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24/10/2015

Werner Lambersy

 

La vie ! La vie !

 Comme un buvard

 Qui boit le ciel

 

  

in Te Spectem (Traversées n°56)

 

 

 

 

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Moez Maged

 

J’aimerais traîner, la nuit, perdu dans la misère, arpentant les pavés d’un bidon ville à Buenos Aires. Et sentir soudain le tranchant d’une lame qu’enfonce un gamin dans le creux de mes reins.

 

 

Et me dire enfin : « c’est fini ». M’effondrer sur le sable, la nuit…

 

 

 

in Les rêveries d’un cerisier en fleurs (Décharge 147)

 

 

 

 

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23/10/2015

Cathy Garcia

 

Écouter les oiseaux, une machine ronfler au loin, le coucou. Rejeter cette dégueulasserie humaine, ce grand n’importe quoi à devenir fou et folle. Puisque tout est permis, participer aveuglément en brandissant mon grand n’importe quoi à moi, comme flamboyante vérité.

 

cg in A la loupe

 

 

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Louis Savary

 

Pour apprivoiser la folie

 rien ne vaut

 un grain de poésie

 

 

in Opium de personne

 

 

 

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Jean-Louis Bernard

 

porter à incandescence

 le sarment du signe

 pour l’incendie

 des neiges à venir

 

 in Au juste amont du songe

 

 

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22/10/2015

Werner Lambersy

 

 Un jour

 Quelqu’un écrira

 Ce poème

 Le même

 Et le croira neuf

   

 in Rubis sur l’ongle

 

 

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Jean-Louis Bernard

 

l’aveu creuse la nuit

 jusqu’au commencement

 au matin les anneaux du temps

 auront triché avec le sable

 

 in Au juste amont du songe

 

 

 

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Jean-Michel Bongiraud

 

Tant de soleils et de visages

 bravant la vérité

 tant de sable entre mes doigts

 qui s’égrène encore

 de sang et de broussailles

au fond de mes gants

 

  in Sang & Broussailles

 

 

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21/10/2015

Maurice Couquiaud

 

 

Chaque plaisir est une cueillette sensible

sur les branches du grenier sans fond

près de l’étable où mugit l’apparence

pour qu’on lui tire son lait

le jour traîne les pots de fer

qui nous l’apporteront

 

  in Le dernier rire pour les étoiles

 

 

 

 

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Patrick Chavardès

 

La folie c’est que guêpes et bourdons volent. Ils volent et ne le savent pas. S’ils savaient, ils tomberaient. C’est le savoir, souvent, qui fait tomber.

  

 in Il n’y a pas de raison (Pages Insulaires 9)

 

 

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20/10/2015

Maha Ben Abdeladhim

 

 

Voici mon absence, faite d’arbres malades et de chaises fêlées

 

Qu’avez-vous fait de la fenêtre que l’histoire soit si mal éclairée ?

 

Je suis tombée lors du voyage,

 

Le récit est plein d’éraflures et de plaies

 

 

 

in Revue avant-poste (Décharge 147)

 

 

 

 

 

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19/10/2015

René Pons

 

Le monde dort autour de moi.

L’énorme soue où les cochons rêvent de médailles.

 

   in Carnet des poussières

 

 

 

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Yusuf Kadel

 

Montmartre aux aurores

Un divan sous les combles

Des coussins moribonds

La lueur d’une chevelure

L’Angélus se retient…

 

 

 

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Aymen Hacen

 

 

Les épines diront : une par une vous

  nous avez triées une par une vous nous avez

 

 séparées de notre mère cactus une par une

  vous nous avez aiguisées avec votre couteau de poche

 

 une par une vous nous avez enduites de votre salive

  poison une par une vous nous avez semées au vent

 

 une par une vous nous avez nommées blessures une par

  une vous nous avez baptisées racailles

 

  

in Présidentielles (inédit, Décharge 147)

 

 

 

 

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Maurice Couquiaud

 

 

La réalité est une fleur pour ceux qui la cueillent,

de la vase pour ceux qui la remuent.

 

   in L’ascenseur d’images

 

 

 

12:24 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)