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01/05/2019

Noam Chomsky

 

Je crois, juridiquement parlant, qu’il y aurait des motifs sérieux pour inculper chaque président des États-Unis depuis la Seconde guerre mondiale. Ils ont tous été soit de véritables criminels de guerre, soit impliqués dans de graves crimes de guerre. 

 

 

 

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28/04/2019

Krishnamurti

 

 

L'ordre imposé du dehors provoque presque toujours un désordre intérieur.

 

 

in Se libérer du connu

 

 

 

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17/04/2019

Victor Hugo

 
Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisait remuer à l’œil. Il y avait des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle.
Sans doute ce phare étrange allait éveiller au loin le bûcheron des collines de Bicêtre, épouvanté de voir chanceler sur ses bruyères l’ombre gigantesque des tours de Notre-Dame.
 
 in Notre-Dame de Paris
 
 
 
 
 
 
 
 

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Olivier Pourriol

 

 

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Fanny Sheper

 

Je me dis : «  Faut pas la laisser faire de nous des

oiseaux troués juste bons à chuter. Faut pas la

croire, faut pas la laisser nous démonter.

 

in Cheval Rouge

 

 

 

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Vincent

 

Des fois j’regarde tes yeux et

Je ne vois rien qui saigne

Des fois j’regarde tes veines et

Je ne vois que du bleu       

Mais si je baisse les paupières, j’entends tout ce qui hurle à l’intérieur de  toi

 

 

 

 

 

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15/04/2019

Théodore Monod

 

 

Il faudrait que les hommes acquièrent le sentiment de l'unité des choses et des êtres. Qu'ils sachent qu'ils font partie d'un ensemble indissociable. Nous faisons partie de la nature au sens large du mot. Et nous faisons partie de l'Univers. Ce sont des cercles différents, bien sûr, mais c'est la même chose tout cela, d'un bout à l'autre. Cette nouvelle morale du respect de la vie devrait nous permettre de découvrir la profonde unité du monde vivant, la solidarité des choses et des êtres.

 

 in Dictionnaire Humaniste et Pacifiste 

 

 

 

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08/04/2019

Arthur Schopenhauer

Arthur Schopenhauer.png

 

 

 

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01/04/2019

Jean Jaurès

                                                                                

 

 

JL Millet Jaurès.jpg

illustration de JL Millet - 2019

 

Dans cette architecture étrange qu'on appelle la matière, nous avons beau descendre vers les fondements, nous ne trouvons point une assiette fixe : les pierres que l'on croyait fondamentales entrent en mouvement ; elles entrent en danse, et c'est sur des tourbillons subtils que repose jusqu'ici l'édifice solide du monde. Mais, descendons plus bas encore, et au-dessous même de l'atome ; l'atome, dit-on, est un tourbillon d'éther ; c'est donc l'éther qui va être la matière première, le substratum définitif de tous les mouvements ; soit, mais l'éther lui-même, dans son apparence d'immuable sérénité, est traversé de mouvements innombrables ; tous les rayonnements de lumière et de chaleur, tous les courants et tous les jets d'électricité et de magnétisme, tous les mouvements qui correspondent dans les corps aux phénomènes de la pesanteur et, dans les composés chimiques, aux phénomènes de l'affinité émeuvent   incessamment l'éther ; et appuyer le monde sur l'éther, c'est l'appuyer sur une mer de mouvements immenses et aux vagues toujours remuées. Il faut bien pourtant que les mouvements de l'univers soient les mouvements de quelque chose ; il faut bien qu'il y ait une réalité en mouvement, une substance du mouvement.

 

Je ne sais pas où il faut s'arrêter ; je ne sais pas s'il faut s'arrêter ou descendre encore.

 

Source : Au hasard des connivences

http://jlmi22.hautetfort.com

 

 

 

 

31/03/2019

Marguerite Yourcenar

 

Respect pour les hommes, respect pour leurs âmes invisibles, ou si rarement, si pathétiquement devinées ; respect pour leurs tristes corps qu’eux-mêmes ne respectent pas, se contentant de les chérir, de les torturer, ou de les nier. Respect pour les choses dont les hommes abusent avec plus d’inconscience encore, et qu’ils traitent plus mal qu’ils ne le font de leur propre cœur. Respect pour le silence, plein de pressentiments des voix futures ; respect pour le passé, qui est présent, comme dans l’écrin, la marque laissée par la bague disparue, et respect pour l’instant présent, qui ira bientôt s’ajouter au passé, attiré par l’aimantation du Temps. Respect pour les anges qui sont nos gardiens et sont peut-être nos âmes ; respect pour nos démons aussi, qui ne sont que l’ombre portée par nos anges. Respect pour Dieu, même s’il n’est pas, parce que ne pas être n’est après tout qu’une manière un peu plus noble et plus pure d’exister, et parce que nous le possédons du moins sous forme de désir et d’attente. Respect pour l’amour, que les hommes et les femmes ne respectent plus, parce qu’ils ont peur qu’on les oblige à en être dignes.  


Extrait d’un hommage à Reiner Maria Rilke, 1936

 

 

 

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28/03/2019

Noam Chomsky

 

Au XXe siècle, les théoriciens de la démocratie recommandent “de mettre la masse à sa place”, de sorte que les "hommes responsables” puissent “vivre à l’écart du piétinement et des rugissements du troupeau dérouté”, des “marginaux ignorants qui fourrent leur nez partout”, dont le “rôle” doit se limiter à “assister en spectateurs intéressés aux évènements qui se déroulent”, sans vraiment y prendre part. Périodiquement, le temps d’une élection, ils doivent soutenir l’un ou l’autre membre de la classe dominante, pour retourner ensuite à leurs affaires privées.

 

in L’An 501, la conquête continue, 1993

 

 

 

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24/03/2019

Nicolas Kurtovitch

 

Dans le ciel toutes les formes

Une à une passent et s’en vont

Le vent impitoyable remplit son office

Gardons-nous de trop aimer vivre

 

in Homme Montagne

 

 

 

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Jean-Baptiste Pedini

 

La vie est froide, alors on coupe quelques poèmes en manière de bûches.

On se réchauffe de peu.

 

in Trouver refuge 

 

 

 

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22/03/2019

Noam Chomsky

 

Ce que j’ai toujours considéré comme étant l’essence de l’anarchisme, c’est précisément cette conviction que le fardeau de la preuve doit être imposé à toute forme d’autorité, qui doit être démantelée si cette preuve de légitimité ne peut pas être faite.

 

 

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21/03/2019

Alexo Xenidis

 

Je sais
Le lac si profond que le monde gronde de joie sourde
En s’y jetant.

 

 

 

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