. Silhouettes et mots tempêtes, grands sages et grands fous. Jongler vivement avec des mots bâtisseurs, des mots voyageurs, des mots doux comme des tétons qui pointent. Dans la tête, une chaise et d'innombrables fenêtres. Des écritures tatouées tracent des lignes de fuite pour échapper à ce qui voudrait nous arraisonner, nous avaler, nous pétrifier. Dans la tête, tout un monde à mordre goulûment avant de le dissoudre.

 

C.

 

*

 

 

Le monde est fou.

Ronde des sorcières, pantins et arlequins.

Prisonnière de châteaux imaginaires, je brode des marionnettes qu’engloutissent et dévorent les crocodiles.

J’ai perdu la tête à mordre la vie. 

J’ai chevauché à travers les steppes et les mémoires, survolé les mers sur le dos des grands oiseaux.

La voix des masques est la plus forte.

S’entêtent les mots-poignards pour mater l’illusion et rester vivante.

 

O.

 

 

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L.

 

 

Je veux croire aux possibles sur ta drôle de planète.

Frotte ton animalité à ma peau, serre-moi, trinquons à l’envie, à en faire crier les étoiles ! Mélangeons nos sucs !

Je rêvais de voyages, d’immensités pâles. Regarde ces étendues moussues, ces lacs, ces rivières, toute cette eau que je sens couler dans nos veines.

Oasis improbable. Havre de fraîcheur.

Les ombres nomades ne sont plus ; la tendresse a jailli d’un fourré où murmurent les écureuils.

Embrasse-moi ! 

 

O.

 

*

 

Dans le trouble de l’eau, surgissent des mémoires très anciennes, imprégnées du suc d’une animalité pleine de tendresse. Voyage intra-imaginaire vers la source originelle. Planète douceur et nectar chlorophylle, l’envie d’être en vie. Au fil du courant, l’amour se faufile, ombre et lumière, anamnèse des espèces. Se retrouver inlassablement depuis l’aube première jusqu’à l’ultime baiser des météorites dans le doux berceau de l’incréé.

 

C.

 

*

 

J’ai juste envie d’être là avec toi et de partager encore une fois nos mondes au creux des reins. Envie de retrouver notre planète d’eau et de sucs malgré les cratères. Et blottis dans notre écrin vert, de rire toujours des visites impromptues et malicieuses.

Mais tu n’es pas là et je voyage seule. Le manque de tendresse réveille mon animalité et mon désir brûle comme un mirage.

 

L.

 

 

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C.

 

 

Du livre magique surgit la lumière. Tu as pu encore une fois disparaître dans les fleurs du sofa. 

L’échappée chaude comme l’or d’un baiser te fait voyager si loin que ton cœur flambeau chevauche des nébuleuses.

 

L.

 

*

 

Tu m’as déposée là, dans ta lumière.

Un seul baiser et j’ai pris goût à la douceur. 

Touchée en plein cœur, je m’enfonce dans le sofa, au mépris du désir d’échappées.

Je survis au milieu des cactus.

Prison d’or et d’argent d’un Barbe-Bleue d’un printemps. 

Où sont les clefs ?...

Séduisant papillon, aide-moi !

Joue-moi la petite cantate oubliée qui respirait la liberté et, sûr, je m’envole avec toi ! 

 

O.

 

*

 

Ardence d’un baiser, son or, sa douceur, son piquant. Le cœur cavale, flamboie, le cœur s’ouvre et s’enflamme et ô joli papillon, ô fragile fleur sur sa tige penchée. Idéogramme des sens, marque de l’Éros qui cherche la trouée. Forgé comme une épée mystique, le cœur pourtant lassé des épines, se laisse jouer la partition des frissons. Évadé d’un sofa gorgé de fleurs, il chevauche la ligne de crête, cherche à bondir hors des cycles du déjà vécu. L’horizon pèse trop lourd sans la verticalité, sa part vive d’inconnu.

 

C.

 

*