Antonio Rodriguez Garcia

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Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit.

Quand le mental trouve à foison de la nourriture à broyer, de la bien noire, il ne s’en prive pas, à croire qu’il aime ça le goinfre ! Il en fait de la belle pâte, bien lourde, qui obstrue toute la lumière ou bien il la distille pour en tirer du venin pour le cœur. Une seule solution alors : le virer de la cuisine ! Allez, ouste, du balai ! Ouvrir grand toutes les fenêtres, fermer le gaz et laisser l’air et le silence emplir tout l’espace.
in Le livre des sensations


Nos rêves ?
Le quotidien est un laboratoire d’alchimiste.
Quand on sait ça, il suffit de se mettre au travail pour de vrai.
cg in à loupe, tout est rituel, à tire d'ailes 2020

Pluie de cœurs en torches. Moisson brûlante de coquelicots.
Je marche, je cours, je suis la sorcière parfumée d’épices.
Voyez les déluges rougissant entre mes seins d’ambre.
Je cours et je danse.
cg in Fugitive, Cardère 2014

Apprendre à tisser des toiles, à capter la rosée. Manger l’herbe neuve.
Faire de sa vie un art d’aimer. Ma solitude est hors d’usage.
Je suis humus, humaine.
Quelle est ma graine ? Ma fleur, mon arbre, mon fruit ?
Qu’est ce qui en moi n’est pas fumier mais graine ?
Comment cultiver mes jachères, me respecter ?
Je crois savoir, saisir parfois, mais le savoir ne vaut rien pour lui seul. Terre stérile.
cg, in Celle qui manque, à tire d'ailes 2019 (rééd.)


Je me souviendrai de ta fragile révolte
Je me souviendrai de ta robe de bal
Le déguisement de ta beauté démasqué déjà
Et tout entière dans la peine immense de t’être
trompée peut-être de jeunesse
Je me souviendrai du bal où tout était masqué sauf le
masque
Je me souviendrai de ta robe verte et rouge qui pleurait
dans tes yeux
Je me souviendrai du glas de la profonde misère
in De colère et de haine