Chris Friel

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La pluie bat
le train s'en va
le temps balaie la voie
le cœur bat
le temps s'en va
la brume boit
ce qu'il reste de soi
mélancholia
l'amour coule
en pluie sur la vitre
le temps est un aller
sans retour

- et de s’écorcher les genoux
sur la ténacité des pierres.
in Fragments


Je marche.
Je dois marcher.
Le ciel a mordu. Les chiens sont lâchés.
Dans les poitrines, les cœurs s’épavent.
On offre les hirondelles aux crocs du boucher.
Partout, s’installent des cirques funèbres.
Les ébréchés se font berner par les miroirs.
Torpeur... Foutoir irrespirable.
Je dois marcher.
in Fugitive



Bords cousus
un à un par la lumière
plus bas – la mer
Sur ton front, cicatrices bleues.
in Fragments