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27/10/2016

Marlène Tissot

 

J’emmerde les proverbes

 

Quant on veut, on peut

mais quand on peut

souvent, on ne veut plus

 

 

 

Thierry Roquet

 

 Les murs ont des oreilles je leur susurre des mots doux

ça doit leur plaire car ils ne trouvent rien de mieux pour me répondre

que de suinter d'humidité à grosses gouttes

 

 

 

 

24/10/2016

Peush

 

 

À la crinière des algues se mêlait le miaulement des flots

Et la marée féline se frottait aux écailles des raffineries poisseuses

 

in La mère Michel (Poids Plume 2016)

 

 

 

23/10/2016

Peush

 

  

Dans la baie engorgée autrefois poissonneuse

On ne croise plus un chat, la mer s’y est noyée.

 

in La mère Michel (Poids Plume 2016)

 

 

 

Michel Cosem

 

 

J’ai traversé des frontières au goût de vent, des ports sentant le poisson mort

 

in L’âme de la grande ourse

 

 

 

 

sébastien colmagro

 

j’exhale une ville

qui n’a pas le temps

 

 

 

 

Noam Chomsky

 

L'endoctrinement n'est nullement incompatible avec la démocratie. Il est plutôt, comme certains l'ont remarqué, son essence même. C'est que, dans un Etat militaire, ce que les gens pensent importe peu. Une matraque est là pour les contrôler. Si l'Etat perd son bâton et si la force n'opère plus et si le peuple lève la voix, alors apparaît ce problème. Les gens deviennent si arrogants qu'ils refusent l'autorité civile. Il faut alors contrôler leurs pensées. Pour se faire, on a recours à la propagande, à la fabrication du consensus d'illusions nécessaires.


in un interview à la radio étudiante American Focus

 

 

Noam Chomsky

 

La propagande est aux démocraties

ce que la violence est aux dictatures.
 

 

22/10/2016

Noam Chomsky

 

Cette société durera, avec ses souffrances et ses injustices, tant et aussi longtemps qu'on prétendra que les engins de mort créés par les hommes sont limités, que la Terre est inépuisable et que le monde est une poubelle sans fond. A ce stade de l'histoire, il n'y a plus qu'une alternative. Ou bien la population prend sa destinée en main et se préoccupe de l'intérêt général guidée en cela par des valeurs de solidarité ou bien c'en sera fait de sa destinée tout court.

 

 

Louis Savary

 

le poète rendra l’oreille

à tout homme

qui la lui prêtera

 

 

21/10/2016

Joyce Mansour

 

 

La nuit je suis le vagabond dans le pays du cerveau

Étiré sur la lune en béton

Mon âme respire domptée par le vent

Et par la grande musique des demi-fous

Qui mâchent des pailles en métal lunaire

Et qui volent et qui volent et qui tombent sur ma tête

A corps perdu

Je danse la danse de la vacuité

Je danse sur la neige blanche de mégalomanie

Tandis que toi derrière ta fenêtre sucrée de rage

Tu souilles ton lit de rêves en m'attendant

 

 

 

17/10/2016

Choqosh Au'ho'oh

 

 

Uncle John Iroquois elder says: ‘Tell the people that there is a river flowing now very fast. It is so swift and wide and great that there will be those who will be afraid. They will try to hold onto the shore. They will suffer greatly. If you try to hold onto the shore your feelings and so your being torn apart.’ And the Elders say 'we know the source and the destination of this river. We are aware of the nature of this river and this we ask you to do: Push off… Into the middle of the river. Keep your eyes open, your head above water’ and, I add to this, I say see who you are finding in the river with you at this time, be good to them and celebrate. There is a river flowing now very fast. Push off into the middle of it. Keep your eyes open. Your head above water. Honor the people that are in there with you. Celebrate."

 

in “There is a River” as given to her by Iroquois elder Uncle John

 

 

 

 

 

 

 

Joyce Mansour

 

Quel phallus sonnera le glas

Le jour où je dormirai sous un couvercle de plomb

Fondue dans ma peur

Comme l’olive dans le bocal

Il fera froid métallique et laid

Je ne ferai plus l’amour dans une baignoire émaillée

Je ne ferai plus l’amour entre parenthèses

Ni entre les lèvres javanaises d’un gazon de printemps

J’exsuderai la mort comme une moiteur amoureuse

Cernée assaillie par des visions d’octobre

Je me blottirai dans la boue

 

in Faire signe au machiniste (1976)

 

 

Pablo Neruda

 

 

Corps de femme, blanches collines, cuisses blanches, l'attitude du don te rend pareil au monde. Mon corps de laboureur sauvage, de son soc a fait jaillir le fils du profond de la terre. Je fus comme un tunnel. Déserté des oiseaux, la nuit m'envahissait de toute sa puissance. pour survivre j'ai dû te forger comme une arme et tu es la flèche à mon arc, tu es la pierre dans ma fronde. Mais passe l'heure de la vengeance, et je t'aime. Corps de peau et de mousse, de lait avide et ferme. Ah ! le vase des seins ! Ah ! les yeux de l'absence ! ah ! roses du pubis ! ah ! ta voix lente et triste ! Corps de femme, je persisterai dans ta grâce. Ô soif, désir illimité, chemin sans but ! Courants obscurs où coule une soif éternelle et la fatigue y coule, et l'infinie douleur.

 

 

 

 

 

Pierre Desproges

 

Je ne bois jamais à outrance, je ne sais même pas où c'est.