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10/04/2016

Lamartine

 

On n'a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains.

On a un cœur ou on n'en a pas.

 

 

21:33 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Anaïs Nin

 

Je suis une exaltée qui ne comprend la vie que lyriquement, musicalement avec des sentiments beaucoup plus forts que la raison. J’ai une telle soif de merveilleux, et seul le merveilleux a de la puissance sur moi. Le reste, quand je ne peux plus le transfigurer en merveilleux, je le laisse. La réalité ne m’en impose pas. Je ne crois qu’à l’ivresse, qu’à l’extase, et quand la vie ordinaire m’entrave, je m’en échappe par un moyen ou par un autre. Plus de murs.

 

 

 

21:27 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

07/04/2016

Saïd Mohamed

 

Je n’ai pas fui ces montagnes.

Mais comment revenir sans bagage vaniteux

Dans le territoire de l’enfance qui vacille ?

 

in L'éponge des mots

 

 

 

20:19 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

06/04/2016

Saïd Mohamed

 

la rue rouillée par la mer

 

in L'éponge des mots

 

 

 

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Vera Feyder

 

je garde d’un narval la longue dent

sorcière et je monte sur boucle

l’anneau blanc des atolls

à mes doigts coraliers

 

Pour moi tout est dérive

 

in Corps seul amer

 

 

 

 

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Anaïs NIn

 

Solitude. Je recherche cette division en moi. Je recherche cette tension et ces multiples directions dans ma vie. C’est là l’expression véritable de mon moi. Lorsque je marche seule pendant des heures, je m’accepte telle que je suis. Je ne m’interdis rien et ne laisse pas les autres m’interdire quoi que ce soit. Obéissance au mystère que le journal s’emploie seulement à décrire et non pas à expliquer. 

 

 

 

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Héloïse Combes

 

Voici mes dessous blancs,

Symboles de ma mue.

Je n’en ai plus besoin,

Maintenant je vais nue.

Je vais par les forêts

De charmes et châtaigniers,

Je fuis par les clairières,

Je fraie par les rivières

Pour tenter d’apaiser

Le phosphore à mon front,

Pour chérir et cacher

Le tendre et rude affront.

Non, je ne suis plus femme

Et pourtant je suis Vive.

Tu as tué la femme…

À présent je suis Vouivre !

 

18 août 2012

 

 

 

 

 

 

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05/04/2016

Kate Braverman

 

Nous sommes coupées en deux, songe-t-elle, nous sommes distendues, nous sommes magnifiées. Nous nous asseyons au creux de fontaines d’où l’eau jaillit par trop d’orifices. Nous posons la machine à écrire à même le sol, sous la table de la salle à manger, et vivons là. En sécurité avec le bois au-dessus de nos têtes. Nous restons assises là onze jours et onze nuits de rang, à nous perforer les veines des bras et des jambes. Nous écrivons des poèmes, à l’encre de sang. Nous nous croyons alors justifiées. Nos bras sont infectés. Nous savons bien n’être pas tout à fait à l’image de Dieu. Nous, profusions de trous. Notre genre est monumental. N’est-ce pas d’ailleurs ce que notre sculpture nous raconte ? Nous sommes l’appétit dépourvu de crâne. Nous sommes amputées. Nous enfantons sans maris. Nous donnons naissance à nos bébés dans la solitude absolue, comme une espèce de renégats. Nous n’avons ni tribus ni totems. Aucun rituel de consolation. Lorsque nous naissons ou mourrons, personne n’allume de cierge. Plus personne ne se souvient des litanies, des formules pour invoquer et divertir les dieux. Nous vivons seules. Célibataires durant des décennies. Larguées sur Terre puis désertées. Peut-être sommes nous une mélopée ? Quelqu’un nous a écoutées choir. Peut-être sommes-nous une forme de pluie avilie ? 

 

in Bleu éperdument

 

 

 

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04/04/2016

Anaïs Nin

 

Equilibre ? Un rêve impossible pour moi, padre amor. Parce que je suis née sous le signe de Sainte-Thérèse et des grandes courtisanes perverses. Mysticisme de la terre ou du ciel, mais des extrêmes. 

 

 

22:55 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Red Cloud - Chef Sioux Oglala

 

…Je suis pauvre et nu, mais je suis le chef de la nation. Nous ne voulons pas de richesse mais nous tenons à instruire correctement nos enfants. Les richesses ne nous serviraient à rien. Nous ne pourrions pas les emporter avec nous dans l’autre monde. Nous ne voulons pas de richesses. Nous voulons la paix et l’amour.

 

 

 

12:23 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jacques Prévert.

 

Il y a sur cette terre des gens qui s'entretuent ; c'est pas gai, je sais.

Il y a aussi des gens qui s'entrevivent. J'irai les rejoindre.

 

 

 

12:01 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Pierre Véry

 

Il arrive que des fantômes d'enfants laissent avec confiance leur main

dans la main de l'adulte qu'ils sont devenus. On appelle cela une grâce.

 

 Les Anciens de Saint-Loup (1944)

 

01:15 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

29/03/2016

Alain-Jean Macé

 

A l’abri du vent

Sur les sablières

Des moineaux couvant

Religieusement

 

in Fi d’ailes (Pages insulaires 26)

 

 

14:26 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Shizue Ogawa

 

Jetez-y les os des vieux

Qui ont des trous

Jetez-y les os transparents des enfants,

Jetez-les vers le berceau des chants

Au fond de la mer, où ils sont nés

Pour tenter de bloquer les vagues

Qui ne cessent de s’agiter.

 

traduit par Michèle Duclos depuis la version anglaise

In Traversée n°68, mai 2013

 

 

 

14:22 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Saïd Mohamed

 

J’aime les mots qui rabotent la peau.

 

in Souffles

 

 

 

09:31 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)