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07/06/2016

René Daumal



 Triste petit train de vie

Celle qui pourrit dans mon cœur
 c'est la lueur qui se nourrit des peurs
 qui rôdent chantant le malheur,
 en haut, en bas, toujours.

Nuit sur la nuit, c'est fête, enfonçons la
 détresse
 sous l'ouate d'une joie épaisse ;
 nuit sur la nuit, c'est la faiblesse
 du cœur brisé

La pourriture est dans mon souffle et ce
 vent
 c'est le siffleur fascinant, c'est la dent,
 c'est le goût de saumure de ce gouffre avant
 la fuite en bas.

Plaie du jour à mon flanc !
 la nuit, c'est mon sang
 qui s'enfuit par ce trou blanc,
 soleil qui me baigne jusqu'au petit matin,
 m'ôte la faim
 au petit matin de ma fin,

personne n'entend, personne,
 personne ne tend la main,
 je suis l'aiguille,
 l'aiguille dans le tas de foin,
 le foin sans fin, l'étouffeur à la fin...

personne ne vient, personne ne pleure,
 sauf toujours la même, la terreur.

in Le Contre-Ciel

 

 

 

 

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Lewis caroll

 

et la morale de ceci, c'est : Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être ; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n'étiez avant d'être devenue ce que vous êtes. 

 

in Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles, trad. Henri Parisot

 

 

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06/06/2016

Jean-Christophe Belleveaux

 

 

et pas de pioche encore

pour les briques du mur

mais ça viendra

ça va casser futur proche

ça s’éboulera langue et sourire

boomerang.

 

in Démolition

 

 

 

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Andrea H. Japp

 

Or comme disent les stars de l’économie numérique : si c’est gratuit, c’est que le produit, c’est toi ! La masse, le peuple quoi, a été de la chair à canon, puis à mines. C’est maintenant de la chair à écrans 

 

in Barbarie 2.0

 

 

 

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Fiston Mwanza Mujila

 

la tragédie est déjà écrite, nous on préface 

 

 in Tram 83

 

 

 

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Pierre Desproges

 

L'ennemi est con, il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui.

 

 

 

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Roger Gilbert-Lecomte

 

Les yeux du Chat :
 Deux lunes jumelles
 Dans la nuit.

 

 in La Tête couronnée et autres poèmes

 

 

 

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05/06/2016

Albert Samain

 

Lentement, doucement, de peur qu’elle se brise,

Prendre une âme ; écouter ses plus secrets aveux,  

En silence, comme on caresse des cheveux ;  

Atteindre à la douceur fluide de la brise ;

Dans l’ombre, un soir d’orage, où la chair s’électrise,  

Promener des doigts d’or sur le clavier nerveux ;  

Baisser l’éclat des voix ; calmer l’ardeur des feux ;  

Exalter la couleur rose à la couleur grise ;

Essayer des accords de mots mystérieux  

Doux comme le baiser de la paupière aux yeux ;  

Faire ondoyer des chairs d’or pâle dans les brumes ;

Et, dans l’âme que gonfle un immense soupir  

Laisser, en s’en allant, comme le souvenir  

D’un grand cygne de neige aux longues, longues plumes.

 

in Le Chariot d'or

 

 

 

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03/06/2016

Michelle Caussat

 

En un cri, comme un coup de lame,

Le temps éparpille ses feuilles de papier

 

in Traction Brabant n°65

 

 

 

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David Almond

 

il reste toujours au fond de soi quelque chose de minuscule et de fragile (…) comme un tout petit oiseau, qu’on aurait en plein cœur (…) en fait ce n’est pas du tout une faiblesse. Si on oublie que c’est là, on a de gros ennuis 

 

in Je m’appelle Mina 

 

 

 

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Michel Talon

 

Je sais le bruit de l’eau

Ses petits pas d’anémone

 

 

 

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02/06/2016

Cioran

 

Dans un monde sans mélancolie les rossignols se mettraient à roter

 

 

 

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01/06/2016

Saint-Pol-Roux

 

Si tu savais ne jamais arriver, partirais-tu ? 

 

 

 

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Fanny Chiarello

 

le mot viande est aussi laid que son signifié
le mot viande est aussi laid que la viande
et c'est pourtant ce que nous sommes

nous vibrons

nous sommes en vie

nous sommes en viande

(...)

mais c'est chouette à peloter quand il y a de la peau dessus

comme c'est généralement le cas

 

in Je respire discrètement par le nez (Les Carnets du Dessert de Lune - 2016)

 

 

 

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Benjamin Fondane (1898~1944 - mort à Auschwitz-Birkenau)

 

N’est-il rien qui pût nous apaiser ?
 un peu de neige aux lèvres des étoiles,
 un peu de mort donnée en un baiser ?

Moi-même dans tout ça – Qui donc - moi-même ?
 Fondane (Benjamin) Navigateur -
 Il traverse à pied, pays, poèmes,

le tourbillon énorme d’hommes morts
 penchés sur leur journal. La fin du monde
 le retrouva, assis, dans le vieux port –
jouant aux sorts.

Regarde-toi, Fondane Benjamin –
dans une glace. Les paupières lourdes.
 Un homme parmi d’autres. Mort de faim.

 

 

 

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