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17/04/2015

Louis Savary

 

Un jour

 Je réaliserai une mosaïque

 Tout en éclats

 de rire

   

 in Voici venu le temps des larmes

 

 

16/04/2015

Cédric Le Penven

 

Nous deux dans la tourmente d’un sentier périlleux, cernés par la marée montante de la nuit, de toute part assaillis par des chimères, donnons-nous la main. Voilà un ciel entier qui s’entrouvre et nous inonde.

   

 in L’immobile serti de griffes

 

 

14/04/2015

Anne Mounic

 

Voici l’essence du tragique : l’impuissance du geste, la passivité

 De celui qui se refuse, à lui-même avant d’en priver les autres,

 Ce qu’il devrait aimer sans contrepartie, le geste de la minute

 Et l’oubli du geste, de la minute et de tout le reste,

 Pour une joie partagée, sans préjugés, ni regrets, ni même pitié de soi.

 

 in cobra sous le chant, médusé, dansant, conquis pour un instant…

 

 

11/04/2015

Anne Mounic

La chute ?

 Contempler le devenir, sans le braver.

  

Et qu’importe ce qui nous est dû.

 Le ressentiment n’est que repli sur soi.

  

in cobra sous le chant, médusé, dansant, conquis pour un instant…

 

 

Bernard Mazo

Qui écrit

 M’écrit

  

Mystérieuse

 Instance

  

Qui n’est

 Qu’une absence

 De nom

 

 

 in L’hostilité mortelle de l’inconnu

 

 

 

Cédric Le Penven

 

 Accroitre le territoire de sa voix, à la force d’une conscience opiniâtre. On ne sait jamais la saveur d’un songe, la surprise d’une perle noire de courses tardives, au cœur de la forêt qui envoûte et enveloppe, comme une armure d’écorces et de murmures. Là-haut, derrière chaque ronce, chaque pierre, chaque brin d’herbe, un monde qui s’impatiente.

  

 in L’immobile serti de griffes

 

 

08/04/2015

Alex Jacquin-Ng

 

Je suis le cauchemar littéraire qui te guette du fond d’une poubelle.

 

in Le projet terreur

 

 

Jean Gédéon

 

La piste comme au cirque. Un grand rond plein d’accessoires.

 Des bêtes féroces, des jongleurs, des clowns, des illusionnistes.

 Des néons éblouissants jour et nuit. La piste mais sans sciure,

 Sans bravos. Déguisements blancs, bleus, noirs, gris, verts,

 Uniformes de flic, de matons, de trouffions, de pompiers,

 Complets, gris, noirs, bleus, cols blancs des servitudes

 

  in Crispations

 

 

 

 

07/04/2015

Jean Gédéon

Ensemble vide

 Pris aux mots des faiseurs de miracles,

  

Collé aux murs de leurs phrases lisses,

 Au dérisoire bancal du sens abâtardi, 

  

Avenir inexistant,

 Entre-deux virtuel,

  

Passerelle d’ondes multicolores

 Sur laquelle vous boitez en aveugle,

  

Sanglés dans les reflets,

Dormant les yeux ouverts.

 

 

  in Crispations

Jean Gédéon

 

Barbelés, miradors, camps de tôle,

 Des ventres affamés, des noyés,

 Un océan de noyés,

 Des électrocutés,

 Des cadavres,

 Des montagnes de cadavres

 Occultés.

 

 Des portes, des cadenas, des serrures.

   

Pas de clé, pas de clé, pas de clé.

 

   in Crispations

 

 

06/04/2015

Bernard Mazo

Et chaque jour

Qui commence

 

Dans sa clarté

Lustrale

 

M’infuse

Au plus profond

De l’être

 

Comme

Un accord secret

 

Avec les pulsations

Infinies

De l’univers

 

 

in L’hostilité mortelle de l’inconnu

 

 

 

Jean Gédéon

Au carrefour à cent bras,

 Rien n’est droit et tout penche.

  

Et pourtant,

 On y va,

 Sans jamais se tromper,

 Car une lumière noire scintille,

 Au fond des yeux fermés.

 

 in Crispations

 

 

 

 

 

 

01/04/2015

Ernest Pépin

Regard des peuples dont la guerre se souvient

Regard des histoires mortes sous l’écorce des défaites

 Qu’un pont de mémoire rassemble leurs vignes

 Et leurs vagues aux crêtes du sang humain

  

Regard de vive vallée où la rivière déplie son rêve

 Regard fertile des peuples du désert

 Quand le vent lève l’ondulation des femmes

 Regard d’un outremonde à la croisée des couleurs

 Délivre-nous des murailles et des digues

 Contre les racines de l’arc-en-ciel

 Regard des antilopes et des gazelles

 Où l’amour prend sa source et sa gorgée de bleu

 Où le poème prélève son huile et le feu de son rhum

 Regard des découvreurs, des prophètes et des fous

 Faisant du monde un seul troupeau

 Un seul vaisseau luisant d’étoiles

 Habille les terres de voiles multicolores

 Et de courants fraternels

 

Poète de la vigie, du minaret, de la tour de Babel

 Tressant les langues au fleuve de toute vie

 Sache que même la haine a besoin du regard.

 Regard du vertige de l’autre et du graffiti des miroirs

 Regard du mensonge de la sève pure

 Regard des cavaliers tenant la bride de l’éclair

 Ouvre la terre aux rayons de l’amour

 Comme un soleil à partager.

 

 in Regards de feuillage

 

 

31/03/2015

Slaheddine Haddad

A chaque réveil matinal

 Pointe en moi une identité choisie et mesurée

 La suspecte être celle de la veille

 

 

Cédric Le Penven

  

Ce qu’il reste d’une mer, la roche tatouée de squelettes, la fantasmagorie plus dure, plus molle que la chair. Elle écarte des plaies qui rêvent de coups de rasoir. Ce rouge, ces ventres sioux tournés vers le ciel, c’est l’assurance de grandir un peu.

  

in L’immobile serti de griffes