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28/02/2017

Lionel Mazari

 

Dans la cour, quelque poule
entonne
un chant mystique à l’œuf.

Alors l'enfant choisit,
puisqu'il fait jour,
le clan sauvage.

Voici qu’une couleuvre endormie
le remet dans le droit chemin
de l’appétit et du confort,
à l’heure où les chiens parlent
aux vaches sans respect.

L'enfant choisit,
quand le soir le pousse,
le parti domestique.

La nuit retombe et la famille fait
sa vie dans le nid de dieu,
un peu de paille sur le cœur,
l’odeur du foin dans la parole,
un incendie dans le regard,
et l’azur en cabane.

L'enfant s'accorde
pour le lendemain
la liberté de changer.

 

in l'impossible séjour

 

 

 

Albert Camus

 

Si j’avais à écrire ici un livre sur la morale, il aurait cent pages et 99 seraient blanches. Sur la dernière, j’écrirais : "Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer ".


in Carnets 1 (1937)

 

 

 

Andrée Chedid

 

Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent

Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés
Dans mon miroir
Défraîchi

Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.

 

 

27/02/2017

Eduardo Galeano

 

Tous, absolument tous, nous avons quelque chose à dire aux autres

quelque chose qui doit être célébré ou pardonné de tous.

 

 

 

 

25/02/2017

Fernando Pessoa

 

On les appelle "charnelles"

Ces personnes qui donnent tout émotionnellement

Âme, cœur, corps et esprit.

Celles qui, une fois entrées dans ta vie

Te changent entièrement

Celles qu’on écoute au-delà de la peau.

Jusqu'à l'intérieur de l’os.

 

 

 

 

 

24/02/2017

Antônio Xerxenesky

 

Un fils qui ne savait même pas boire. Ça ne pouvait pas être un homme, un vrai. Surtout dans une ville où, selon Miguel, la sobriété est déraison. 

 

in avaler du sable 

 

 

 

Maurice Blanchot

 

Ce n’est plus le sensible qui mène au sens et s’y exprime,

mais le sens qui s’efface vers le sensible et s’y égare.   

 

in La Part du Feu

 

 

 

23/02/2017

René Char

 

La vie aime la conscience qu'on a d'elle.  

 

 

22/02/2017

Delphine de Vigan

 

Peu à peu, j'apprenais à calmer ma vitesse, mon vertige, à accepter ma trop grande perméabilité, à apprivoiser cet appétit de vivre qui m'avait dévorée.


in Rien ne s'oppose à la nuit

 

 

 

Jin Ping mei

 

Il est dans la nature de l’eau de couler vers le bas.

 

 

20/02/2017

Ryônen Genso

 

Écoutez simplement avec attention le vent dans les pins et les cèdres.

 

 

Hubert Reeves

 

Il ne s'agit pas de fuir la réalité, mais de la vivre avec passion. L'éveil de la jubilation est, je crois, l'antidote le plus efficace contre l'absurde à tous les degrés. ~

in L'Heure de s'enivrer : L'univers a-t-il un sens ?  

 

 

 

19/02/2017

Walt Whitman

 

Ne vous demandez pas de quoi le monde a besoin.
Cherchez ce qui vous fait vibrer.
Parce que ce dont le monde a besoin, c'est de personnes qui vibrent avec la vie. 

 


 

18/02/2017

Akexandre Soljenitsyne

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Jean-Claude Goiri

 

ne jamais dire que tout est fini car c’est aussi faux que tout le reste, que tout ce qu’on fait, que tout ce qu’on dit, tout est clairement faux et rien n’a jamais vraiment commencé, on est toujours au milieu, en plein milieu de l’ignorance, de la grande ignorance, de celle qui n’a jamais commencé et qui ne finira jamais, celle qui vous fait passer devant un Homme à terre sans le voir parce qu’on ne l’a pas vu commencer, on ne l’a pas vu finir, on passe devant, c’est tout, parce qu’on est au milieu du regard, du regard qui est aussi faux que tout le reste, qui n’a jamais commencé, qui ne finira jamais parce que notre ignorance nous dit que cet Homme à terre est fini, alors on passe, en plein milieu, en s’occupant de tout le reste, de tout ce qui est vrai, de notre corps qui passe, de ce qu’on va bouffer, de la vérité à porter pour soi, de tout ce qu’il reste à faire pour continuer à passer les mains dans les poches, en plein milieu de cette foule de passants