G.K. Chesterton
Les contes de fées sont les seules institutions démocratiques
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Les contes de fées sont les seules institutions démocratiques
Et à l’intérieur de cette femme, il y avait toujours une enfant sans père, une enfant qui n’était pas morte quand elle aurait dû mourir et il y aurait toujours le fantôme de la petite fille qui pleurait à l’intérieur, qui pleurait la perte d’un père.
En mars –79
Las de tous ceux qui viennent avec des mots
Des mots, mais pas de langage,
Je partis pour l'île recouverte de neige.
L'indomptable n'a pas de mots !
Ses pages blanches s'étalent dans tous les sens.
Je tombe sur les traces de pas d'un cerf dans la neige
Pas des mots, mais un langage.
in Baltiques, 1983 / traduction Jacques Outin
Figée sur place. Immobile. L’impression d’être plantée là depuis des années. Il ne te vient même pas à l’idée que tu peux remuer. Il ne te vient même pas à l’idée que tu peux enfreindre les règles. Le monde est un tissu de sortilèges et de vérités absolues.
in Bleu éperdument
Je n’ai rien à voir avec un nom, un sexe, une identité, je suis une chose et je ne peux survivre que dans les os, tout contre l’essence, à la racine même des mots de la fin, des ressentes lumières et de la toute dernière pluie.
in La grande tueuse
in Traction Brabant 65
Le temps est une lime qui travaille sans bruit
Le poisson a confiance en l'eau et c'est dans l'eau qu'il est cuisiné
Oser, c'est perdre pied momentanément.
Ne pas oser, c'est se perdre soi-même.
Les vrais compagnons, ce sont les arbres, les brins d'herbe, les rayons du soleil, les nuages qui courent dans le ciel crépusculaire ou matinal, la mer, les montagnes. C'est dans tout cela que coule la vie, la vraie vie, et on n'est jamais seule quand on sait la voir et la sentir.
in Journal de Voyage, Tome 1
Pour établir une relation avec autrui, il faut d'abord établir une relation avec soi-même. Si nous sommes incapables d'affronter notre propre solitude, nous ne faisons qu'utiliser les autres comme des boucliers.
in Et Nietzsche a pleuré
Pas moyen de croire en quelque chose. Ce n’est pas dramatique. Ou bien trop.
Vendre des fromages ou arroser le néant ? Et comme ils savent toujours quoi dire et comme ils sont savants et cons, cons, contents, satisfaits comme des losanges bleus au cirque d’hiver.
extrait de « je me mouille et je glisse et me trisse » Le Sphincter Bleu, 2001
in l’éclairage viendra de la nuit, plaquette, Traction-Brabant, février 2013
leurs voix est le bruit des abeilles qui remercient les fleurs
in Aller simple
J'habite la demeure du possible.
Elle a plus de portes et de fenêtres que la demeure de la raison.
Toujours et partout, un morceau de moi-même qui vogue à la dérive, déconnectée, tragiquement rebelle, comme un morceau de puzzle qui n’aurait pas sa place dans le décor.
127ème Chorus (Mexico City Blues / 2)
Nul ne connaît l’autre côté
de ma maison,
Mon coin où je suis né,
guitares poussiéreuses
De ma pauv’e p’tite rue fatiguée
où mes petits pieds
Piétinaient et cajolaient
mes sœurs tandis
Que j’attendais le coucher de
l’après-midi le cri
De maman me ramenant au
centre-dîner tendre
corde choral à linges tortillas
et haricots,
Ce Pur Pays de Miel,
de Mominou,
Où j’ai vécu il y a une
myriade de millions
D’incalculables
éons passés
Quand blanc quand joyeux
était aussi
Centre du lac lumière