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07/08/2014

Patricia Cottron-Daubigné

 

 

j’ai le goût du sang dans la bouche

et de vous qui cousez

votre nuit à mon corps.

 

in Lettres bohémiennes

 

 

03/08/2014

Serge Lardans

 

La poésie

C’est mon refuge en automne,

C’est mon bout de jardin

En été,

C’est mon coin d’atelier

En hiver.

Dédaignant toute école

Et loin de toute mode,

A mon gré,

Je bricole…

 

 

 

 

 

André Beem

 

Une collection de certitudes, épinglées comme autant de papillons défunts, et dont la contemplation, qui les réjouit, leur tient lieu de vie intérieure :

-Souffrirais-je vraiment de n’être pas leur semblable ? Sont-ce là gens à envier ?

 

in Snul

 

 

31/07/2014

Guy Goffette

 

Mais la mémoire n’est qu’une feuille d’automne qui murmure un instant dans le vent et puis se tait.

 

in Epilepsie force douze

 

 

Patricia Cottron-Daubigné

 

Vous cousez sur ma peau

Des mots

Rauques et blêmes

Ça fait des entailles partout

Je les lèche

  

 in Lettres bohémiennes

 

 

Kahil Gibran

 

Défaite, ma défaite, ma compagne audacieuse, Tu entendras mon chant, mes cris et mes silences, Et nul, à part toi, ne me parleras du battement d'ailes, Et de l'agitation des mers Et des montagnes qui brûlent dans la nuit. Et toi, seule, grimperas les chemins escarpés et rocheux de mon âme.

 

Défaite, ma défaite, mon courage immortel, Toi et moi rirons ensemble avec la tempête. Et ensemble nous creuserons des tombes pour tout ce qui meurt en nous. Et nous nous tiendrons face au soleil avec obstination Et nous serons dangereux.

 

 in Le fou

 

 

 

Laurent Fadanni

 

et aucune peur

 aucun désir

 être simplement là

 recevoir

 donner

 participer du tout et du rien

 être harmonie et chaos

 plénitude et néant

 

 

 

Kahil Gibran

 

Défaite, ma défaite, mon épée brillante et mon bouclier,
Dans tes yeux j'ai lu
Que celui qui cherche le trône se rend lui-même esclave,
Et celui qui veut être compris se ravale
Et pour scruter le fond d'un être il nous faut atteindre sa plénitude
Et tel un fruit mûr tomber et être consommé.

 

in Le Fou

 

 

30/07/2014

Guy Goffette

 

Je connais les visages parce que je les regarde à travers l’étoffe que tissent mes propres yeux, parce que je contemple la réalité qu’ils voilent.

 

in Epilepsie force douze

 

 

27/07/2014

Samuel Beckett

 

Nous naissons tous fous. Certains le demeurent.

 

 

 

25/07/2014

Kahil Gibran

 

Défaite, ma défaite, ma solitude et mon isolement,

Tu es pour moi plus chère que mille triomphes

Et plus douce pour mon cœur que toute la gloire du monde.

 

 in Le fou

 

 

 

André Beem

 

La nuit me moule

au creux de toi

mon corps t’inverse

et tu t’engouffres

 

in Larghetto

 

 

Colette Nys-Mazure

 

Je vous écris d’une nuit d’encre violette,

quand l’amitié rameute ses étoiles

 

in Lettres d’appel

 

 

 

 

Claude Ber

 

Les matins nous sautaient au visage par volée d’oiseaux. Doigts entrelacées à des herbes inventées. Cheveux noués à ces fils d’ambre qui, entre chien et loup, font à l’air comme un pelage.

 

 

 

Kahil Gibran

 

Et dans ma folie, j’ai retrouvé à la fois ma liberté et ma sécurité ; la liberté d’être seul et la sécurité de n’être pas compris ; car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière.

 

in Le Fou