Anna & Elena Balbusso

Naître reconnaître dans les clameurs des sirènes
Les voix balbutiantes des poètes
Songes de sable
Châteaux d’écume
Nager dans leur trouble
En poissons de sang
cg in Mystica perdita
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Naître reconnaître dans les clameurs des sirènes
Les voix balbutiantes des poètes
Songes de sable
Châteaux d’écume
Nager dans leur trouble
En poissons de sang
cg in Mystica perdita

Cette vie là, c’est un NON à hurler, mais personne ne m’entend, tout s’enlise, se fond dans la soupe de cette civilisation exécrable. La soupe dans laquelle, non, je ne crache pas, mais me noie inexorablement. Pour survivre, je fais donc la planche, me confond au plancher. Ça dit bien ce que ça veut dire, une planche… Un morceau d’arbre mort aux angles droits, dans lequel ne chantera plus jamais aucun oiseau.
cg in A la loupe

Respirer. Soupirer. Jolie guitare emmènes-moi. Je suis une fugueuse, une rêveuse.
J’ai le cœur suffisamment grand pour aimer sans compter. Besoin d’une pause.
cg in Journal 2005

Hamac aux teintes d’automne, or rayonnant, trésor de houle.
Du rêve au réel, équilibre, gauche, droite, latitude.
Nous sommes tissés de force et de faiblesse, nos motifs sont uniques.
cg in Chroniques du hamac, 2008

dans un grand feu de joie à ciel ouvert, toutes les machinations du monde seraient jetées.
cg in Chroniques du hamac, 2008

C’est vrai, un rouge-gorge peut m’arracher des larmes. Une mésange au soleil. Du pain trempé, une flaque d’eau. Douce lumière du présent parfait. Le sourire intérieur s’épanche aux lèvres.
cg in Celle qui manque, Asphodèle 2011

Mais où aller ?
Je n’ai plus de force et je me sens minable, inexistante.
Un fantôme.
cg in Journal 2009


Le vent froisse les ramures, frissons de feuilles, chute des glands où dorment les rêves d’arbres futurs.
cg in Chroniques du hamac

Happée, tombée entre deux marches, en territoire insensé. Pays d’étouffoir où je tourne en rond et dans cette prison, les murs sont comme du verre. Dehors le monde, le vrai ! Et je glisse mes mains sur les parois lisses, y colle mon visage à ne plus pouvoir respirer.
cg in Sursis

Certains disent qu'elle s'est noyée, d’autres, mauvaises langues, que le bain a refroidi. Tout cela est faux. Elle est entrée en silence et y a découvert un vaste univers, nul besoin de revenir puisqu'elle n'est même pas partie. Elle est simplement entrée. Entrée en silence. Les pieds léchés par les vagues, la place immense où il ne fait jamais nuit, pas plus que jour d’ailleurs, il y fait seulement un léger, un merveilleux, un dense silence.
cg in Le baume, le pire et la quintessence

Trop agitée ! Mon esprit est un vaste bordel, ouvert aux quatre vents. Désordre et désolation ? N’importe qui y rentre comme dans un moulin… Ce qui me fait aussitôt penser à Don Quichotte…
cg in Journal 1999

Quel réveil ! Grand ciel bleu faïence et au loin les montagnes découpées, arides. Lumière mauve du matin. Nous roulons vers Madrid, cœur de l'Espagne, destination la Mancha, le fief de Don Quichotte. Paysage sec et pelé. Droit devant, l'horizon se noie dans les vapeurs jaunasses et fumeux de la capitale.
cg in Calepins voyageurs et après ?

Dans la touffeur du cœur, une quête
et l’aube dépose une nouvelle rose dans la boite d’allumettes.
cg in Les mots allumettes, Cardère 2012

Un véritable amour, qui nous donne des ailes, gonfle le cœur comme les voiles d’un bateau, prêt à prendre le large. Son absence ou son mensonge, et c’est le naufrage.
cg in A la loupe