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09/10/2015

Fabrice Marzuolo

 

Il court sous les jupes de la Tour Eiffel. Quelle santé de fer ! Paré pour vivre centenaire. Ces gens qui renient le temps, qui passent et emprisonnent leur vingt ans à coups de bistouri et d’hygiène de vie, ces gens, sans âge, quoiqu’ils fassent, ont la tête d’une cage avec leur jeunesse dedans.

 

 

 

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Pierre Bastide

 

 

Pour l’instant l’humanité se cherche :

 

Pas facile de descendre de l’homme,

 

il s’arrête jamais.

 

 

 in Petite suite sur une espèce en voie de mutation

 

 

 

 

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08/10/2015

Alain Simon

 

 

 J’ai pour mission le vent des plaines

  Et des orages

 

 in La mort est plus futée qu’une souris

 

 

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07/10/2015

Gilles Hénault

 

Nous sommes sans limites
Et l'abondance est notre mère.
Pays ceinturé d'acier
Aux grands yeux de lacs
À la bruissante barbe résineuse
Je te salue et je salue ton rire de chutes.
Pays casqué de glaces polaires
Auréolé d'aurores boréales
Et tendant aux générations futures
L'étincelante gerbe de tes feux d'uranium.
Nous lançons contre ceux qui te pillent et t'épuisent
Contre ceux qui parasitent sur ton grand corps d'humus
et de neige
Les imprécations foudroyantes
Qui naissent aux gorges des orages.

in Totems

 

 

 

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Octavio Paz

 

Dis-moi, sécheresse, pierre polie par le temps sans dent,

par la faim sans dent,

poussière mâchée par des dents qui sont siècles, par des

siècles qui sont famines,

dis-moi, jarre brisée, tombée en pousière, dis-moi,

la lumière naît-elle d’un os frotté contre un autre, d’un

homme contre un autre, d’une faim contre une autre,

jusqu’à l’étincelle, le cri, la parole,

jusqu’à ce que jaillisse enfin l’eau et que croisse l’arbre aux

grandes feuilles de turquoise ?

 

 

 in Liberté sur Paroles

 

 

 

 

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06/10/2015

Diane Meunier

 

Etoiles salvatrices

 

boussoles des égarés

 

Paroles s’envolent sur le dos

 

De l’oubli

 

 

 

 

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Diane Meunier

 

Ou alors c’est la nuit

qui s’éveille et se promène dans ma tête

et court dans ma poitrine sans un bruit

en plein jour

 

 

 

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05/10/2015

Marcelin Pleynet

 

À n'en pas douter, là où la poésie est dérisoire 

 la société est une société des amis du crime, 

 les hommes y vivent et meurent ensemble en enfer.

 

 

 

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Saïd Dib

 

La végétation seule

 

détient notre arrivée.

 

Pourriture, veux-tu inventorier

 

mes branches ?

 

 

in Tranquillement tranchant

 

 

 

 

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François Cheng

 

Consens à la brisure

C’est la que germera

Ton trop-plein de crève-cœur

Que passera un jour

A ton insu

La brise.

 

 

 

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04/10/2015

Alexandre Romanès

 

 Courir dans les champs,
sentir le vent,
ce n'était pas assez.
...Comme tous ceux
qui n'ont rien dans la tête,
moi aussi j'ai cru
qu'il fallait faire des choses.

 

 

 

21:51 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Cécile Oumhnani

 

Les oiseaux tendent au ciel les draps

 

Qu’ils ont lavé dans la rumeur des torrents

 

 

in De passages et d’envols

 

 

 

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02/10/2015

Claire Hexer

 

 

Non, je ne peux pas vous dire. Je ne sais rien. Je peux vous offrir de l’espace –un peu-, mais pas créer le vôtre. Nous sommes tous passagers, que croyez-vous ? Le Capitaine, me semble t-il, est mort depuis longtemps. Il nous reste la musique des vagues. Quelle autre évidence d’ailleurs que les battements du cœur ?

 

 

 in L’entredeux

 

 

 

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Tristan Cabral

  

 

et je prendrais le temps !

de démentir le faux sacré, les règlements, les messes,

 les clôtures, les papamobiles, les derviches tueurs,

 les fous de Dieu, la sainteté des échafauds, les catéchismes,

 les bûchers de Montségur, les leçons de Ténèbres,

 la grande peur du buisson noir des femmes et

 des cheveux défaits !

 

 

 

11:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

01/10/2015

Thomas Vinau

 

Lettre de démission la plus courte du monde

 

Monsieur,

 On peut mourir demain

 Alors j’ai pas trop le temps

 De me faire enculer

 Bien cordialement

 T.

 

 

 

19:26 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)