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24/12/2019

André Velter

 

L’espace nous est donné sans limites. Je ne parle pas de la caverne aux étoiles mais des lointains sur terre où sont nos équipages, de ce désir à perte de vue qui a goût de poussière, de pierre à feu, qui a goût d’autre temps et de sueur mêlés.

L’instant nous est donné sans partage. Je ne parle pas du sablier jeté contre le mur mais du réel soudain plus vaste dans une herbe qui tremble, sous le sabot d’un cheval, au fond d’un puits saturé de sel.

L’inconnu nous est donné sans crainte. Je ne parle pas de vallées invisibles mais de rendez-vous dévoilés, volés à l’insomnie du jour, à la carapace de miroirs rouillés pour éclairer le grand rythme du cœur...

 

 

 

 

 

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23/12/2019

Arthur Young (1771)

 

…il faut être idiot pour ne pas comprendre que les classes populaires doivent être maintenues dans la pauvreté, sans quoi elles ne seront jamais laborieuses.

 

 

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22/12/2019

Michel Baglin

 

Cette vie, la porter
jusqu’à l’incandescence
comme un bouquet fragile
d’étincelles sauvées
dont seul l’éclair fertile
aurait un peu de sens.
La porter comme un feu
au temps des hommes nus,
comme un noyau de braises
à transmettre à tous ceux
qui refont la genèse
en paradis perdu.


Michel Baglin in De chair et de mots

 

 

 

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21/12/2019

Debra Bernier

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Sorcières, meneuses de nuées, batteuses d’eau

Panseuses de secret, remégeuses, rebouteuses

 

Le serpent lové dessine un sein

Femme, terre, serpent

Maudite par l’homme

 

cg in Universelle

 

 

 

 

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19/12/2019

Bakhtiar Ali

 

Rien n’est plus proche au monde du courage que le désespoir…

 

in Le dernier grenadier du monde

 

 

 

 

 

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16/12/2019

Michel Baglin

Cette vie, la jouer
un peu de jazz au ventre
pour panser la blessure
et que l’eau du large entre
délayer la saumure
des sanglots ravalés.
La jouer triomphante, 
s’il le faut contre nous
quand la peur nous défait,
mais n’oublier jamais
cet abîme au-dessous
des ailes qu’on s’invente.

 

in De chair et de mots

 

 

 

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Michel Baglin

 

 

Cette vie, l’agrandir
par le corps réveillé,
l’infini paysage
qui nourrit le désir
de trouver un passage
et de reprendre pied.
L’agrandir par la mer,
par la vague et par l’aile,
par la voile et le vent.
L’inventer fraternelles
par les yeux grands ouverts
qui nous font plus présents.

 

in De chair et de mots


 

 

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15/12/2019

Andreï Tarkovski

 

Nous sommes crucifiés dans une seule dimension, quand l'univers, lui, est multidimensionnel. Nous le sentons et souffrons de ne pouvoir connaître la vérité. Mais connaître n'est pas nécessaire. Ce qu'il faut, c'est aimer. Et croire. Car la foi, c'est la connaissance par l'amour.

 

 

 

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14/12/2019

Antoine de Saint-Exupéry

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12/12/2019

Maître Yoda

 

Un grand guerrier?

Personne par la guerre ne devient grand.

 

 

 

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Alejandro Jodorowsky

 

- Qu'est-ce que je fais dans cette société de merde ?
- la merde est un engrais : enfonce en elle tes propres graines.

 

 

 

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10/12/2019

Amadou Hampâté Bâ

 

Puis vint le règne des chambres de commerce (celle du Haut-Sénégal-Niger fut fondée en 1913 à Bamako). Alors seulement apparu l’exploitation systématique des populations sur une grande échelle, l’instauration des cultures obligatoires, l’achat des récoltes à bas prix, et surtout le travail forcé pour réaliser les grands travaux destinés à faciliter l’exploitation des ressources naturelles et l’acheminement des marchandises. Le commerce européen s’empara des marchés : les chambres de commerce de Bordeaux et de Marseille établirent des succursales en Afrique ; des maisons spécialisées s’installèrent dans les principales villes du pays. C’est à cette époque que débuta ce que l’on peut appeler “colonisation économique”, servie par l’infrastructure administrative qui, de bon ou de mauvais gré, devait faire exécuter les ordres venus de plus haut. Certains commandants de cercle, en effet, rejetons de la vieille noblesse française ou épris d’un idéal  “civilisateur”, ne voyaient pas d’un bon œil l’empire grandissant des chambres de commerce locales et répugnaient à servir leurs ambitions ; mais qu’il s’agisse de la levée des impôts ou des récoltes obligatoires, force leur fut de s’incliner.

(…) Le schéma était le suivant.

Selon les besoins des industries métropolitaines (industries textiles, oléagineuses ou autres), le ministre des Colonies, saisit par les chambres de commerce françaises, transmettait les desiderata de ces dernières au Gouverneur général de l’AOF (Afrique occidentale française) ou de l’AEF (Afrique équatoriale française). En concertation avec les gouverneurs locaux, une répartition des matières premières à livrer était établie entre les différents territoires, puis entre les cercles ; au bout du circuit, les chefs de canton recevaient de leur commandant de cercle l’ordre de fournir, selon les régions concernées, tant de tonnes d’arachides, de kapok, de coton ou de latex, ordre qu’ils répercutaient eux-mêmes aux chefs de village. Les paysans devaient livrer les quantités demandées, quitte à négliger leurs propres cultures vivrières.

Pour faciliter les livraisons, on créa le système des “foires périodiques”. Les paysans devaient y amener leurs produits souvent de fort loin, à leurs frais, la plupart du temps à dos d’homme, et pour un prix d’achat dérisoire. Ce prix était en effet fixé par les chambres de commerce locales, qui fixait également les prix de vente des produits manufacturés…

 

 

in Oui mon commandant !

 

 

 

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Achille Mbembe

 

Puisque c’est d’elle dont nous esquissons ici le procès, la tyrannie aura causé chez nous d’incalculables dégâts, à commencer par la prolifération des maladies et blessures du cerveau. Couplée au racisme, elle aura multiplié des corps boursouflés, bourrés de cicatrices, des esprits affaiblis et en quête permanente d’échappatoires. Appelons-cela la lobotomisation des esprits, par quoi il faut entendre l’émoussement de la raison et du sens commun, l’anesthésie des sens, la confusion entre le désir, le besoin et le manque, l’annihilation de tout désir autre que le désir sado-masochiste, la compulsion sadique, faut-il préciser, et sa charge de répétition, d’obéissance spontanée et d’imitation servile. (...) C’est peut-être, précisément, ce à quoi les fugitifs veulent tourner le dos – à ces salons psychiatriques que sont devenues les ex-colonies françaises d’Afrique. Ils en ont marre de se faire intoxiquer par la gamme de poisons qui servent désormais de breuvage à tous. Les fuyards veulent oublier la guerre tribale, les mains coupées, les rackets à tous les coins de rue, le policier qui se mue en plein jour en bandit et ponctionne la population, la prédation et la corruption, la botte sur la nuque, ces hyènes qui ricanent en pleine séance de torture, ces phallus gigantesques et hauts comme des pylônes et pour lesquels rien n’est inviolable, ces prisons infectes et remplies d’asticots où l’on dépouille les innocents et d’où l’on fait gémir toutes sortes de trompes, le carnaval des instincts

 

 

in De la post-colonie

 

Achille Mbembe, historien, enseigne l'histoire et les sciences politiques à l'université du Witwatersrand (Afrique du Sud) et à l’université de Duke (États-Unis).

 

 

 

 

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Michel Baglin

 

Cette vie, l’enchanter
d’un sourire entrevu,
de ces bonheurs fortuits
du passant amusé
et des odeurs cueillies
par hasard dans la rue.
L’enchanter à l’envie,
à petits coups de cœur,
à petits coups de chance,
en quêtant l’âme sœur
ou la clarté d’enfance
dans un regard surpris.

in  De chair et de mots

 

 

 

 

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09/12/2019

René de Obaldia


Charité des étoiles
sur nos souffrances de pain blanc
et sur le pain des mots qui vivent si longtemps
et sur le pain des mains à caresser le sang
et sur les animaux qui boivent nos sommeils
et sur tous nos sommeils en forme d'animaux
et sur la terre à bercer les enfants
et sur les femmes en musique éternellement
et sur les hommes qui se tuent
Charité des étoiles
pures danseuses nues…

in Sur le ventre des veuves

 

 

 

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