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08/10/2017

Santiago Gamboa

 

(…) la Colombie avait cessé d’être ce qu’elle avait été pendant un demi-siècle : une cour d’exécutions capitales de 1 178 000 kilomètres carrés, dont les rivières et les lagunes étaient devenues des dépotoirs de cadavres, et d’où on était en train d’exhumer, peu à peu, les millions d’ossements enterrés sous la verte couche végétale, qui avaient transformé le pays en fosse commune la plus belle et la plus fleurie d’Amérique latine

 

in Retourner dans l’obscure vallée, Métailié 2017

 

 

 

 

06/10/2017

Maria Montessori

 

 

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Fredy Yezzed

 

La poesía que no extiende los brazos es una poesía mutilada.

 

La poésie qui ne tend pas les bras est une poésie mutilée.

 

 

 

05/10/2017

Pablo Gelgon

 

La poésie n’aime pas les sarcasmes. Souvent quand elle doute, elle se contracte dans sa coquille et fait miroiter des couleurs empoisonnées sur son parement de coquille.

in Traction Brabant 75

 

 

 

 

 

02/10/2017

Lionel Mazari

 

Je fais miroir à qui me voit ; et c’est pourquoi

une main aveugle, à tâtons, m’a relégué

dans ce grenier, où, tel un souvenir perdu,

je bois contre la paroi le sucre de la pluie

 

in Dehors s’enlise dans nos plaies

 

 

 

29/09/2017

Luis Alfredo Arango

 

¡ Aquel pueblo tenía  tanta hambre que se comió a la paloma de la paz...!

 

Ce peuple-là avait tellement faim qu'il a mangé la colombe de la paix...!

 

 

 

 

Claude Bernard

 

Tout système vivant laissé à lui même en l’absence de perturbations,

revient spontanément à l’état d’équilibre.
 

 

 

27/09/2017

Myriam OH

 

ses fossettes, un halo lumineux
 sur la toile recouverte de suie et de sueur
 l'empreinte de ses doigts érige des ponts
 le long du temps qui goutte à intervalle régulier
 et forme une flaque pourpre à ses pieds
 la fêlure dans sa voix, un frisson dans la nuit
 qui engloutit les sourires les caresses les envies de cavale
 des corps qui ne savent plus s'ils jouissent pour de bon
 ou s'ils ont appris malgré eux à se confondre
 dans ce décor sinistre où leurs yeux ne brillent plus

 

 

 

25/09/2017

Victor Hugo

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23/09/2017

Pablo Neruda

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21/09/2017

Marc Guimo

 

On leur dira qu’ils sont beaux

Comme des dieux dégonflés
 
(...)
 
On leur dira que leur société est une drogue
Qui ne fait plus beaucoup d’effet
 
 
 
 

Étienne de La Boétie

 

Ils veulent servir pour amasser des biens : comme s'ils pouvaient rien gagner qui fût à eux, puisqu'ils ne peuvent même pas dire qu'ils sont à eux-mêmes. Et comme si quelqu'un pouvait avoir quelque chose à soi sous un tyran, ils veulent se rendre possesseur de biens, oubliant que ce sont eux qui lui donnent la force de ravir tout à tous, et de ne rien laisser qu'on puisse dire être à personne. Ils voient pourtant que ce sont les biens qui rendent les hommes dépendants de sa cruauté.

 

 in Discours de la servitude volontaire (1548)

l'auteur né à Sarlat en Dordogne, était alors un étudiant âgé de 18 ans)

 

 

 

Heptanes Fraxion

 

des fois y a pas de solution et c'est pas un problème

des fois les CRS rangent manu militari
 les bidules que vendent aux Puces
 ceux qui essaient d'arrondir leur fin de mois dont moi
 dont les fins de mois commencent le 10 de chaque mois
 des fois y a trop de dimanches dans la semaine
 et le dimanche trop de couples au même endroit
 qui tous promènent le même chien jaune et rectangulaire
 ainsi que des petits enfants analogues
 à ceux aperçus dans les catalogues

 

2001

 

 

Étienne de La Boétie

 

C'est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres. Il est gardé par ceux dont il devrait se garder, s'ils valaient quelque chose. Mais on l'a fort bien dit : pour fendre le bois, on se fait des coins du bois même ; tels sont ses archers, ses gardes, ses hallebardiers. Non que ceux-ci n'en souffrent eux-mêmes ; mais ces misérables abandonnés de Dieu et des hommes se contentent d'endurer le mal et d'en faire, non à celui qui leur en fait, mais bien à ceux qui, comme eux, l'endurent et n'y peuvent rien.

 in Discours de la servitude volontaire (1548)

l'auteur né à Sarlat en Dordogne, était alors un étudiant âgé de 18 ans)

 

 

 

20/09/2017

Murièle Modély

 

dans l’arrière salle sur les carreaux cassés

les jambes écartées entre l’urinoir et le lavabo froid

 

 in Rester debout au milieu du trottoir