Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/10/2014

Jean-Marc La Frenière

 

 

Quand l’homme rêve c’est le réel qui dort. 

 

in Parce que

 

 

11:31 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Sylviane Werner

 

Offre-moi des départs et des rades

le bât fardé de nos fourreaux m’évide

 il pleut des bordées de bruyères

 

il pleut

 

Arrime-moi tout près de Nantes

aux bleus-matins

 aux rets de rouille

 

in Désir

 

 

11:30 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Masaoka Shiki

 

Descendant du cheval
dans le vent d'automne
j'ai demandé le nom du fleuve 

 

 

11:28 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2014

Anne-Marie Schönfeld

 

Nous portons l’effroi

au plus profond

 de nous

 

Nous l’offrons en partage

à chaque nouvelle

naissance

 

 in La part de l’ombre

 

 

 

 

23:22 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Proverbe toucouleur, Sénégal

 

A la richesse appartient la graisse à oindre les testicules

 

 

 

23:07 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeremy Narby

 

La métaphore est ce qui permet de nommer les choses correctement, c'est-à-dire indirectement. C'est le langage double et entrelacé des chamanes, tsai yoshto yoshto comme disent les Yaminahua, language-twisting-twisting.

 

 

 

 

 

 

23:06 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Claude Roy

 

Résumons la chose : langes, draps, linceul. 

 

in La fleur du temps, journal 1983-1987

 

 

 

 

22:49 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Louis Savary

 

les mots réduits en fumée

dans le feu des autodafés

 ont tracé dans le ciel

un terrible poème

 

 

 

 

22:06 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2014

Yves Béal

 

Tu me donnes ta brûlure, un cœur à découdre les routines, déjouer les complots. Arrive cette heure où nos yeux, au lieu de se courber sur l’ombre, s’ouvrent, s’écarquillent, encore à dire « sans doute ».

  

Le quotidien peut bien égrener sur notre dos sa malice grinçante, nous naissons de partout, la bouche plus affamée encore.

 

 Voilà, sans corde et sans fil, ce qui nous lie, ce que nous sommes.

 

in Beaucoup plus que l’aube…

 

 

22:52 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Proverbe bahumbu, Congo

 

Pour arranger une palabre, on n’apporte pas un couteau qui tranche mais une aiguille qui coud

 

 

 

22:39 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Carlo Dossi

 

Les fous ouvrent des voies qu'empruntent ensuite les sages.

 

 

21:38 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean-Guy Angles

 

Plus d’hommes

Mais des graines antiques

Dans l’utérus des jarres

  

in Rendre au monde

 

 

21:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

29/09/2014

Revue Nouveaux Délits - édito du numéro 49

couv & résonance recadrée.jpg

Oct. nov. déc. 2014

 

 

En guise d’édito :

 

Le missionnaire européen était assis accroupi avec les Indiens Hurons en grand cercle autour d’un feu de camp. C’était une position à laquelle il n’était pas habitué, et il avait le sentiment qu’elle ne l’aiderait pas à convaincre les Indiens de partager son point de vue. Néanmoins il leur a exposé courageusement l’idée selon laquelle il n’était pas un mais deux. En l’entendant les guerriers ont éclaté de rire et ont commencé à jeter de gros bâtons et de la poussière dans le feu. Un étrange mélange de terreur et de ressentiment a alors envahi le cœur du missionnaire. Lorsque les rires ont cessé, il a poursuivi son exposé. Avec patience, il a expliqué aux sauvages que ce corps fait de chair et de sang qu’ils voyaient assis devant eux n’était qu’une coquille extérieure, et qu’en lui un corps invisible plus petit habitait, qui un jour s’envolerait pour vivre dans les cieux. Les Hurons ont gloussé de plus belle, en se faisant des signes de tête entendus tout en vidant les cendres de leurs pipes en pierre dans le feu crépitant. Le missionnaire avait le sentiment d’être profondément incompris, et était sur le point de se lever pour regagner sa tente, vexé, lorsqu’un vieil homme près de lui l’a arrêté en lui saisissant l’épaule. Il lui a expliqué que tous les guerriers et les chamans présents dans le cercle connaissaient l’existence de ces deux corps et qu’ils avaient également de petits êtres qui vivaient en eux, au cœur de leurs poitrines, et qui s’envolaient eux aussi au moment de la mort. Cette nouvelle a réjoui le missionnaire, et l’a convaincu que les Indiens étaient désormais sur le même chemin spirituel que lui. Avec un zèle renouvelé, il a demandé au vieil homme où, selon son peuple, ces petits êtres intérieurs s’en allaient. Les Hurons ont tous recommencé à rire, et le vieil homme a désigné du doigt la cime d’un énorme cèdre millénaire dont la silhouette se dressait dans la lueur du feu. Il a dit au missionnaire que ces « petits êtres » allaient au sommet de cet arbre puis descendaient dans son tronc et ses branches, où ils vivaient pour l’éternité, et que c’était pour cela qu’il ne pouvait pas l’abattre pour construire sa petite chapelle.

Sam Shepard in Chroniques des jours enfuis

 

 http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

24/09/2014

Proverbe baoule, Côte d’Ivoire

 

On ne fait pas de feu sous un arbre en fleurs

 

 

 

23:23 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

22/09/2014

Proverbe rwandais

 

La langue n’a pas d’os, mais n’en est pas moins très puissante

 

 

 

10:40 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)