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30/01/2018

Layton Alton Huffman - Pretty Nose (à droite) - Fort Keogh, Montana - 1878

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La vengeance des mères de Jim Fergus

 

traduit de l’anglais (Usa) par Jean-Luc Piningre

Cherche-Midi, 22 septembre 2016

 

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464 pages, 22 €.

 

 

La Vengeance des mères est sortie en 2016, la suite, seize ans après, de Mille femmes blanches, paru également aux éditions Cherche-Midi, un best-seller qui racontait l'incroyable échange proposé en 1875 par le chef cheyenne, Little Wolf : mille chevaux contre mille femmes blanches pour sceller la paix entre les deux peuples. L'échange est accepté par le président Grant, mais en dépit de cet accord, l'armée américaine ne tarde pas à massacrer la tribu cheyenne, seules quelques femmes blanches échappent au carnage.

Dans La Vengeance des mères, elles sont rejointes par d'autres recrues de ce programme mille femmes blanches qui entre temps n'existe plus, voire est même censé n'avoir jamais existé. Nous les découvrons au travers de plusieurs journaux intimes : celui de Molly McGill, qui était emprisonnée à Sing Sing après avoir tué un mari violent et alcoolique qui venait de battre à mort leur petite fille de 6 ans et celui des sœurs Kelly, deux jumelles irlandaises aux cheveux roux comme les flammes de l'enfer, quasi les seules rescapées du précédent massacre où elles ont perdu leurs bébés. Horrifiées par le comportement atroce de l'armée américaine, les rares rescapées ont définitivement tourné le dos au monde dont elles venaient et les nouvelles arrivées, prises elles aussi dans la tourmente, vont choisir de se ranger aux côtés des Cheyennes, jusqu'à prendre les armes avec les Lakota et les Arapahos, contre l'État fédéral qui après avoir une fois de plus manqué de respect aux traités et accords de paix*, s'est engagé dans l’extermination radicale des tribus encore libres des Black Hills, ceci avec l'aide d'éclaireurs Crows et Shoshones, tribus traditionnellement ennemies des Cheyennes.

Ces femmes guerrières ont existé, des "blanches" alliées à des indiennes, comme Pretty Nose, que l'on voit en photo sur la couverture, un portrait de Layton Alton Huffman qui date de 1878.

Dans cette version romanesque de ces faits bien réels, les journaux des sœurs Kelly et de Molly Mc Gill couvrent la période du 9 mars au 25 juin 1876, la bataille en question est celle de Rosebud Creek dans le Comté de Big Horn qui s'est déroulée le 17 juin 1876 avec des guerriers menés par Crazy Horse.

Dans ces journaux, il sera question entre autre d’une aristocrate mais non conformiste anglaise, Lady Hall qui a suivi les traces de sa bien-aimée, de Lulu la française, d'Astrid la Norvégienne, de Maria la Mexicaine, d’Euphemia la "Black White Woman" et de bien d'autres femmes toutes plus braves les unes que les autres, blessées et parfois terriblement par la vie. Les unes espérant pouvoir tout oublier, tentent une nouvelle vie auprès des Indiens et qui cherchant la paix d’une vie simple et paisible trouvent la guerre et les autres qui ne peuvent rien oublier sont déjà en guerre, assoiffées de vengeance.

Comme dans le volume précédent, La Vengeance des mères est un chant d'amour à la culture indienne et à la liberté. L'auteur, ami de Jim Harrison, sillonnait l'Ouest des États-Unis avec son père durant toute son enfance, ce qu'il a vu de la condition de ce peuple l'avait profondément marqué et il n'a cessé depuis de se passionner pour lui, partageant son profond amour des grands espaces et le respect de la nature.

 

 

* "Depuis 1778, 371 traités avaient été signés avec les Indiens, la Loi d'"Indian Appropriation Act" adoptée par le Congrès le 3 mars 1871 permet de rompre avec l'ancienne politique des traités avec les tribus indiennes qui était pratiquée depuis la période coloniale. la Loi ne reconnait plus les nations indiennes indépendantes mais seulement les individus. En adoptant l'"Indian Appropriations Act", le Congrès met fin à cent ans de traités avec les tribus et lui permet d'affirmer son emprise sur les Indiens. Cette loi modificative réaffirmait toutefois la validité de tous les traités conclus avant le 3 mars 1871 avec les différentes tribus indiennes. Mais les règlements et dispositions adoptés après 1871 vidèrent de leur substance les traités, qui furent interprétés par les Américains dans un sens qui leur était favorable."

Source : http://medarus.org/NM/NMTextes/nm_06_02_indianwars_7.htm

 

0d72627b5b313435313932303432393831393434.jpgJim Fergus est né à Chicago d’une mère française et d’un père américain. Il vit dans le Colorado. Journaliste réputé, il écrit des articles sur la gastronomie, la chasse, la pêche et la nature dans les magazines Newsweek, The Paris Review, Esquire sportmen, Outdoor Life, etc. Après son premier roman Mille femmes blanches (le cherche midi, 2000, vendu à près de 400 000 exemplaires en France), La Fille sauvage (2004), Marie Blanche (2011), Espaces sauvages (2011), Chrysis (2013) et Mon Amérique (2013).

 

 

 

 

Céramique cupisnique - Pérou - entre le XIIe et le Ve s. av. JC

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29/01/2018

Louis Fleckenstein - 1900

Louis Fleckenstein Mother Breast-feeding her Baby 1900_n.jpg

 

QUI ES-TU TOI ?

 

Qui es-tu toi

portée de vagues

qui me creusent ?

 

Qui es-tu toi

entrée sans frapper

à la porte du monde ?

 

Qui es-tu toi

pour me donner

autant de joie ?

 

Qui es-tu toi

cherchant mon sein

pour l’engloutir

et mon cœur avec ?

 

Qui es-tu toi

qui pleures, qui cries

à qui veut entendre

je vis, je vis ?

 

Qui es-tu toi

perchée au bord

 de mes sourires ?

Une fée ? Une angelette

égarée dans mes plis ?

 

Qui es-tu toi

que j’ose appeler

ma fille ?

 

Qui es-tu toi

qui a donné sens

essentiel

à ma vie ?

 

Chut !

Ne dis-rien

garde ton secret 

Laisse-moi simplement

t’aimer.

 

2003

 

 

 

 

 

Ana Casas Broda

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Jean Dieuzaide - La gitane du Sacro Monte, Grenade - 1951

Jean Dieuzaide La gitane du Sacro Monte, Grenade, 1951.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Ménard

 

Nos peaux sels soleils et sales. On pose une carte sur la table. On prononce le nom des villes. Le nom des lieux. On cherche le nom des vents. On monte un campement. Graminées. L’eau est tiède. Les lendemains ont le nom des routes. Tout s’embrase.

 

in Je suis un monstre des chemins

 

 

 

Jordi Oliver - Gypsy Soul

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El carpeta

 

 

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Karine Gonzalez

 

 

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Saintes-Maries

 

 

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Taraf de Haidouks

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lucien Clergue - Danse du mariage gitan - Saintes-Maries - 1963

Lucien Clergue-Danse-du-mariage-gitan-Stes maries 1963.jpg

 

 

 

Jordi Oliver - Gypsy soul

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Sabine Weiss - Porte de Vanves, Paris - 1952

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Jordi Oliver - Gipsy soul - San Roc

 

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ils ont eu la graisse, ils n’auront pas la peau de Jean-Baptiste Pellerin (2013)

 

 

"Ils ont eu la graisse, ils n’auront pas la peau" dresse le portrait de Raymond Gurême, un homme pour qui j’ai eu un coup de cœur dès notre première rencontre. Ce gitan de 87 ans vit dans un camping-car rempli de ses multiples vies : interné à 15 ans dans les camps avec toute sa famille, plusieurs fois évadé, résistant, père de 15 enfants, il est venu s’installer dans l’Essonne où il vieillit paisiblement, entouré de ses 300 descendants. Conscient de son âge et concerné par la situation actuelle des gens du voyages, Raymond a décidé de faire un livre sur son histoire afin que celle-ci ne se reproduise pas. C’est son éditeur qui m’a demandé de le photographier pour la 4e de couverture de son récit et c’est ainsi qu’il est rentré dans ma vie. À la lecture de son livre "Interdit aux nomades " je me suis demandé comment cet homme qui avait subi tant de cruauté d’humiliations et de privations pouvait dégager autant d'humilité, de gentillesse et d'ouverture à l’autre. J’ai eu envie de le revoir et je lui ai proposé de filmer nos rencontres. Nos tête à têtes dans sa caravane se sont transformés au fil du temps en balades dans son univers, d’une remise de médaille à un baptême.

 

 

à voir en intégralité ici : https://vimeo.com/80358019

 

 

 

 

 

 

Olga Vlasova

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David Goldblatt - White City, Jabavu - Soweto - Afrique du Sud - 1972

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