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24/03/2018

Marc Tison

 

 Prends le matin nu en embrassade. Tu l’effleures et tu lui souffles des siroccos. Ta bouche pleine du sucre des figues fraîches de l’aube.

 

Fais l’amour, alors fais l’amour comme se maquillent les rêves. Dans tes yeux explosent des couleurs, des rouges mélangées de jaunes et d’ailleurs.

 

 in Des abribus pour l’exode

 

 

 

13:25 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2018

Paul Cosquer

 

Qu’est-ce que la vague qui ne fait que aller ?

 

in Nous, les poètes

 

 

 

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21/03/2018

Lionel Mazari

 

Sous les cimes, l’horizon brûle sa partition

encore verte de feuilles lentes.

Il y a des pages bruyantes d’oiseaux dans l’air grenat,

Et des fruits immobiles sous le ciel presque mauve

 

in Dehors s’enlise dans nos plaies

 

 

 

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20/03/2018

Sandrine Davin

 

Des vibrations me parcourent l’échine la rendent frémissante

finissent à mes dents pulsantes de sang

 

in Hazard Zone #4

 

 

 

 

09:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2018

Marc Tison

 

L’alcool me flambe toujours au crépuscule

pour saluer les jours brûlés à l’ennui.

Je ne suis pas si fragile

 

in Des abribus pour l’exode

 

 

 

 

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18/03/2018

Fabrice Marzuolo

 

et pourquoi pas à côté de ci-git l'inconnu

le paysage du soldat Marlboro

abattu par le tabac

et parti en fumée chez les indiens

 

 

extrait d'Une fois de plus dans les cimetières

in Traction Brabant 77

 

 

 

 

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16/03/2018

Paul Cosquer

 

J’ai une préférence pour les êtres doués de naufrage,

Non soustraits à la tentation de respirer plus fort.

 

in Nous, les poètes

 

 

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Isabelle Le Gouic

 

La gare était invisible, la salle des pas perdus se remplissait de mes doutes feutrés, l’horloge faisait des tic tac, trois par trois puis se taisait. Tic tac trois fois et je me regardais et tombais dans mon ombre. Un deux trois, soleil ! Le soleil luit, lui, quand moi je sombre, sombre. Les rayons dénombrent mes avatars. Il est trop tard.

J’ai raté le train qui ne m’attendait pas, alors ma solitude en a pris un autre. Les passagers étaient dans ma tête et ma tête voyageait.
 

 

 

 

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Bruno Toméra

 

Je prends la lettre de licenciement
Et lui essuie le nez et lui dis
Mouche toi et crache là-dedans
C’est tout ce que ça vaut.

 

 

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13/03/2018

E.M. Cioran

 

Ce qu'on écrit ne donne qu'une image incomplète de ce qu'on est, pour la raison que les mots ne surgissent que lorsqu'on est au plus haut ou au plus bas de soi-même.

 

 

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Stig Dagerman

 

Je ne possède pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le poisson dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel. Tout ce que je possède est un duel, et ce duel se livre à chaque minute de ma vie entre les fausses consolations, qui ne font qu’accroître mon impuissance et rendre plus profond mon désespoir, et les vraies, qui me mènent vers une libération temporaire. Je devrais peut-être dire : la vraie car, à la vérité, il n’existe pour moi qu’une seule consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l’intérieur de ses limites.

in Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (1952)

 

 

 

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10/03/2018

Marc Tison

 

On ne va plus dans les étoiles. Les fusées sont dépiécées. La tête en feu de joie c’était pourtant bien là, claquant le réel à l’enchantement du voyage.

 

Il y a si peu de temps. Il y a si peu de soi.

 

in Des abribus pour l’exode

 

 

 

 

 

 

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23/02/2018

Corinne Pluchart

 

- et de s’écorcher les genoux

sur la ténacité des pierres.

 

 in Fragments

 

 

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22/02/2018

Friedrich Nietzsche

 

Le Christianisme donna du poison à Éros : il n’en mourut pas, mais dégénéra en vice.

 

in Par delà le bien et le mal

 

 

20:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Michel Tournier

 

Il y a un signe infaillible auquel on reconnaît qu'on aime quelqu'un d'amour, c'est quand son visage vous inspire plus de désir physique qu'aucune autre partie de son corps.

 

 

19:44 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)