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12/12/2016

Unica Zürn - couverture pour Oracle et Spectacle (1960)

Unica Zürn, cover for Orakel und Spektacle (1960).jpg

Des étincelles s’élancent au ciel des tempes où plane un aigle translucide.

Ses serres ont marqué ma chair.

 

Son cri est un appel.

 

cg in Fugitive (Cardère 2014)

 

 

 

21:12 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

11/12/2016

Guy Tirolien

 

Ghetto

 

Pourquoi m'enfermerai-je dans cette image de moi qu'ils voudraient pétrifier ? pitié je dis pitié ! j'étouffe dans le ghetto de l'exotisme

non je ne suis pas cette idole d'ébène humant l'encens profane qu'on brûle dans les musées de l'exotisme

je ne suis pas ce cannibale de foire roulant des prunelles d'ivoire pour le frisson des gosses

si je pousse le cri qui me brûle la gorge c'est que mon ventre bout de la faim de mes frères

et si parfois je hurle ma souffrance c'est que j'ai l'orteil pris sous la botte des autres

le rossignol chante sur plusieurs notes finies mes complaintes monocordes !

je ne suis pas l'acteur tout barbouillé de suie qui sanglote sa peine bras levés vers le ciel sous l'œil des caméras

je ne suis pas non plus statue figée du révolté ou de la damnation je suis bête vivante bête de proie toujours prête à bondir

à bondir sur la vie qui se moque des morts à bondir sur la joie qui n'a pas de passeport à bondir sur l'amour qui passe devant ma porte

je dirai Beethoven sourd au milieu des tumultes car c'est pour moi pour moi qui peux mieux le comprendre qu'il déchaîne ses orages

je chanterai Rimbaud qui voulut se faire nègre pour mieux parler aux hommes le langage des genèses

et je louerai Matisse et Braque et Picasso d'avoir su retrouver sous la rigidité des formes élémentales le vieux secret des rythmes qui font chanter la vie

oui j'exalterai l'homme tous les hommes j'irai à eux le cœur plein de chansons les mains lourdes d'amitié car ils sont faits à mon image

 

 

 

22:17 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

10/12/2016

Lanza del Vasto

 

Ah, plût à Dieu qu'ils fussent païens ! Cela vaudrait mieux pour tous et pour eux !
J'ai vu les païens respecter l'insecte et le serpent, sentant, là comme ailleurs, avec un grand frisson, la présence de Dieu.
J'ai vu les païens s'incliner devant un arbre où, de toute évidence, une âme habite.
J'ai vu les païens se garder de tendre les pieds devant la flamme, de peur d'offenser le feu.
J'ai vu les païens honorer leur hôte du seul bol de riz qui fût dans la maison, parce que Dieu lui-même les visitait habillé en pauvre, comme c'est sa coutume...
Ah ! Plût à Dieu qu'ils fussent païens, ces autres à qui rien n'est assez impur et puant qu'ils n'y fourrent le nez, rien assez sacré pour les tenir à l'écart, les touche-à-tout qui fouillent partout, qui retournent tout, qui détournent et dégradent tout, qui exploitent tout, les choses comme les hommes, qui tripotent dans le ciel et dans le microbe, qui cassent tout !
Comment les nommerai-je, ceux-là ? Des chrétiens ? non.
Des païens ? non, hélas !
Des Renégats.

 

in Les quatre fléaux

 

 

 

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08/12/2016

Octavio Paz

 

Elle dit ce que je tais,

elle tait ce que je dis,

elle rêve ce que j'oublie.

 

 

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07/12/2016

Pablo Neruda

 

Tu joues tous les jours avec la lumière de l’univers

 

 

 

10:02 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Peuple Guarani, Amazonie

 

Chez nous, Sagesse se dit « arandù »

Ce qui signifie sentir le temps

 

 

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06/12/2016

Louis Savary

 

je vous aime

comme je vous parle

avec les mots cinglants

de ma tendresse

 

 

 

23:06 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

02/12/2016

Henri Michaux

 

Au lieu d’une vision à l’exclusion des autres, j’eusse voulu dessiner les moments qui bout à bout font la vie, donner à voir la phrase intérieure, la phrase sans mots, corde qui infiniment se déroule sinueuse, et, dans l’intime, accompagne tout ce qui se présente du dehors comme du dedans.

Je voulais dessiner la conscience d’exister et l’écoulement du temps. Comme on se tâte le pouls. Ou encore, en plus restreint, ce qui apparaît lorsque, le soir venu, repasse (en plus court et en sourdine) le film impressionné qui a subi le jour. La vie dans les plis.

 

 

09:28 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2016

Samaël Steiner

 

ne reste plus que cet amas de nerfs, noués et cette peau qui sans ton être

n’est même pas le début d’un tambour

 

in Seul le bleu reste

 

 

 

11:56 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

29/11/2016

Noam Chomsky

 


Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on méprise,

on n'y croit pas du tout.

 

 

 

19:08 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2016

François David

 

 

N’être

ni le passeur

ni le trépassé

ni le chien féroce

ni la barque

être

l’eau

 

 in Passage

 

 

 

23:30 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Empédocle

 

La haine rassemble les semblables ; l'amour les dissemblables.

 

 

 

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Muriel Modély

 

pendant que dans nos ventres se jouent sans anicroche

le va

le vient

l’histoire la même

dans la répétition des coups de reins. 

 

 in Je te vois

 

 

 

14:56 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

25/11/2016

Isabelle Stibbe

 

Ici vous entendrez parler acier, métallurgistes, syndicalistes, ici vous entendrez parler usines, nationalisation, chômage. Si pour vous ces mots sont synonymes de nuisances et de laideur, s’ils vous font l’effet de répulsifs, si vous prétendez qu’ils doivent être réservés aux colonnes des journaux, section économie ou société, refermez aussitôt ce livre ou, pour les plus modernes d’entre vous, éteignez votre liseuse, en tout cas passez votre chemin, ce texte n’est pas pour vous, autant vous prévenir tout de suite. Entre le ciel et la boue, préférez le ciel, c’est moins salissant. 

 

in Les maîtres du printemps

 

 

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Sébastien Colmagro

 

Tel homme explose

car un enfant à retardement

déchire sa poitrine

ruisselante de barbelés

madrague des rêves

 

 

 

 

 

19:23 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)