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13/05/2014

Charles Baudelaire

 

Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme

en lui donnant plus qu'il n'espère. 

 

in Le spleen de Paris

 

 

 

Jean-Sébastien Lemey

 

  

Malbrought s’en va t-en guerre

pendant que Dame Malbroutée se fait sauter en paix

 

 

11/05/2014

Daniel Daligand

 

L’illusion a existé de tous temps en minorité,

mais ce siècle elle est en majorité.

Nous respirons la violence des pouvoirs par tous les pores.

 

 

 

 

09/05/2014

Jean de La Fontaine

 

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ?

- Pas toujours, mais qu'importe ?

- Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encore.

 

in Le Loup et le Chien

 

 

Jose de Castro

 

La moitié des brésiliens ne dorment pas parce qu’ils ont faim. L’autre moitié ne dort pas non plus, parce qu’elle a peur de ceux qui ont faim

 

 

 

 

André Bassiteau

 

Et qu’est la mouche, dites-voir, sinon l’image inversée de l’ange

 

 

 

07/05/2014

Charles Baudelaire

 

…de ces grands yeux si fervents et si tendres

 de cette bouche où mon cœur se noya

 

 

Michel Camus

 

N'est-il pas extraordinaire que l'homme ait acquis le pouvoir technique d'extraire, de la potentialité du vide, des particules élémentaires que l'on ne trouve pas dans la nature, sinon à l'état de pure virtualité, mais que l'homme fait apparaître dans ce grand chaudron de sorcier qu'on appelle l'accélérateur des particules. Or, l'homme est inséparable de la Grande Nature, de la Mater Tenebrarum. Mater ayant la même racine trilittère que materia , matière. Peut-être la Grande Nature se sert-elle de l'homme pour actualiser des potentialités qu'elle contient et qu'elle ne peut exprimer d'elle-même sans l'instrument humain qu'elle a mis douze à quinze milliards d'années à forger.

 

in Transpoétique. La main cachée entre poésie et science

 

 

 

Paul Lafargue

 

Le prolétariat s’est laissé pervertir par le dogme du travail

 

 

 

 

Jean Anouilh

 

le bonheur est un exercice solitaire. 

 

in La répétition

 

 

 

Franklin D. Roosevelt

 

En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi.

 

 

 

 

George Orwell

 

Clichés, métaphores usées jusqu'à la corde, paresse d'écriture, sont des manifestations du délabrement de la langue. Il en résulte que l'esprit s'engourdit, et que la langue, comparable à la musique de fond d'un supermarché, amollit le cerveau et l'amène en douceur à l'acceptation passive d'idées et de sentiments qu'il n'a pas acceptés. 

 

in La Politique et la Langue anglaise

 

 

05/05/2014

Henri-François Guitard

 

Et je voudrais surtout que tout soit si fou

Que je ne puisse plus penser, ni pleurer 

Par peine ou par goût.

 

 

Aloysius Bertrand

 

Et moi, il me semblait - tant la fièvre est incohérente ! – que la lune grimant sa face, me tirait la langue comme un pendu !

 

 

Macha Makeieff

Le chariot de supermarché, c’est beaucoup plus violent, obscène; vous y étalez une partie de votre organisation vitale, au vu de tous, et, de son côté, il constitue l’élément mobile et grillagé d’un système de surveillance, voire de suspicion (…). On y mélange tout, comme dans une poubelle, d’ailleurs c’est une antichambre de poubelle, tout sera jeté. (…) J’ai toujours eu une attirance étrange pour les objets: l’envie à la fois de les posséder et de m’en débarrasser. Ils provoquent en moi une relation très violente à la réalité. Ils sont comme une quintessence du réel. Quand on essaie d’échapper au quotidien, les objets vous rattrapent, immanquablement, implacablement. Ils vous ramènent à cela même que vous essayez de fuir. Le Caddie est un exemple type de cette mécanique implacable du réel: dans un supermarché, vous pouvez jouer d’élégance et de distance autant que vous voulez, il vous tient comme un élastique. 

 

in "Les objets du siècle: le chariot", Libération, 20 mars 1999