Christos Bokoros - 2012

La tentation du bonheur s’éteint au petit jour, papillon de nuit,
la flamme d’une bougie…
cg in Journal 1998
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La tentation du bonheur s’éteint au petit jour, papillon de nuit,
la flamme d’une bougie…
cg in Journal 1998

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux du jour fondent en l’air.
cg in Les mots allumettes, Cardère éd. 2012

Mystérieux territoires de résonances. Franchir les frontières par inadvertance.
L’exode des certitudes maintient en éveil.
Nécessité vertigineuse de la métamorphose.
Loin devant marche le primitif éclaireur. Visionnaire, il conserve quelques braises sous ses paupières. Il ne les rendra aux hommes que lorsqu’ils cesseront de souffler sur les cendres.
La connaissance est périlleuse.
cg in Les mots allumettes, Cardère 2012

A quoi bon savoir manier les mots qui disent l’exaltation si je ne suis pas capable de l’éprouver autrement que par des moyens extrêmes, qui sont au fond toujours contre quelque chose ou quelqu'un ? Comme si j’avais toujours besoin d’aller contre et ne pouvais jamais aller avec !
Quels pantins que nous sommes, tous autant les uns que les autres ! Pantins de nos émotions, de nos peurs, de nos jugements obtus, de notre vanité, de notre fameux sentiment d’individualité. Pourtant, la vie nous a été offerte et avec ça la conscience de la vie, celle-là même qui pourrait nous permettre de découvrir les ficelles qui nous animent encore. Il ne tient qu'à nous de les couper !
Je me sens polluée : physiquement, spirituellement, mentalement et encore, c’est le mental qui s’en sort le mieux, enfin, c’est ce qu'il croit ! Tellement habile à s’abuser lui-même…
Au mur, un calendrier avec une peinture aborigène que j’aime beaucoup. Elle est vivante, tellement que c’en est étrange.
La vie, une cellule, un noyau, un soleil et l’énergie qui rayonne dans toutes les directions. Je commence à comprendre la méditation sur un symbole. Macrocosme, microcosme, ce qui est en haut est en bas… Des pantins cosmiques !
Qu'est ce que je cherche dans mes lectures ? Que me faut-il retrouver ?
La vie comme une particule qui s’éloigne à toute vitesse de la source qui l’a émise. Voilà pourquoi le passé lointain m’intéresse, le passé n’existe pas : tout à lieu ici et maintenant ! Le passé n’existe pas, le futur pas encore et le présent n’est qu'un futur passé. Le présent comme le néant, sont inconcevables pour l’esprit.
Vertige…
cg in Journal 1998

évade-moi
fragile-moi
je suis ta poupée de soie
ta convive funambule
cg in Des volcans sur la lune

Me voilà embarquée sur la mer mouvementée de mes pensées. D’étranges réminiscences me flottent autour. Des rêves ? Une sale impression ! L’envie de rabattre les draps sur ma tête, de me coller dans une bouderie fumeuse…
C’est ma vie qui me donne mal au cœur ! Elle poisse, enlisée dans l’ignorance. Je m’abrite derrière mes nombreuses faiblesses et je n’ai certes pas vaincu la peur de mourir.
Je ne sais pas pourquoi j’écris ça.
C’est inutile, mon rayonnement est négatif aujourd’hui, de la lumière noire. Je suis en manque, accro au bonheur, à l’extase !
Ce soir je me sens seule au sein de l’humanité et voilà bien un crime contre-nature !
Je ne sais pas ce que je veux mais je sais peut-être au moins ce que je ne veux pas.
La raison contre l’intuition et vice et versa, aussi parfois je reste sans bouger, immobile, espérant passer au travers du filet de mes contradictions.
Voilà que ça me fait sourire.
cg in Journal 1998

Je suis atteinte d’une bien étrange maladie dont je ne connais pas le nom, l’obsession de l’essentiel, d’un retour à l’originel. À l’acier et au béton, je préfère le bois et la terre, aux néons, je préfère les flammes.
cg in Journal 1998

moi
jetée au ciel
en attente toujours
de jaillissement
ce qui n’empêche…
j’aime à fleurir
clandestinement
m’ouvrir à des nuits étoilées de plaisir
éclater sous la brûlure d’un soleil mâle
cg in Salines, à tire d'ailes 2007

Le ciel aura beau s’obscurcir, le froid pourra m’étreindre, silence et désespoir n’auront pas raison d'elle. Elle crache du sang dans vos noirs chaudrons, elle mettra le feu à vos bûchers de glace. Elle jouera du marteau sur vos bornes de verre opaque, elle trouvera toujours la faille par où passe la lumière.
cg in Le baume, le pire et la quintessence

Langues humaines
Langue de la soif
Première
Obstinée
cg in Mystica perdita, 2009

Tu contemples les pigeons, le soleil à travers leurs ailes, la vieille fontaine… Tu pleures ? C’est tout ce que l’on gagne à éplucher des souvenirs. Te voilà piégée. Ton cœur se transforme en éponge.
cg in Sursis, à tire d'ailes 2017

corps de femme laquée
marionnettes d’ombre dragons de papier
une main se referme petites épingles
poudre blanche poudre brune
aube de soie coupée
l'encre s’égoutte
d’une fleur
cassée
cg in Pandémonium 11

Combien de philosophies à tenter encore
pour coudre un sens au revers du monde ?
cg in Philosovie

Je cherche un chez moi où je n’aurai pas besoin de chercher la solitude
pour avoir le sentiment de respirer enfin.
cg in Journal 1999

La genèse et le péché originel
Ne furent pas au commencement
Violence, mensonge et culpabilisation
Amorcèrent le règne du patriarche
Le culte de la femme devient prostitution
La femme est asservie à l’homme
Prosternation.
Babylone devient la Grande Prostituée, mais toujours naissent les fils de vierges. Immaculée Conception déclarera le pape en 1854, pour celui que l’on connaîtra pour des siècles et des siècles sous le nom de Jésus.
(...)
Les Vierges saintes officient toujours à Ephèse et Corinthe, mais elles ne sont plus divines, elles sont esclaves, ouvrant la marche pour des siècles et des siècles à la traite des femmes.
Les cultes dionysiaques troublaient l’ordre public.
Comprenez : le pouvoir des patriarches.
cg in Univers'elle