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14/02/2018

Jungjin Lee - Unnamed Road - 2011

Jungjin Lee Unnamed Road 038, 2011f.jpeg

nos murs nous survivrons

ils sont les derniers vestiges des civilisations

 

cg in (c)Ourse bipolaire

 

 

 

 

 

02/02/2018

Vincent - poème pour la dame qui habitait en haut de la rue

l'oeil & la plume...   http://jlmi22.hautetfort.com/

maisoncercueilameB2.jpg
texte de vincent                                                                                                                   collage jlmi 2013
 

 

J’ai posé ma main sur le bois

                        clair

de votre cercueil,

votre maison lorsque j’étais enfant

était le point de ralliement, on venait

là, les gosses du quartier,

fumer des clopes et boire des bières

        sans que vous le deviniez

c’est dans votre voiture que je suis

parti pour la première fois

voir le bleu de la mer,

        il y avait toujours

votre sourire, votre manière

        un peu guindée

de fumer des cigarettes fines

à la menthe

on riait souvent, et souvent

le soir, je pouvais rester

regarder la télé en couleurs.

quand on se faisait prendre

car nous étions des garnements

vous n’appeliez jamais nos

        parents et nous

avons grandi ainsi

on apprenait

la vie, on était des gamins

puis des adolescents et

votre fille qui est comme ma

sœur a lu vos mots

        au dessus de votre

        cercueil, Dieu

que vous écriviez bien,

        et votre petite

fille vous a lu un magnifique adieu

écrit de sa main juvénile, vous deviez

être fière d’elle de là-haut

et nous avons tous pleuré

        un peu plus

et votre fils qui

est comme mon frère

ne pouvait

dire un mot, étranglé

par le chagrin, moi

j’étais tout au fond

à ravaler mes sanglots

vêtu d’une stupide

(inutile et incongrue)

pudeur tout en pensant

que tous ces gens ici

vous aimaient et

surtout que,

tous ces gens ici,

vous les aimiez

et pour le bleu de la mer

        le bleu de la vie

        et le bleu de votre

        sourire

je voulais vous crier un

merci, mais vous n’étiez plus

là, alors j’ai posé la main

sur le bois clair de votre cercueil

et je l’ai murmuré comme on

parle à la douceur du vent,

le vent qui emporte

                vers le ciel les

                âmes bleus qui s’en vont

                loin des larmes de ceux

                                qui restent

 

 

 

26/01/2018

Kris Prunitsch - The Greatest are Least

KrisPrunitsch-TheGreatestareLeast-.jpg

 

Nous purgeons nos peines de vie et pouvons saisir dans une fraction de temps, de soleil, de silence, quelques visions et parfums fugaces de paradis.

cg in Le poulpe et la pulpe (Cardère, 2010)

 

 

 

 

18/01/2018

Anne-Lise - Tissage#8

Tissage#8-grand-site.JPG

 

https://www.boucle-a-l-ouest.com/2017/12/tissages/

 

 

 

Yoshitaka Amano

Yoshitaka Amano2.jpg

flux et reflux
attirance répulsion
quelque chose qui nous tire
nous attire vers le fond

avec ce bruit de serpent
qui glisse sur des perles

ce chant de drap froissé
et ces sirènes aussi belles
que cruelles

cg in D'ombres (à tires d'ailes 2017)

 

 

 

11/01/2018

Albarrán Cabrera - the mouth of Krishna #466

Albarrán Cabrera    the mouth of Krishna #466.jpg

 

Interpellez-vous ! Il fut des saisons où tout pivotait en harmonie, les averses étaient torrides, la verdure savoureuse. Nous râpions tous les ensorcellements. Élucubrations ! Les époques se sont consumées, il est temps maintenant de rentrer au sablier.

cg 1993 in Trans(e)fusées (Gros Textes 2015)

 

 

 

 

 

10/01/2018

Cailhol - Odyssée d'une planète

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Ma lèvre tremble, le ciel est tombé en cataracte de verre.

En granit fracassé à la mer.

 

cg in Fugitive (Cardère, 2014)

 

 

 

 

 

 

 

 

07/01/2018

Akino Kondoh - Crevasse of the night - 2004

Akino Kondoh's -crevasse-of-the-night-2004_13-1201x1049.jpg

 

D’être comme déjà morte, lui a ouvert une voie plus spirituelle et le feu caché est si ardent, la source si vive que le plus tenace ennui n’a pas raison d'elle, que le vide loin de l’anéantir la concentre en un noyau toujours plus vif et incorruptible. Ou presque.  Et dans ce presque se cache la fêlure. Un danger terrible.

 cg in Le baume, le pire et la quintessence

 

 

 

 

05/01/2018

Aron Demetz

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je me suis baladée longtemps avec les racines à l’air

à ne pas trop savoir quoi en faire

je les coupe elles repoussent

toutes aussi inutiles

 

cg in Nos petites centrales

 

 

 

 

 

04/01/2018

Sabine Weiss - Chercher en grand

Sabine-Weiss--chercher en grand--.jpg

Les mots sont des animaux dociles ou sauvages et les poètes d'étranges bergers.

 

cg in Philosovie

 

 

 

30/12/2017

Karen Miranda Rivadeneira - Untitled

Karen Miranda Rivadeneira Untitled70.jpg

il est temps de sortir le baromètre

des crues capiteuses

et rejoindre l’esquif sourd

des cavernes

où nous attend écarquillée

la chimie imprévisible

des bourgeons

 

cg in Aujourd'hui est habitable

 

 

 

 

28/12/2017

Christian Martin Weiss - Perfect darkness

Christian-Martin-Weiss-Perfect-darkness.jpg

 

Tandis que par la fontanelle la sainte banquise déverse ses poissons,

les écrans phosphorescents clignotent, tranquillisants. 

 

cg in Aujourd'hui est habitable

 

 

 

 

 

 

Sopor Aeternus and The Ensemble of Shadows

ZOMBIES-1.jpg

 

Peu importe la confiture, l’interrupteur est calciné. La panse des actionnaires n’est plus verrouillée. Les cafards de ferraille à gueule de ténèbres les rendent insomniaques. La fièvre du labyrinthe est un mythe.

cg in Aujourd'hui est habitable

 

 

 

 

 

 

23/12/2017

Pénélope Corps

Pénélope Corps.jpg

texte inspiré par cette photo, instantané de réseaux

 

ça remonte comme la pluie des caniveaux, la fin de semaine sur le pare-brise, la tête fatiguée comme un foutu essuie-glace, l'indifférence aveuglante du chacun rentre chez soi, avec sa déprime bien rangée dans le porte-documents, en cachetons au fond de la poche, c'est le week-end, c'est noël, c'est rien, ça va passer, un peu de buée sur les carreaux, une zone industrielle, la tête qui cogne d'un côté à l'autre du parapet.....

 

 

 

21/12/2017

Rad Drew

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Un long hiver

 

au départ ce fut le printemps

qu'ils prenaient pour l’éternité

puis ce fut l’amertume

les rêves assoiffés

puis les coups

puis les plaies

elles ont pourries

c’était foutu

mais quelque chose s’est détaché

et à continuer à regarder

ce qu’ils pensaient être important

est tombé,  s’est décomposé

comme l’enveloppe qui entoure la graine

on ne voit rien sur la terre nue et froide

mais quelque chose en eux est resté là

à regarder.

 

 

cg in Le baume, le pire et la quintessence