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10/02/2016

Carolyn Carlson

 

Je voudrais parfois tout abandonner, être poète seulement,

affranchie du lieu et de l’espace rien que ce pas nu...

 

 

13:53 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Anaïs Nin

 

Nous ne voyons jamais les choses telles qu'elles sont,

nous les voyons telles que nous sommes.

 

 

13:40 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

09/02/2016

Christian Bobin

 

J'ai au cœur une bête sauvage qui ne sort que la nuit et pour quelques secondes. Elle s'empare des restes abandonnés par le jour - feuille, visage ou parole - et elle regagne précipitamment son trou, ayant trouvé de quoi manger pour deux siècles. Ce n'est jamais la même chose dont elle se nourrit - ici un voyage, là une lecture, ailleurs un silence, - mais c'est toujours la même joie qui est cherchée et parfois atteinte, une joie légère et enfantine comme une tâche de soleil.

 

 

21:26 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Suzy Cohen

 

Le poète descend du songe

 

 

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Françoise Sagan

 

La terre seule me rassure, quelle que soit la part de boue qu'elle contient.

 

in La garde du cœur

 

 

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Paul Eluard

 

Il n'y a pas de hasard. Il y a juste des rendez vous.

 

 

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Perrin Langda

 

L’essence du monde

 

Des diplodocus broutent

Les racines des bao-

babs morts vingt mille lieues sous

Le trajet du pétro-

lier qui s’est échoué dans

l’Atlantique en première

page du Monde à la caisse

de la station essence

 

in Quelques microsecondes sur terre

Les Tilleuls du Square/Gros Textes 2015. 77 pages, 7 €.

 

 

 

 

 

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08/02/2016

Lorette Nobécou

 

Oui, la vie porte l'absolu et il revient à l'homme de l'incarner ici, qui ne l'atteindra jamais. Oui, la beauté, la poésie, l'amour, l'éros, la joie, la subversion, l'autonomie, l'indépendance sont des valeurs contemporaines qu'il reste à défendre. Oui, le but de l'homme est l'amour, toujours plus d'amour. Oui, n'en déplaise aux marchands, aux esthètes, aux cyniques, aux épargnants, aux religieux et aux athées, la vie se conjugue dans la dépense, le don, l'ouverture, l'acceptation, la perte. Ceux qui l'osent ont appris que l'écriture est habitée de sexualité comme le ventre, et qu'il faut s'y enfoncer avec la même ardeur que les consonnes masculines fouaillent la béance des voyelles dans la phrase. C'est au prix de cette conscience-là, et de l'enjeu qu'elle représente, que l'esprit circule entre les lettres et porte le souffle. Les poètes le savent, les prophètes et les saints : que les mots sont aussi sexuels que le corps des femmes et que le souffle les féconde s'ils se laissent épouser.

in La clôture des merveilles: Une vie d'Hildegarde de Bingen

 

 

 

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07/02/2016

Saïd Mohamed

 

Fasciné par les mailles du filet

On finit par croire qu’on ne pourra

Échapper à la raison qui vient à nous.

 

in Souffles

 

 

 

17:20 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Saïd Mohamed

 

L‘insulte nous a cueilli au cœur de la joie. Déplumé l’oiseau aux sept couleurs. Sidaïque l’oncle Jo des Amériques. La petite Jeanne s’injecte de l’héroïne.

Comme des orphelins, efflanqués nous ne croyons plus en rien. Nous avons vu tant de désastres, de boue ruisseler des montagnes, de louves pleines les flancs ronds, de vagabonds pointer sur la carte du ciel une étoile rouge. De marins condamnés à errer d’île en île (…) étrangement ballotés entre l’histoire d’un monde aux urgences de grisaille et l’impatience de vivre.

 

in L'éponge des mots

 

 

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04/02/2016

Luis Sepúlveda

 

Nous avancions lentement sur une route de graviers car, selon la devise des Patagons, se hâter est le plus sûr moyen de ne pas arriver et seuls les fuyards sont pressés. 

 

in Dernières nouvelles du Sud

 

 

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Louis Raoul

 

Avec la soif

Qui est un des lieux du poème.

 

in  Triptyque du veilleur

 

 

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Kouki Rossi

 

Je suis morte à ta porte

cette nuit en chienne

Tu m’as laissée

éparpillée

sur le trottoir

et tu lisais

probable

ton journal

 

in Demain l’Amazone

 

 

 

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Paul Guiot

 

 ILS

saisissent le jour nouveau

à bras le corps

et lui font passer un sale quart d'heure

Ensuite ils ont quartier libre

Jusqu'au lendemain

 

in Mais qui sont-ils ? Minicrobe 33

 

 

 

 

09:07 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

03/02/2016

Vera Feyder

 

dégorgez des chimères la

crinière trempée et qu’appareille

enfin le galion des embruns

cinglant ses sortilèges

délavez des légendes la pourpre et la dorure

mettez à nu le blanc dont le temps fait des spectres

 

 in Ah ! salines des aubes…

 

 

 

 

11:12 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)