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01/02/2018

Marc Tison

 

Les notes juteuses - qui touchent le corps – se sont tirées des clips maniérés. Parties continuer la fête ailleurs. (…) Nous appelons alors musiques les dérangements sonores qui habillent les cliquetis des caisses enregistreuses des supermarchés.

 

in Des abribus pour l’exode

 

 

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31/01/2018

Marc Tison

 

Les animateurs des émissions d’actualité et de divertissement des chaines de télévision ont des trous dans leurs mots. A travers passent d’immenses tristesses de rien. Alors les téléspectateurs tombent dedans.

Ceux qui n’ont pas de parachute s’écrasent méchamment le dedans de la tête.

 

in Des abribus pour l’exode

 

 

 

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29/01/2018

Sébastien Ménard

 

Nos peaux sels soleils et sales. On pose une carte sur la table. On prononce le nom des villes. Le nom des lieux. On cherche le nom des vents. On monte un campement. Graminées. L’eau est tiède. Les lendemains ont le nom des routes. Tout s’embrase.

 

in Je suis un monstre des chemins

 

 

 

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Murièle Modély

 

le poème et toi vous êtes beaucoup de noir sur un peu de blanc

 

 in Tu écris des poèmes

 

 

 

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27/01/2018

Jean Bédard

 

Partout où nous posons l’œil, nous rencontrons un savoir dense qui fait le cosmos. Nous seuls, les hommes, ne savons pas nous comporter et dédaignons de l’apprendre.

Pourtant, certains jours, le corps que nous méprisons de façon si hautaine nous rappelle à l’ordre. Alors que nous flânons dans les vastes solitudes de notre inconnaissance, nous gaussant des coqs et des ânes, notre corps fait soudain appel à nous.

in Marguerite de Porète

 

 

 

 

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Allen Ginsberg

 

Les corps chauds

brillent ensemble dans l'obscurité,

la main s'avance vers le centre

de la chair, la peau tremble

de bonheur et l'âme vient

joyeuse à l’œil

 

in Song

 

 

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26/01/2018

Romain Gary

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25/01/2018

Corinne Pluchart

 

Nul horizon

Pour enfouir la blessure silencieuse

Et l’azur noué,

Comme un linceul de lumière.

 

in Fragments

 

 

 

 

 

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12/01/2018

Federico Mastrogiovanni

 

Dans les zones de conflit, où règnent violence et pétrole, la disparition forcée des personnes et une stratégie des plus efficaces pour semer la terreur parmi la population. Avec les assassinats massifs, la torture ou les décapitations, c’est un des éléments les plus sûrs pour que les gens abandonnent par vagues entières leurs foyers et leurs villages.

in Ni vivants, ni morts – La disparition forcée au Mexique comme stratégie de terreur

 

 

 

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11/01/2018

John Steinbeck

Je ne sais pas ce que nous réservent les années à venir. De monstrueux changements se préparent, des forces dessinent un futur dont nous ne connaissons pas le visage.
Lorsque notre nourriture, nos vêtements, nos toits ne seront plus que le fruit exclusif de la production standardisée, ce sera le tour de notre pensée. Toute idée non conforme au gabarit devra être éliminée.
(...) aujourd'hui, le concept du groupe entouré de ses gendarmes entame une guerre d'extermination contre ce bien précieux : le cerveau de l'homme. En le méprisant, en l'affamant, en le réprimant, en le canalisant, en l'écrasant sous les coups de marteau de la vie moderne, on traque, on condamne, on émousse, on drogue l'esprit libre et vagabond. Il semble que notre espèce ait choisi le triste chemin du suicide.
Voici en quoi je crois : l'esprit libre et curieux de l'homme est ce qui a le plus de prix au monde. Et voici pourquoi je me battrai : la liberté pour l'esprit de prendre quelques décisions qui lui plaisent. Et voici contre quoi je me battrai : toute idée, religion ou gouvernement qui limite ou détruit la notion d'individualité.
Tel je suis, telle est ma position. Je comprends pourquoi un système conçu dans un gabarit et pour le respect du gabarit se doit d'éliminer la liberté de l'esprit, car c'est elle seule qui, par l'analyse, peut détruire le système.

 

in A l'Est d'Eden (1952)

 

 

 

 

 

 

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10/01/2018

Michelle Caussat

 

Il faut secouer la poussière de mes sandales, parfum noir de dérision et de peine, sur chacun des seuils de ces langues, qui brodent des tartufferies dans les pages de l’Ombre.

in Traction Brabant 76

 

 

 

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Étienne de La Boétie

 

Ces misérables voient reluire les trésors du tyran ; ils admirent, tout ébahis, les éclats de sa magnificence ; alléchés par cette lueur, ils s'approchent sans s'apercevoir qu'ils se jettent dans une flamme qui ne peut manquer de les dévorer.

 

 in Discours de la servitude volontaire (1549)

 

 

 

 

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09/01/2018

Jean Bédard

 

J’espérais pouvoir raconter dans dix mille ans tout ce que j’avais vu, simplement raconter ce roulement des vagues terrestres qui vont successivement, dans une belle lenteur, se renouveler entre les lèvres flamboyantes du soleil couchant.

Je voulais être cet œil, cette mémoire, le parchemin sur lequel cela se trace d’instant en instant. J’étais une âme en pleine commémoration.

 

in Marguerite de Porète

 

 

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08/01/2018

Jean Bédard

 

Curieuse mer dans laquelle nous enterrons nos morts, dans laquelle les arbres vont pourrir, où reviennent tous les vivants comme à leur patrie. Elle les retourne au printemps, les ramène à la surface verdissante pour leur ensoleillement, elle les reprend et les remonte dans la lumière afin qu’ils donnent leurs semences dans les ruées de la jouissance, puis qu’ils s’évanouissent sur sa peau terreuse et disparaissent dans ses entrailles.

Un grand roulement de rouleaux qui retournent les ingrédients dans l’obscurité pour les offrir à nouveau à la lumière dans des recompositions sans cesse différentes.

 

in Marguerite de Porète

 

 

 

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Michelle Caussat

Dans ma lumière verte

Mes coussins de luciole

Mes bombyx de satin

Dans l’écharpe des rêves

La soie des souvenirs

Et des yeux, des langues me guettent

Jusqu’à l’aurore aux mille oiseaux

Et je foule l’air vif

Du bleu de mes sabots

 

In Traction Brabant 76

 

 

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