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21/05/2016

Joshin Luce Bachoux

 

« Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? » Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne. J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du cœur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel. « Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ? » J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence. J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du cœur est un nuage, et nuage aussi le plaisir; j’apprends à passer sans laisser de traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser. « Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? » Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts et à écouter avec les yeux. J’apprends qu’il faut aimer, que le bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent dans nos yeux et leurs cœurs dans nos cœurs. J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le cœur est tranquille. Que la route est sans fin, et pourtant toujours exactement là. « Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ? » J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille ! 

 

in J'apprends

 

 

 

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Roger Gilbert-Lecomte

 

Tu crains le Silence ?
 - Entends dans la nuit
 Le chœur des étoiles.


 in La Tête couronnée et autres poèmes

 

 

 

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20/05/2016

Nida Fazli

 

 Resserre ton monde et regarde comme il s’étend

Un œil plein de ciel, un monde dans tes bras 

 

 

 

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James Noël

 

 

je rends les armes

et vous recommande

une seule bombe sous le manteau

le mot d’amour

 

in Le pyromane adolescent suivi de Le sang visible du vitrier

 

 

 

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Sébastien Joanniez

 

Je n’aime pas Sophie, moi, mais c’est la seule qui m’aime, la seule à m’apprendre le nombril et le trou des fesses.  

Elle se jette sur moi pendant la récréation et elle veut jouer à l’amour. 

  

in Vampires, cartable et poésie

 

 

 

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Proverbe camérounais

 

Si tu regardes une image très laide, vérifies que ce ne soit pas ton reflet.  

 

 

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Pavan K. Varma

 

Il n’y a qu’aux êtres condamnés qu’est donnée la lucidité de voir à quel point ce qui leur avait paru important n’est que foutaise.

 

in Les Falaises de Wangsisina

 

 

 

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Amir Khusro

 

Ô Khusro, la rivière de l’amour suit sa propre loi

Ceux qui l’ont traversée s’y sont noyés à coup sûr

Ceux qui s’y sont noyés l’ont traversée

 

 

 

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18/05/2016

G.K. Chesterton

 

Les contes de fées sont les seules institutions démocratiques

 

 

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17/05/2016

Anaïs Nin

 

Et à l’intérieur de cette femme, il y avait toujours une enfant sans père, une enfant qui n’était pas morte quand elle aurait dû mourir et il y aurait toujours le fantôme de la petite fille qui pleurait à l’intérieur, qui pleurait la perte d’un père. 

 

 

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Tomas Tranströmer



 En mars –79

Las de tous ceux qui viennent avec des mots
 Des mots, mais pas de langage,
 Je partis pour l'île recouverte de neige.
 L'indomptable n'a pas de mots !
 Ses pages blanches s'étalent dans tous les sens.
 Je tombe sur les traces de pas d'un cerf dans la neige
 Pas des mots, mais un langage.

in Baltiques, 1983 / traduction Jacques Outin

 

 

 

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16/05/2016

Kate Braverman

 

Figée sur place. Immobile. L’impression d’être plantée là depuis des années. Il ne te vient même pas à l’idée que tu peux remuer. Il ne te vient même pas à l’idée que tu peux enfreindre les règles. Le monde est un tissu de sortilèges et de vérités absolues.

 

in Bleu éperdument

 

 

 

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Pierre Anselmet

 

Je n’ai rien à voir avec un nom, un sexe, une identité, je suis une chose et je ne peux survivre que dans les os, tout contre l’essence, à la racine même des mots de la fin, des ressentes lumières et de la toute dernière pluie.

 
in La grande tueuse

in Traction Brabant 65

 

 

 

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15/05/2016

Proverbe algérien

 

Le temps est une lime qui travaille sans bruit

 

 

 

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Proverbe burkinabe

 

Le poisson a confiance en l'eau et c'est dans l'eau qu'il est cuisiné

 

 

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