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CITATIONS - Page 59

  • Jiddu Krishnamurti

     

    La méditation est un dur travail. Elle exige la plus haute forme de discipline — non celle du conformisme, de l'imitation, de l’obéissance ; mais celle qui résulte de ce que l'on est constamment conscient, à la fois du monde extérieur et de la vie intérieure. Donc ? La méditation n'est pas une activité dans l'isolement, mais une action dans la vie quotidienne, faite de coopération, de sensibilité et d'intelligence. Si la méditation ne pose pas les fondements d’une vie irréprochable, elle devient une évasion et par conséquent n'a absolument aucune valeur. Être irréprochable, ce n'est pas se conformer a une morale sociale, mais être libéré de l’envie, de l'avidité et de la recherche du pouvoir, qui sont des causes d’inimitié. On ne s'en libère pas par une action volontaire, mais en en étant conscient, du fait qu'on se connait. Si l’on ne connait pas les activités du moi, la méditation devient une excitation sensorielle et a très peu de sens.

     


    La Révolution du silence 

     

     

     

     

  • Fanny Sheper

     

    Je te souhaite un pays d’arbres soyeux

    Pour que tu t’y caresses la nuit,

    Des palais tortueux de courant d’air,

    Et des pierres aux longs regards étranges

    Qui insistent.

     

    in Cheval Rouge

     

     

     

     

     

  • Murièle Modély

     

    tes poèmes sont noirs

    avec beaucoup de poils

    de la chair

    des sécrétions

    des odeurs d’encre épaisse

    des seins lourds

    une langue humide

    des fentes

    des plis

    tes poèmes sont

    n’importe quelle partie de ton corps

    n’importe laquelle

    une jambe

    un rein

    un os

    sauf la tête. 

     

     

    in Tu écris des poèmes

     

     

     

  • Lionel Mazari

     

    Nous rentrerons trop tard ;
    la mer sera fermée.
    Nous sécherons peut-être 
    et mêlerons notre poussière 
    au sable des sirènes 
    surprises par la nuit.

    Des pas d'oiseaux écorcheront 
    la fine peau de ciel 
    qui nous protège des saisons. 

     

    in L'impossible séjour

     

     

     

  • Jiddu Krishnamurti

     

     

    Vous réprimez votre désir afin d'être sans désir, n'est-ce pas? Vous étranglez votre désir, vous essayez de le tuer, et vous croyez alors avoir atteint l'état de non-désir - ce qui est complètement faux. Qu'est-ce que le désir? C'est une énergie, n'est-ce pas? Et dès que vous étouffez votre énergie, vous devenez par votre propre faute terne et sans vie. C'est ce qui s'est passé en Inde. Tous les hommes soi-disant religieux ont étranglé leur désir: les hommes qui pensent, les hommes libres sont très peu nombreux. Ce qui compte, ce n'est donc pas d'étouffer le désir, mais de comprendre l'énergie et d'utiliser l'énergie dans la bonne direction.

     

    in Le sens du bonheur 

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Jiddu Krishnamurti

     

    La vérité n'a pas d'ancrage fixe, elle est élusive et non permanente, on ne la voit que d'instant en instant.
    Elle est toujours nouvelle, et donc intemporelle.
    Ce qui était vérité hier ne l'est plus aujourd'hui, ce qui est vérité aujourd'hui ne le sera plus demain. La vérité n'a aucune continuité.
    C'est l'esprit qui veut à tout prix donner une continuité à l'expérience qu'il baptise du nom de vérité, mais jamais un tel esprit ne la connaîtra.

    La vérité est toujours neuve: la vérité,
    c'est voir le même sourire comme un sourire neuf,
    voir la même personne d'un regard toujours neuf,
    voir les palmiers qui se balancent 
    – voir la vie – comme pour la première fois.

    in Le livre de la méditation et de la vie  

     

     

     

  • Werner Lambersy

    Tu es l'éclat de verre

    Du miroir où se cachent

    Les défunts

    Qui te rêvent

    Sans voir 

     

    Eux qui songent

    Au miroir des miroirs

    Où se sont engendrés

    Les mensonges du rien 

     

    Et l'image d'un corps

    Que l'absence

    A creusé

    Dans les débris du feu

    Et la fuite

    Utérine des astres 

     

    Tu es l'ombre

    De l'ombre d'une nuit

    Comme soudain

    Fleurit le sable

    Sous l'averse ou l'ozone

    A la suite de l'éclair 

     

    Uluru 

    T'as rêvé 

     

    Et tu rêves 

    Uluru 

     

    Ici à Paris

    Où les hommes pèsent si peu

    Qu'ils ne rêvent jamais

    Les longs rêves patients

    De la pierre  

     

    Là-bas dans la grande île sèche

    Uluru dort 

     

    Et tu dors

    Dans Uluru la porteuse

    Maternelle de l'ocre semence

    Des crépuscules

    Où tu agites

    Ton ombre 

     

    Là-bas sur la Grande Terre

    Où tu n'es pas quelque chose

    D'isolé mais un morceau non détaché

    Du cordon ombilical

    Des millénaires en cours 

     

    Là-bas Uluru dort

    à ta place

    et remplit le contrat initial

    de rêver l'essentiel 

     

    Et son nombril est un tunnel d'étoiles 

    Vers l'âme unique de la matière

    Et l'œil humide de l'amour

     

    Alors écoute ici à Paris

    Où les hommes sont tellement sourds

    Qu'ils ont besoin de livres

    comme des bouées qu'on lance dans le bruit

     

    Ecoute

    Ce que là-bas

    Dit le didjeridoo

     

    Quand l'homme à la peau

    Peinte en rouge

    Pour la danse féconde des jours

     

    Arrache de sa bouche

    Le grand brame doux

    Et la giclée sonore

    Du sperme de son souffle

     

    Ecoute ce que disent

    Les talons bien rythmés

    De tes frères et soeurs

    Dans la chaîne de la genèse

     

    Et la poussière qui retombe

    En silence sur leurs pas

    Comme d'un tambour à l'autre

    Des galaxies

     

    Quand les tambourinaires de la lumière

    Se répondent par-dessus

    La forêt des ténèbres

     

    in Uluru

     

     

     

     

  • Jiddu Krishnamurti

     

    La création n'appartient jamais à l'individu. Elle cesse complètement quand la personnalité prédomine par ses aptitudes, ses dons et ses techniques. La création est le mouvement de l'essence inconnaissable du tout, jamais elle n'est expression de la partie.

     in Carnets  

     

     

     

  • Bruno Toméra

     

    Serrant mes mains dans ses mains

    elle me dit

    Gamin, c'est une bulle de savon, la vie,

    ça pique les yeux et c'est fini.

     

    in Petite histoire essentielle de la futilité (Nouveaux délits 2018)