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09/07/2015

Pierre Colin

 Autant de hanches, autant de gorges sur l’horizon. Autant de tailles cernées par l’océan, l’ambre et la pulpe des mots. La mer s’est retirée, découvrant l’étendue de la nuque, les halos de l’échine, la lune attardée des yeux dans les saules. Ce quelque chose qui fait de nous des puits, des corps tourbillonaires dans le chaos des rêves. Ecrire c’était hier, renaître c’était demain. L’océan quelquefois se noie dans nos suaires.

 

in Je ne suis jamais sorti de Babylone

 

 

Pierre Colin

 

brûle, ondule, l’œil pullule !

 l’à l’endroit, là l’envers, tout est rues d’univers.

 Garde l’or. Garde l’œil.

 Ce qui vient entre nous sur terre.

 Xam ! Xam ! C’est un rêve surnuméraire.

 Il fait lèvre. Il fait froid. Sur ta peau d’hortensia.

 Dans la rue du vagin, chevelure et brûlure.

 O mon corps, loup de joie.

 Fais-moi signe dans l’ici-bas.

 

in Je ne suis jamais sorti de Babylone

 

 

Pierre Colin

 

Nous cherchons Aphrodite, elle est dans nos poussières. Sa taille et son nombril, les sources de sa nuque. Le matin n’a plus d’âge, l’oiseau quitte nos laines. Notre étoffe de chair se froisse sur la berge.

 

Nous traquons l’éphémère, le ventre du ciel pur. L’oubli ne nous sied plus. Un jour, nous renaîtrons de ses restes barbares. Rien ne sera trop pur, trop loin, trop improbable.

 

Ce que nous avons fait, nous savons le défaire.

 

  

in Je ne suis jamais sorti de Babylone

 

 

06/07/2015

Timothy Leary

 

 

L’univers est un test d’intelligence

 

 

 

 

Anne Jullien-Perouas

 

 

Il m’arrive de me couler dans la tête des autres gens

non par le raisonnement mais par capillarité

 

 

 

05/07/2015

Lionel Mazari

 

 J’ai des bleus partout : j’ai encore dû me cogner au ciel

 

 

in Fragments apocryphes de J-V Cédille

 

 

 

Lionel Mazari

 

Autrefois j’étais immense et blanc

 

On me disait enfant de la lune et du soleil

 

Mon berceau était un arc-en-ciel renversé

 

Et je tirais sur mon sommeil

 

Le grand drap lacté de la nuit

 

Un jour d’épines et de météores

 

Mon arc-en-ciel perdit son sang

 

Et je chutais longtemps du ciel et de l’enfance

 

 

 

 

 

in Fragments apocryphes de J-V Cédille

 

 

Pierre Dac

 

Il faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n'arrive jamais.

 

 

 

04/07/2015

Katarina Mazetti

 

 Réparer des bulles de savon éclatées

et faire sourire des poupées de chiffon

ça peut prendre du temps.

 

 

03/07/2015

Lao-tseu

 

 L'homme d'une vertu supérieure est comme l'eau.

 L'eau excelle à faire du bien aux êtres et ne lutte point.

 Elle habite les lieux que déteste la foule.

 Parmi toutes les choses du monde,

il n'en est point de plus molle et de plus faible,

 et cependant, pour briser ce qui est dur et fort,

rien ne peut l'emporter sur elle.

 Pour cela rien ne peut remplacer l'eau.

 Ce qui est faible triomphe de ce qui est fort.

 Ce qui est mou triomphe de ce qui est dur.

 

in Tao-te king

 

 

Pablo Neruda

 

La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité.

 

in Fin du monde

 

 

Pablo Neruda

 

 Le printemps est inexorable.

 

 

 

 

Pablo Neruda

 

Un seul mot, usé, mais qui brille

comme une vieille pièce de monnaie :

merci !

 

 

Proverbe suisse

 

 Tiens-toi à distance de celui qui n’aime pas le pain,

les animaux ou la voix d’un enfant…

 

 

 

 

02/07/2015

Marcel Migozzi

 

Phrases qui sentent le fumier, la pomme mûre, le vieil automne, ce que tu aimes depuis l’enfance, sans mesure, peut-être bien jusqu’à l’arrêt du cœur.

 

  Ou si c’est avec ces mots de campagnard que tu cherches à effacer le lotissement sous ta fenêtre ? À corriger comme un poème le paysage d’ici, toits en trop, et le béton, et les clôtures arrogantes ?

 

   in Et si nous revenions sans vieillir ?