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25/05/2016

Eiríkur Örn Norddahl

 

Ceux qui ont vécu savent que l’ombre n’est là que pour un temps ; le matin apporte avec lui sa lumière. 

 

in Illska

 

 

 

23:33 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Pierre Minet

 

 Et la tête s'incline,  

Et les membres s'excluent.

Sommeil

Et je suis seul

-  Comme un oiseau -  

Au bord d'un linceul

- Avec un trou dans le carreau.

 

 

23:17 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Olivier Gay

 

Il y a deux jours, j’ai renoncé à descendre chercher le pain ; l’ascenseur pue la pisse.

C’est peut-être pour ça que les gens se jettent par-dessus les rambardes…

De toute façon, l’escalier est une torture, il n’y a plus de rampe et plus d’humanité.

C’est ici que les gamins déchirent leurs cahiers et que les semelles glissent sur des seringues.

 

 

22:26 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (2)

Pierre Anselmet

 

C’est moi ton air dément, ton noyau psychotique, ton royaume exotique

 

in La grande tueuse

in Traction Brabant 65

 

 

 

22:26 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Louis Calaferte


 Temps mort

Caillou rouge
 un bouillon
 une écume
 une averse
 II tangue des minuits bleus comme
 des matrices
 un envol
 un froid sourd

Quelle liesse en vous
 Que vous fûtes cruelles
 roses des lents jardins
 mes gifles
 mes canons
 mes orgasmes
 mes crânes
 Latentes tragédiennes
 mes louves
 mes crépons
 mes ongles
 mes encens
 J'ai bu J'ai bu
 Je bois
 ces laitances de mort
 Je m'ivre à vos maigreurs
 sereines cantatrices
 mes couvents
 mes fourrures
 mes folles
 mes courroux
 Roses
 harpons de chair
 mes pépites de soie
 Une fugue
 Un fracas

La longue nuit de gel se brise sur ma tempe
 On s'y perdait partout...

Que vous fûtes lascives
 outrages à midi
 mes dragons
 mes drapeaux
 mes vierges
 mes indiennes

Voici, la vague vient
 la vague de si loin venue

À plus tard ou jamais mes enfances déçues



 in Rag-Time, suivi de Londoniennes et de Poèmes ébouillantés

 

 

 

11:29 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

Julie Bonnie

 

Avec le temps, j’ai appris à montrer beaucoup plus que mon corps. J’ai exposé mes blessures, exhibé mes émotions. J’ai dévêtu mon corps puis déshabillé mon âme.

 

 in Chambre 2

 

 

 

11:22 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2016

Hee-Kyung Eun

 

la moitié des pommes étaient gâtées. En les triant, elle s’était aperçue qu’elles aussi pourrissaient à partir du point de contact avec d’autres fruits : c’était comparable à ce qui se passe entre les êtres humains 

 

in La voleuse de fraises

 

 

09:07 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

23/05/2016

Jean-Christophe Belleveaux

 

j’aligne les mots les signes

les hameçons

Qui ne pêchent rien

j’aligne

 

in Démolition

 

 

 

22:33 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Pierre Reverdy

 

Je ne suis nulle part

Excepté le néant  

Mais je porte caché au plus haut des entrailles  

A la place où la foudre a frappé trop souvent  

Un cœur où chaque mot a laissé son entaille  

Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement.

 

in La Liberté des mers

 

 

 

22:33 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Henri Droguet



 C’est un soir un autre
 le cri comme de l’or
 des ruelles à flaques
 le ciel feuillu pierraille
 l’étoile buissonnière
 les vaisseaux vagues blancs
 le vent inévitable
 il pioche aveugle il pioche
 il défouit défouit
 il ricoche écorche
 fouette fou les lampes
 il grouille aux lessives
 le vent c’est
 du vent
 un chien mâchonne
 soudain la lumière s’enflamme aux placards
 vers la mer furieusement sobre
 vieille boutique herseuse
 berceuse cambuse
 un vierge athlète a pissé bleu
 sur le roc à gaillet
 les noirs cressons
 le dernier corbeau grince
 il a plu sur les bêches
 et la lande où j’étais
 assez couru assez
 où la douceur le gîte
 où l’hivernage
 l’innocence désormais ?

(21 octobre 1995)

in Noir sur blanc

 

 

 

11:21 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Lionel Mazari

 

Ce visage qui vous sourit tristement mais avec douceur et tendresse de l'autre côté de la réalité. Là où l'amitié et l'amour existent pour de vrai. Avec des mots qui, quand on les prononce, ont ce pouvoir magique comme les fées, de faire exister ce dont on parle: le bal, la danse, et les habits de fête pour tous ceux qui veulent qu'on les laisse libres. Sans ces cache-misère que sont toutes les bonnes raisons d'être dur et sévère. Sans le silence des reproches. Sans les accusations criardes. Sans les coups qu'on inflige aux autres quand on a peur de souffrir.

 

in l'impossible séjour

 

 

01:23 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

22/05/2016

Julien Torma

 

la poésie est une idée X

 

 

18:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Viktor Pelevine

 

« Je me demande bien Tchoubaïka, pourquoi on traite la bourgeoisie libérale de libérale. Elle est porteuse d’une idéologie totalitaire extrême. Si on l’y regarde de près, tout son libéralisme se réduit à la permission donnée aux travailleurs de s’enculer à volonté pendant leurs heures de repos. » et Tchoubaïka répondait : « Excusez-moi Zouzia, mais c’est un grand pas en avant si on compare avec le régime qui percevait même cette activité comme sa prérogative.»

in Les nombres

 

 

 

13:40 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Fiston Mwanza Mujila

 

Au commencement était la pierre et la pierre provoqua la possession et la possession la ruée, et dans la ruée débarquèrent des hommes aux multiples visages qui construisirent dans le roc des chemins de fer, fabriquèrent une vie de vin de palme, inventèrent un système, entre mines et marchandises.

 

in Tram 83

 

 

 

13:36 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Perrine Le Querrec

 

Comment perdre ses chaussures, sa raison, son assise et son apparence, comment se délacer, s’égarer, se soustraire aux codes de R., nation d’ordre, de discipline où le premier pas de l’enfant est calculé à la courbe du rendement de R. ?

 

in pieds nus dans R.

 

 

 

13:29 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)