Saskia Boelsums

L'eau peut devenir une obsession
la désirer
la rêver
l'appeler
par toutes nos pores
de terre
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L'eau peut devenir une obsession
la désirer
la rêver
l'appeler
par toutes nos pores
de terre

Mari Boine a composé la musique et joué un rôle solo dans Vuolgge mu mielde bassivárrái / Come with me to the sacred mountain, un court-métrage réalisé par Mona J. Hoel en 1996.
Le film est une interprétation libre du baptême forcé du peuple sami qui avait une vision chamanique du monde, qui a eu lieu dans toute la Scandinavie.
Il a été projeté dans la section Panorama du Festival international du film de Berlin en 1996.
Produit par : Freedom from fear unlimited
Film de : Mona J.Hoel
Musique, paroles et voix : Mari Boine
Un très beau film !
Alors qu’en Norvège le projet d’un barrage menace la survie des Saamis, une jeune enseignante de la communauté rejoint le mouvement de résistance. Inspiré d’événements réels, un beau film sur l’affirmation d’une identité.
Été 1979. En Norvège, Ester, une jeune enseignante saamie, cache ses origines par crainte de s’exposer aux discriminations. Un jour, son cousin Mihkkal, un militant, l’entraîne dans une manifestation contre le projet d’un barrage sur la rivière Alta, lequel inonderait un village, menaçant la survie de sa communauté. Alors que le mouvement de résistance s’organise, Ester prend conscience des enjeux de la lutte pour les droits de son peuple. Elle en vient à participer à des actes de désobéissance civile et à une grève de la faim, en plein cœur d’Oslo, devant le Parlement norvégien.
Récit d’émancipation
C’est l’histoire d'une jeune femme discrète, presque effacée, qui, en embrassant la cause de son peuple, va se révéler à elle-même. Inspiré d’événements réels, ce film multiprimé dans son pays offre une immersion dans la communauté des Saamis et met en lumière un combat inachevé, à travers l’affirmation d’une identité. Si sa mère a préféré tourner le dos à la sienne pour se fondre dans la nation norvégienne et "être tranquille", Ester entreprend de renouer les fils du passé autour de la figure de son père disparu, dont on devine, par les reliques entreposées dans une remise, l’attachement au mode de vie ancestral des siens. Territoires spoliés ou détruits sur l’autel du profit, traditions et langue moquées… : auprès de son mélancolique cousin et de ses nouveaux amis activistes, l’héroïne, incarnée tout en rage contenue par la chanteuse saamie Ella Marie Hætta Isaksen, comprend l’urgence de préserver la culture de son peuple en lutte pour ne pas disparaître. Sur fond de paysages sauvages et de forêts enneigées du nord de la Norvège, le récit délicatement mis en scène d’une émancipation.
Infusion de trois cent fleurs de pissenlits (24 h)
3 citrons bio, un morceau de gingembre,
des écorces de mandarine que j'avais fait sécher il y a longtemps
et sucre
Macération : trois semaines en bocal
+ filtré et 40 jours en bouteilles non bouchées (juste de la gaze avec un élastique)
dans un endroit frais
Filtré à nouveau et remis en bouteille aujourd'hui et au frais
Vraiment délicieux !
(à boire en compagnie de modération)



La Queste

Mysthique

Catharsis

Transe

Cirque de Pan

Frisson

Futhark

L'Apprenti

Le Destin
Oniromancie est un livre d’artiste en série limitée (sur commande uniquement), composé de 10 poèmes imprimés & 9 collages papier directement réalisés dans chaque exemplaire. Chacun d’eux est ainsi une pièce absolument unique, papier recyclé (calcaire 250 g.). Numéroté et signé.

Nous eûmes des musiques gueulantes
dégueulasses des nudités de braise aux couleurs
criardes à
Repeindre vos boucheries en rond
(...)
Ma mémoire ondule au fil de tes mots
Coupant coupé coupable exhume
Les crimes de cendres auront eu lieu
Puisqu'il le faut, chimères dévoratrices.
Alors nous les ensevelirons tous ensemble
Ces corps opaques inouïs parjures et les
Baiserons d'enfance comme par un temps de noël
Quand il pleut à veines ouvertes.
(...)
Il y avait ce noir et blanc que nous mangions sur les photographies
Que tu avais apportées. Mais moi je me taisais sous mes bavardages.
(...)
L’œil a crevé, il n'avait pas été fécondé.
(...)
La folie en taches fulgurances de lumière sous mes doigts
Qui errent et dansent dansent et errent à couper
Le souffle plus vite contre la mort qui rôde sur la toile
(...)
Ces gens morts auxquels je m'adresse qui m'attendent aux rebords des fenêtres
Ces voix qui murmurent qu'il faudrait que je saute
Dans le vide tu m’attrapes tu me tiens tu me serres tu sais
(...)
Qui peint main sans pinceau. Qui peint ?
Je ne tiens plus ensemble que par ces toiles mes miroirs
Brisés
(...)
De la grève j'ai rengueulé des rats crevés
Qui ont grimpé le long de mes cuisses comme de la pisse à rebours
(...)
La maison était en lames de rasoir je la tenais sur
mes deux poignets serrés
(...)
L’œil est sous la robe.
Ouvert.
(...)
Un corps trou, un corps rien. Sans organes, sans visage, ou alors avec tous les visages à la fois. Face à la glace, l’œil aveugle sort du reste du visage. La créature est morcelée, en vrac. Avec un cœur taillé oui, sans doute, eussé-je pu vivre. Mais je ne suis d'aucun temps, aucune géographie.
Suivi de Un amour, le bord d'un canal (Récit) et d'Immersion (Théâtre), trois parties qui se font écho, miroir, trois variantes d'un même thème, publié aux éd. du Petit Pavé en juin 2010.