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29/07/2015

Christian Monginot

 

Le loup ravale sa faim de loup,
La carpe gobe une émeraude,
L’aigle reploie ses précipices,
Toi seul tu reste indécis ; 

 in Ce que l’on ne peut dire…

 

 

Saïd Mohamed

 

 

Parfois il faut boire, pour désigner l’indicible, 

Découvrir des territoires d’absence  

Et retrouver l’ivresse de la langue. Force obscure de la vie.  

C’est le seul mérite d’être élevé au rang des hommes.

 

 

 

Guénane

AMER INDIEN.

 

Son cœur soulève une canine de puma.
Oser un pas
vers cet orgueil dressé.

Visage d'avant le pillage
la cruauté
l'alcool et les bacilles
l'indifférence. 

Visage d'un Paradis massacré
d'un Premier Homme
histoire d'un silence.
Sur ses avant-bras pendent
des cascades de colliers.
« One dollar »
articule l' Indien sans ciller.

 Contretemps du rêve
accroc aux armoiries du Paradis
partir sans se retourner
peur de lire le mépris
sur des lèvres guarani. 

Le fleuve était gros.
Un concert de crapauds imprima son sillon
s'y lova l' Homme-Blason.
Océan
que n'as-tu englouti
les caravelles de Colomb? 

Humain perdu
à jamais tu rends visite
à l' Humaine qui m' habite.

 

 

28/07/2015

Jean-Damien Roumieux

 

Errance, ma patrie. Fraternelle, les nuages. Ne pouvoir vivre sans les sentences d’horizon. Avancer sur la terre fumante. (...) Même sous les ronces et les averses, l’exultation m’est familière.

 

in Veille le vent

 

 

 

27/07/2015

Maria Zambrano

 

Le poète n’a pas peur du néant

in Pensée et poésie

 

 

Georges Friedenkraft

 

Toute complainte débute sur l’enfance déchirée

Tout blé en herbe pleure les poignards de la faucheuse

 

in Enfance

 

 

26/07/2015

Francis Krembel

 

Orages d’été,

 

Herbes de terres arables,

 

Des jardins, des landes et des marais.

 

Je salue votre unique identité,

 

Celle du vivant,

 

De la république des oiseaux.

 

 

 

 

Michel Ducasse

 

Il vit dans une cité que des communicants obscènes ont rebaptisée résidence

 

Comme si on pouvait changer son quotidien crasseux par leur mot plus classieux

 

Il regarde autour de lui et se demande pourquoi le ridicule n’envoie pas ces cons en enfer

 

Il ne cesse de penser à son frère overdosé et sa cousine qui racole à l’école de la vie

 

 

 

 in Droit de cité

 

 

 

Anne Jullien-Pérouas

 

En ce moment les mots de la gorge sont divorcés des images de tête, ce qui est assez difficile à vivre. Le même inconvénient atteint parfois les gestes eux aussi coincés quelque part, dans des nœuds coulants, sous les tendons des mains ou plaqués sous la peau, englués dans les mailles d’un fascia. On peut concevoir des oedèmes formés par des gestes captifs.

 

 A l’intérieur, il pleut des mots. Des paysages de tête

 

 

25/07/2015

Guénane

 

 

Les mouettes ouvrent et ferment

  Cette parenthèse

  Dans nos lignes de fugue

 Où l’océan ressasse.

 

 in Oceano Saxo Solo

 

 

Guénane

 

  Kê kê kêêê kup kup

 Kê kê kêêê hiié hiié !

Mouette tu le sais

 L’insolence est parfois la moindre des choses

 

 in Oceano Saxo Solo

 

 

 

 

Natsume Sôseki

 

Lumière éteinte
Du ciel limpide une étoile se détache
Et entre par la fenêtre 

 

 

 

Nathalie Ronvaux

 

Il est écrit qu’on ne part pas

En voyage à

L’aube d’un

Rêve

 

 

Anne Jullien-Perouas

 

Laura enfant sauvait les vers de terre des coups civilisateurs et bisautés de la pelle. Elle les recueillait dans la coupelle de ses mains pour les déposer plus loin, en leur expliquant la raison d’un tel déménagement. Ainsi je vénère les lombrics.

 

 

Georges Friedenkraft

 

Treize heures bourdonnent 

Au clocher des mouches 

La nuit secoue ses grands jupons 

 

in Etreinte