Stallman : Stephen Stum et Jason Hallman - paper art

Ondes, particules, font rivières débordant toutes limites.
Les ombres dansent, franchissent le temps à rebours, vont et viennent détachées.
cg in Les mots allumettes (Cardère 2012)
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Ondes, particules, font rivières débordant toutes limites.
Les ombres dansent, franchissent le temps à rebours, vont et viennent détachées.
cg in Les mots allumettes (Cardère 2012)

Les hommes marchent. Cinq traits rouge vif marquent leurs pommettes saillantes. Colliers, perles d’os, flûte gravée, calebasse remplie de feuilles, graines, pierres secrètes. Les hommes marchent vers le monde des morts.
cg in Selva

Ma religion à moi, ma façon de me lier au monde est unique et son temple est à ciel ouvert, sans mur, sans dogme, elle est mouvante et changeante comme les dunes du désert.
Ma religion n'appartient à aucun courant spécifique sinon celui du vaste fleuve de l'humanité. Ma religion est du domaine du ressenti. Dans ma quête, ce que je cherchais est venu à moi et je suis déjà morte plusieurs fois comme une chamane.
Le mot "chamane" est un mot volé aux peuplades sibériennes, que l'on applique parfois à tort et à travers. Que ce mot soit à la mode prouve en tout cas une chose : l'humain n'a pas beaucoup changé depuis les balbutiements de l'espèce, il n'est pas fait pour être un forçat-consommateur.
Religion est un mot, ce dont je parle est au-delà des mots. Le profane et le sacré n'auraient jamais dû être séparés, la dualité est une illusion. Je n'existe pas... Être. Voilà tout. Peser de tout son poids sur la terre, respirer, boire, manger, chanter, danser, aimer... La poésie est naturelle à l'homme, là est sa transcendance, la poésie est rite magique, la poésie est une spirale.
Le poète est un chamane, le chamane est un poète. C'est celui qui a traversé sa peur et sa folie. C’est une initiation par le bas, par le démembrement de l’ego. C'est le fauteuil d'Idris. Celui qui ose y passer la nuit, sera retrouvé au matin soit fou, soit poète.
cg in Universelle

Les mots ne servent à rien, mais ils existent, alors autant s’en servir pour tisser des ponts ou alors apprendre à prêter vraiment attention aux messages qui passent d’une autre façon, pour guérir déjà, pour commencer.
cg in Journal 2007


Plonge, plonge, me dit le soleil. Les mots sont des clés,
tu as les clés, maintenant ouvre les portes.
cg in Journal 2009

Il y a ce qui m’a toujours fait vibrer, quelle qu'en soit la forme ou l’expression. Un grand creuset où l’on peut jeter pèle-mêle les mots, la musique, l’énergie, la confiance, le don, l’inspiration, la rage et la douleur, la plume, la pierre, l’eau, le ciel, la terre et le feu, le plaisir, l’instinct, la connaissance…
cg in Journal 1998

Je me protège, car c’est dangereux. Je me protège de l’autre et de moi-même. Le cercle me ramène à lui mais comme sur le tour, le cercle est en fait une spirale et l’infini c’est moi, l’infini c’est l’autre. Nous ne faisons que monter et il est toujours possible de recommencer, à l’infini nous sommes malléables. Matière première.
cg in Calepins voyageurs et après ?

Tout s’ouvre, palpite, frémit. Ne plus être spectateur mais participant à l’orgasme du vivant, se sentir immense et minuscule, être l’enfant feuille sous le chant de la pluie, la fleur, la pure couleur qui prend forme. À la croisée de toutes ces énergies, joie et respiration sont un seul et unique élan. Voir au-delà du voir, sentir…
cg in Le livre des sensations

Des mots brindilles
Des mots combustion lumière
Des mots étourdissants d'étoiles
cg in Ailleurs simple (Nouveaux Délits, 2012)

Écrire pour noyer le poisson…
Jeter un oiseau dans le vide, une flamme au feu.
L’honnêteté vient quand on se tait. Silence. Par quel pouvoir… ?
Et ma phrase s’arrête, trois points de suspension. Le poids du silence.
Un chant de gitane me tord les tripes.
cg in Journal 1998

Toutes les frontières sont des plaies mal cicatrisées.
cg in Fugitive, Cardère 2014

Ce sentiment d’échec et de solitude, d’impuissance aussi et pourtant je n’ai pas envie de céder à ça. Je veux avancer, je cherche la clarté. Je ne connais que trop la facilité de baisser les bras, se vautrer dans le marasme. Les blessures à l’ego ne me font pas aussi mal que le sentiment d’être à jamais condamnée à l’errance, à l’exil. Le voyageur qui n’a que la route pour maison, qui ne peut s’enraciner nulle part. La défiance que je provoque, malgré moi souvent. Ne jamais être acceptée telle que je suis dans ma totalité, avec ce besoin de me sentir parfois libre, sans que cela doive nécessairement blesser autrui ou tout remettre en cause.
cg in Journal 2007


Le temps se rétrécit à force de mettre des trucs dedans.
Quelque chose nous appelle, simple autant qu’inaccessible.
cg in A la loupe