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16/10/2016

Raymond Quéré

 

la muraille des os qui se cabre

 

 

 

15:16 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jules Supervielle

 
 
 
Les chevaux du Temps

Quand les chevaux du Temps s’arrêtent à ma porte
 J’hésite un peu toujours à les regarder boire
 Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif.
 Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant
 Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse
 Et me laissent si las, si seul et décevant
 Qu’une nuit passagère envahit mes paupières
 Et qu’il me faut soudain refaire en moi des forces
 Pour qu’un jour où viendrait l’attelage assoiffé
 Je puisse encore vivre et les désaltérer.


 in  Les Amis inconnus, 1934

 

 

 

15:13 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2016

Marlène Tissot

 

 

 J’emmerde l’aqua-bonisme

 

Mettre les poissons dans un bocal

et les laisser nous regarder

tourner en rond

 

 

 

12:44 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

13/10/2016

Joyce Mansour

 

Venez femmes aux seins fébriles

Écouter en silence le cri de la vipère

Et sonder avec moi le bas brouillard roux

Qui enfle soudain la voix de l'ami

La rivière est fraîche autour de son corps

Sa chemise flotte blanche comme la fin d'un discours

 

in Carré Blanc - 1965

 

 

22:56 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Réplique de Philippe Noiret dans Pile ou face

 

La justice, docteur, c’est comme la Sainte Vierge,

si elle n’apparait pas de temps en temps, le doute s’installe

 

 

 

19:01 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

Eugène Varlin

 

Tant qu'un homme pourra mourir de faim

à la porte d'un palais où tout regorge,

il n'y aura rien de stable dans les institutions humaines. 

 

 

 

14:17 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

James Noël

 

une terre sur pilotis

avec du sang dans son parterre

terre ligotée

 

 in Le pyromane adolescent suivi de Le sang visible du vitrier

 

 

 

14:15 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2016

Joyce Mansour

 

Je veux partir sans malle pour le ciel

Mon dégoût m’étouffe car ma langue est pure

Je veux partir loin des femmes aux mains grasses

Qui caressent mes seins nus

Et qui crachent leur urine

Dans ma soupe

Je veux partir sans bruit dans la nuit

Je vais hiberner dans les brumes de l’oubli

Coiffée par un rat

Giflée par le vent

Essayant de croire aux mensonges de mon amant.

 

 

21:23 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Joyce Mansour

 

J’écrirai avec deux mains

Le jour que je me tairai.

J’avancerai les genoux raides

La poitrine pleine de seins

Malade de silence rentré.

Je crierai à plein ventre

Le jour que je mourrai

Pour ne pas me renverser quand tes mains me devineront

Nue dans la terre brûlante.

Je m’étranglerai à deux mains

Quand ton ombre me léchera

Écartelée dans ma tombe où brillent des champignons.

Je me prendrai à deux mains

Pour ne pas m’égoutter dans le silence de la grotte.

Pour ne pas être esclave de mon amour démesuré,

Et mon âme s’apaisera

Nue dans mon corps plaisant.

 

in le surréalisme, même 2, printemps 1957

 

 

21:12 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Katherine L. Battaiellie

 

le ciel est trop grand ici cela donne de la peur le soleil se perd le vent aussi brode des nuages j'ai un doute sur ma vie j'étais morte et encore vivante j'ai été toute refaite plusieurs fois on n'est pas assez protégé par les vitres

 

in La robe de mariée

 

 

 

21:06 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

11/10/2016

Eric Dejaeger

 

On a besoin des cons pour ne pas se sentir idiots.

 

in Microbe 97

 

 

 

22:07 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Joyce Mansour

 

Tu veux mon ventre pour te nourrir

Tu veux mes cheveux pour te rassasier

Tu veux mes reins mes seins ma tête rasée

Tu veux que je meure lentement lentement

Que je murmure en mourant des mots d’enfant.

 

in Cris

 

 

10:22 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Proverbe africain

 

  Quiconque taquine un nid de guêpes doit savoir courir.

 

 

 

09:32 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

09/10/2016

Samaël Steiner

 

Nous allons ensemble, la rue n’est plus bordée de portes mais de larges entailles, par lesquelles on peut se glisser et apparaître ailleurs et autrement.  

 

in seul le bleu reste

 

 

21:30 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2016

Joyce Mansour

 

Femme assise devant une table cassée

La mort dans le ventre.

Rien dans l’armoire. 

Fatiguée de tout même de ses souvenirs

Elle attend fenêtre ouverte

La lumière aux mille visages

Qu’est la folie

 

in Cris

 

 

 

 

 

13:56 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)