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09/04/2018

Les gardiennes de Xavier Beauvois (2017)

 

 

 

 

 

 

07/04/2018

Marvin ou la belle éducation d'Anne Fontaine (2017)

 

 

 

30/03/2018

C’est assez bien d’être fou (Antoine Page / Zoo Project) - 2013

Le documentaire raconte un road trip artistique à travers la Russie, depuis le Kazakhstan jusqu’aux confins de la Sibérie, en compagnie du street artist Zoo Project, assassiné à Détroit aux Etats-Unis à l’âge de 23 ans.

 

Durant 4 mois un réalisateur et un dessinateur ont traversé l'Europe jusqu’aux confins de la Sibérie.
Mêlant dessins et vidéo, ils racontent leur périple à deux voix, entre road-movie et conte documentaire.

Un film réalisé par Antoine Page
Dessiné par Zoo Project (Bilal Berreni)

Double DVD en vente sur cestassezbiendetrefou.com et antoine-page.com

 

 

 

 

21/03/2018

Corps et âme d'Ildiko Enyedi (2017)

 

 

 

28/02/2018

Les Conquérantes par Petra Biondina Volpe (2017)

 

 

 

 

 

 

 

21/02/2018

Finding Phong, un film documentaire par Phuong Thao Tran et Swann Dubus-Mallet (2016)

 

sortie en France le 14 février 2018

 

 

 

 

Coby, un documentaire de Christian Sonderegger (2017)

 

 

 

18/02/2018

The shape of water par Guillermo del Toro (2018)

 

 

 

16/02/2018

Cold Skin par Xavier Gens (2017)

 

 

13/02/2018

Les chansons que mes frères m’ont apprises de Chloé Zhao (2015)

 

 

 

10/02/2018

ça va ! de Michel Digout (2018)

 

 

.................. ça va pas.......................

 

 

 

08/02/2018

Low Water par Tom Scott Robson (1966)

L'histoire de la dure vie des hommes qui ramassent le charbon de mer sur les plages tristes du Comté de Durham, en Angleterre.

Narrateur : John Hollis

Musique par Carey Blyton.

 

 

 

 

 

 

06/02/2018

Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico (2017)

 

 

 

 

 

03/02/2018

Pénélope Corps - inspiré d'Au bord du monde

Un texte qui m'a cueilli ce matin, un texte de Pénélope Corps qui figure au sommaire du dernier numéro de la revue Nouveaux Délits, je le partage et point, rien à rajouter si ce n'est : lisez !
 

 

"M'sieurs dames, bonjour, je m'excuse de vous importuner comme on dit, je m'appelle Wenceslas, j'ai 41 ans et si je suis dans le métro c'est que j'ai perdu mon travail et que je dors dehors. Ça devient pas facile de manger c'est vrai, mais je viens pas vraiment pour faire la manche. Je sais pas lancer des appels au secours. Je viens côtoyer des gens juste. Croiser des visages. Si c'est pas légal, dites-moi. Je veux pas déranger. Et puis ça me fait plaisir de parler avec vous. Là je me sens pas très bien, comme dans une grande bassine d'eau qui m' attire vers le fond. Un poisson ferré. Mais je souris. Je veux pas arrêter de sourire. Ça veut dire quelque chose. Ça veut dire que le navire a pas encore complètement sombré. Je dis ça parce que j'étais dans la marine quand j'étais jeune. J'étais élégant. Une certaine classe. Là je me sens pas très bien. J'ai peur. Une grande bassine. Et puis faut pas trop que je reste dans la même position. A cause de mon épilepsie. Mes crises. Ca me prend des fois. Et j'ai mal.
Je sais pas vraiment pourquoi je suis là. Personne ne sait. Y a pas de réponse. Plutôt des non-réponses. Une absence. C'est ce que je ressens. C' est ça le pire, tu peux tout perdre en fait. Les trucs matériels et puis aussi les photos de tes enfants. Ce qui revient à perdre tes enfants. Et puis tes cheveux. Tes dents. Et y a pas de réponse.
Qu'est-ce que je faisais avant d'être là? J' étais chez moi avec ma famille. Je vivais là. Normal. Repas de Noël. Réveillon. Tout ça quoi. En général le 31 à minuit tout le monde crie dans les rues. Les gens sont contents. Mais moi maintenant à minuit c' est plié. Et à minuit deux ben je suis toujours dans la même merde. Voilà.
Je viens pas vous réclamer d' argent.C'est juste que j'ai passé une sale nuit. Des gamins m' ont foutu des coups de pied. Je crois qu'ils étaient ivres ou juste pas bien élevés. J'ai encore la faculté de voir arriver les gens. J'arrive encore à me méfier si c'est nécessaire. Exterminer le clochard qu'ils disaient. Il sert plus à rien le pauvre vieux. Parce qu'il faut servir à quelque chose tu comprends. A quelqu'un. Pas juste être. Servir. Mais je souris. Je veux pas arrêter de sourire. Ça veut dire que le bateau tient encore un peu le cap.
Des fois je vais près du canal. Juste pour voir les canards.Quand j étais petit je pêchais la nuit avec mon tonton. Ensuite on dormait à la belle. Mais là c' est une autre sorte de sommeil. Tout s éteint. Tout se rallume. Tu rêves pas. T'es juste un fantôme dans l' ombre. Y a des matins je suis prêt à 4h37. Je pars à la recherche de bouffe. D'objets. De bouquins. De trucs pour tenir. Mais y a rien de palpable qui soit source de bonheur. Le bonheur c' est regarder les animaux. Capter leurs émotions. La technologie peut pas faire le taf.
Je viens pas vraiment vous demander de l'argent. Paraît qu'on peut pas : faire la manche c est pas bien, dormir sous les ponts c' est pas bien, voler c' est pas bien, du travail j' en ai pas...bon. Je sais pas trop quoi faire du coup.
Des regrets? Non, je peux pas dire que j' en ai. Juste quelques trous. Quelques douleurs. Le corps tire pour que j'abdique. Et c'est pas vrai que les gens deviennent fous dans la rue. Simplement ils disparaissent.
Faudrait juste, je sais pas moi, que l' humanité redevienne forte, solide, simple, qu' elle retrouve sa voie. Je suis pas philosophe. Je suis un clodo. J' ai les pieds mouillés. J'ai juste envie de parler.
Je suis venu là, je sais pas trop pourquoi. Pétez-moi les doigts que je sente si j'ai encore un corps. Gueulez moi dessus je sais pas. Appelez-moi par mon prénom. Un truc vivant. Un truc pour de vrai. Peut-être que le navire a pas encore complètement sombré. Je souris. Je veux pas arrêter de sourire. Ça veut dire quelque chose. Le monde fait la gueule mais je me dis que c' est pas une raison pour s'aligner.
En vous remerciant m'sieurs dames et en vous souhaitant une belle journée."

 

P.C.

 

inspiré du doc " Au bord du monde" de Claus Drexel :

 

 

 

 

30/01/2018

O Matador par Marcelo Galvão (2017)