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CITATIONS - Page 40

  • Ésaïe 55:8-9

     

    Car mes conseils ne sont pas comme tes conseils, ni mes voies comme tes voies, dit le Seigneur
    Car comme les cieux sont exaltés au-dessus de la terre, mes voies sont exaltées au-dessus de tes voies, et mes pensées au-dessus de tes pensées

     

     

  • Samaël Steiner

     

    et parfois, même seul-e-s, on se retrouve, malgré soi

    avec plusieurs bouches

    plusieurs fois plusieurs yeux

    nous n’arrêtons jamais de nous rencontrer

    de nous entremêler

    de nous compléter

    de nous solidariser

    de nous arrimer

    de nous rendre libre ensemble

    de nous aimer

    dans les villes, les jours, les nuits

    dans les forêts

    nous sommes plusieurs

    même éloignés les un-e-s des autres

    nous sommes plusieurs

    nous serons plusieurs, toujours

    et nous continuerons à nous faire passer

    des casse-têtes

     

    in Pour Daniela Carrasco

    In Traction Brabant 87

     

     

     

  • Noam Chomsky

     

    En exagérant un peu, dans les états totalitaires, c’est le pouvoir à la tête de l’État qui décide de la ligne du parti. Et chacun doit alors y adhérer et s’y soumettre. C’est différent dans les sociétés démocratiques. La ligne du parti n’est jamais énoncée comme telle, elle est sous-entendue. C’est dans ces présupposés qu’il pourra y avoir un débat passionné, mais qui se limitera à ce cadre précis. Dans les sociétés démocratiques, la ligne est comme l’air qu’on respire, elle est sous-entendue… Du coup elle donne l’impression qu’il y a un débat très vigoureux. C’est très efficace comme système et ça marche beaucoup mieux que dans les systèmes totalitaires.

     

    in Chomsky & Cie

     

     

  • Bruno Toméra

     

      

     Elle dit qu'elle est née dans le rire d'une explosion d'étoile.

       Elle dit que nous sommes des acteurs timides

       et des spectateurs aveugles.

       Elle dit qu'elle voudrait être une statue de Camille Claudel

       ou un tableau de Séraphine de Senlis.

       Elle dit que l'horizon est un trait de plume d'ange.

     

     

     

  • Martin Caparrós

     

    Être pauvre, c’est aussi vivre avec cette sensation perpétuelle d’incomplétude : ne pouvant obtenir qu’une infime partie de ce que l’on pense devoir obtenir, de ce dont on a besoin. Tous les efforts des publicitaires, des experts en marketing, des grands commerciaux des pays riches consistent à reproduire cette sensation chez les consommateurs : que le monde est rempli de choses que l’on désire et que l’on n’a pas encore. Transformer les riches en pauvres à qui il manque toujours quelque chose.

    in La faim

     

     

     

  • Harold Alvarado Tenorio

    Jaune et sèche
    comme les déserts
    fut notre vie.
    Aride aussi,
    sera notre mort.
    Il ne restera ni os ni poussière d’os
    de notre orgueil,
    votre vanité,
    notre appétit,
    votre ruine,
    notre rancune
    votre avidité indécente
    d’être pire que les autres
    c'est-à-dire, nous.

    Soyons reconnaissants
    à l’art d’imaginer
    l’existence possible d’autres mondes.
    Peut-être seulement là
    trouve-t-on couleur, lumière, eau et repos.

    On ne meurt qu’une fois.
    Nous,
    nous sommes morts deux fois.

     

    in Colline castillane

     

     

     

     

  • Arthur Fousse

     

    nous nous sommes peut-être trompés.

    peut-être n’étions-nous faits que pour tisser

    le suaire d’un monde

    qui ne devait que cacher la lumière

    d’un faussaire.

    peut-être devions-nous simplement nous taire

    et attendre.

    maintenant,

    je regarde ces rides dans le coin de mes yeux, j’y lis des frontières qui ont croisé le fer

    avec l’éternité

    et qui sont restées closes à jamais.

    des barbelés tristes sur un visage de honte.

     

     

     

     

  • Catherine Voyer-Léger

     

    C’est une douceur qui te prend au ventre. Ou, plus précisément, c’est
    quelque chose dans le ventre qui te rappelle que tu es douceur. Ça grossit là,
    dans l’abdomen, et ça caresse tout ce qui se mousse au fond de toi.

     

     

  • Marc Tison

     

    On partira à l’aube sur les océans

    On part toujours à l’aube

    Dans la pureté des promesses

    Avant l’ouverture des supercheries marchandes

     

    in des nuits au mixer

     

     

     

  • Pierre Peuchmaurd

     

     

    La Lisière

    C'est là qu'ils viennent tirer. Pourquoi là, et tirer quoi ?
    C'est toujours le soir, on n'y voit plus qu'à peine.
    Obscurément ils visent la nuit, les chasseurs. S'agit-il
    même de chasseurs ? Quand le vent porte, c'est comme
    l'écho d'une très vieille guerre qui revient hanter la
    lisière. ça dit qu'il n'y a pas de sûr refuge, et pas d'oubli
    non plus. On ne les voit jamais. Personne ne longe le
    bois à cette heure, ni aux autres. Le matin, peut-être.
    Mais pas moi. Le matin, je dors.