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09/06/2022

Auteur inconnu - Angleterre - 1857

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Peter Miller - Les vendangeuses - France - 1957

Peter Miller, Wine Harvest Girls, France, 1957.jpg

 

 

 

 

Cabaret n°42

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Si vous souhaitez vous procurer le numéro 42 de la revue Cabaret, qui est vendu au prix de 3 €, rendez-vous sur son site : http://www.revuecabaret.com/
 
 
 

08/06/2022

Albarràn Cabrera

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Mari Boine - Eagle brother

 

 

14:26 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Harald Albrigtsen - Baleines à bosse sous des aurores boréales en Norvège

 

 

Vija Celmins - Sea Drawing with Whale, graphite on paper, ca. 1969

Vija Celmins, Sea Drawing with Whale, graphite on paper, ca. 1969.jpg

 

Emmène-moi voir les aurores boréales, écouter le chant pur des étoiles et des baleines. Emmène-moi là où tu m’aimeras si fort et si vrai que je pourrais tracer du bout des doigts le contour de nos souffles sur le tableau noir de la nuit originelle. Nous baignerons nos âmes dans une vapeur de résine et les mettront à sécher au soleil de minuit. Puis dans une chambre de glace bleue translucide, nos corps se métamorphoseront en bêtes chaudes et suantes enlacées dans une même flamme.

 

in Partie pour rester

 

 

06/06/2022

Victorien Neiro

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Il faut tenir bon, s’accrocher à la barre, museler le mental, l’attacher au mât… Il faut tenir bon, océan, désert, jungle étouffante, être les héros de nos tragi-comédies, les aventuriers du néant quotidien, les chevaliers du rêve, les ninjas de nos emmerdes banales et ridicules, naufragés de la méduse en plastique, recalés de la Grande Parade. Il nous faut tenir et surtout, rester bons.

 

in Le livre des sensations

 

 

 

La Nef - Michel Bordeleau - Le Navire de Bayonne ·

 

 

20:07 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

William Trost Richards

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mer intime

 

les oreilles

sont des coquillages

bouchez-les

vous entendrez

la mer intérieure

 

in Petit livre des illuminations simples

 

 

05/06/2022

Erik Johansson

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Warsan Shire

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Personne ne quitte sa maison

À moins d’habiter dans la gueule d’un requin.

Tu ne t’enfuis vers la frontière

Que lorsque toute la ville s’enfuit comme toi.

Tes voisins courent plus vite que toi

Le goût du sang dans la gorge.

Celui qui t’a embrassé à perdre haleine

Derrière la vieille ferronnerie

Traine un fusil plus grand que lui.

Tu ne quittes ta maison

Que quand ta maison ne te permet plus de rester.

Personne ne quitte sa maison

À moins que sa maison ne le chasse

Le feu sous les pieds

Le sang qui bouillonne dans le ventre.

Tu n’y avais jamais pensé

Jusqu’à sentir les menaces brûlantes de la lame

Contre ton cou.

Et même alors tu conservais l’hymne national

À portée de souffle

Ce n’est que quand tu as déchiré ton passeport

Dans les toilettes d’un aéroport

En t’étranglant à chaque bouchée de papier

Que tu as su que tu ne reviendrais plus.

Il faut que tu comprennes,

Que personne ne pousse ses enfants dans un bateau

A moins que la mer te semble plus sûre que la terre.

Personne ne brûle ses paumes

Suspendu à un train

Accroché sous un wagon

Personne ne passe des jours et des nuits dans le ventre d’un camion

Avec rien à bouffer que du papier journal

À moins que chaque kilomètre parcouru

Compte plus qu’un simple voyage.

Personne ne rampe sous des barrières

Personne ne veut être battu

Ni recevoir de la pitié.

Personne ne choisit les camps de réfugiés

Ni les fouilles à nu

Qui laissent ton corps brisé

Ni la prison

Mais la prison est plus sûre

Qu’une ville en feu

Et un seul garde

Dans la nuit

C’est mieux que tout un camion

De types qui ressemblent à ton père.

Personne ne peut le supporter

Personne ne peut digérer ça

Aucune peau n’est assez tannée pour ça.

Alors tous les :

« À la porte les réfugiés noirs

Sales immigrants

Demandeurs d’asile

Qui sucent le sang de notre pays,

Nègres mendiants

Qui sentent le bizarre

Et le sauvage,

Ils ont foutu la merde dans leur propre pays

Et maintenant ils veulent

Foutre en l’air le nôtre »

Tous ces mots-là

Ces regards haineux

Ils nous glissent dessus

Parce que leurs coups

Sont beaucoup plus doux

Que de se faire arracher un membre.

Ou les mots sont plus tendres

Que quatorze types entre tes jambes.

Et les insultes sont plus faciles

À avaler

Que les gravats

Que les morceaux d’os

Que ton corps d’enfant

Mis en pièces.

Je veux rentrer à la maison

Mais ma maison est la gueule d’un requin

Ma maison est le canon d’un fusil.

Et personne ne voudrait quitter sa maison

À moins d’en être chassé jusqu’au rivage

À moins que ta propre maison te dise :

Cours plus vite

Laisse tes vêtements derrière toi

Rampe dans le désert

Patauge dans les océans

Noie-toi

Sauve-toi

Meurs de faim

Mendie

Oublie ta fierté

Ta survie importe plus que tout.

Personne ne quitte sa maison

A moins que ta maison ne chuchote grassement à ton oreille :

Pars

Fuis-moi.

Je ne sais pas ce que je suis devenue

Mais je sais que n’importe où

Vaut mieux qu’ici

 

 Traduction  le Boojum

 

 

04/06/2022

Vaya con Dios - Puerto Rico

 

 

 

18:42 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Sonja Braas

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Andreea Dumuta

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