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03/03/2015

Lucien Becker

 

La nuit se couche au bord des routes

 comme un grand chien très doux

 et tu cherches à apaiser les étoiles

 en les prenant dans tes cils.

  

in Plein d’amour

 

 

Perrine le Querrec

 

Je ne veux pas finir dans des réunions voutées à lire des poésies grises d’hommages Je ne veux pas qu’on me lise une fois morte en disant comme elle était folle comme elle écrivait et quelles solitudes et comme elle a souffert oh découvrez-la maintenant qu’elle est brûlée et lisez-la maintenant qu’elle est lointaine

Muette

Dispersée

 

 

02/03/2015

Georges Perros

 

Je ne pense pas qu’il faille vivre très longtemps pour s’apercevoir

qu’il n’y a d’issue à notre condition que poétique.

 

 in Papiers collés II

 

 

Werner Lambersy

 

C'était sans importance
On écrirait là-dessus
Comme sur le reste et cela suffit
Sauf peut-être pour certains
Qui eux non plus ne savaient plus
Et restaient sans rien dire
Lorsque le chant ne chantait pas

L'univers attendait
La voix qui entrerait en lui
Comme la lumière dans un fruit
Ou l'eau
Dans le pis des racines
Et comme de l'air
Dans les poumons d'un nouveau-né

L'univers attendait
Le danseur immobile de l'âme
Le rêveur d'interdits
Derrière les barbelés du verbe
Des camps de la peur
Et cette folie entre deux corps
Encordés par leurs souffles

 

 

 

Werner Lambersy

 

La beauté est le dernier obstacle
à opposer aux dictatures.
Elle est irréductible aux lois en
cela que sa loi se réduit au
besoin qu'on en ressent.
la liberté est l'espace qu'elle
exige pour son ambassade.
L'espérance, aussi amère soit-elle,
en demeure la forme initiale et
primitive
L'amour, aussi désespéré soit-il,
en reste le fondement principal.
La beauté n'a pas de visage et
peut les prendre tous sans rien
changer à sa nature propre.
Son mystère est fraternel, son
énergie originelle et fondatrice.

in Journal d'un athée provisoire 

 

 

Frédéric Perrot

 

Nos vieilles vanités ont été retirées de leur cadre.

Des objets transis, pâles et maladifs

hantent nos appartements

où nos reflets étonnés se frôlent et se fuient…

 

 in Nature morte

 

 

Franz Bartelt

 

Une pomme en plâtre peinte par un enfant

Et un stérilet rouillé au fond d’un compotier.

  

Assiettes pleines, assiettes creuses, souvenirs,

Calendriers périmés, vénérable poussière

Dans laquelle du doigt on signe son nom.

 

 

 

 

01/03/2015

Yekta

 

La pureté d’une voix dont

 La prière me met en pièces

 Les présages d’une ville

 A jamais puits de signes

 Où clapotent pêle-mêle

 Les continents et les siècles.

 

 in 40° 58’ Nord – 28° 49’ Est

 

 

 

René Bourdet

 

N’oublie pas, on meurt de faim

 Et tes mots sont très pauvres.

 

 

Irma Bonfillon

 

Il ne vivait plus de soleil mais de néon.

 Dans son néant détonnaient tous les violons.

 Le plaisir exaspérait sa crécelle

 Mais l’amour s’enfuyait à l’horizon.

 

  in Fugitives

 

 

28/02/2015

Louis Savary

 

N’ayez surtout pas peur

 De mourir de rire

 Vous finirez

 Par faire de vieux os

 

  in Voici venu le temps des larmes

 

 

Diane Meunier

 

 Cette nuit…

  Des ailes de libellules ont poussé dans mon cou

  Des plumes minuscules ont recouvert mes mains…

  J’ai tenté de voler mais deux pattes d’éléphant m’ont retenue au sol…

  

 Cette nuit…

  Mes yeux ont transpercé la lumière nocturne

 Et j’ai perçu et vu ce qui n’est pas connu

  Ma bouche a nommé ce que je ne connaissais pas non plus

  Pour emplir ma tête de silence

  

 Cette nuit…

  Un vent doux a gonflé mes narines comme des voiles claquant de plaisir

  Sur ma peau des petits points d’argent couraient comme des étoiles en rut

  

Cette nuit…

  Mon cœur ne battait plus : il chantait

  Ma tête ne pensait plus : elle savait

  Mais hélas !

  Ce matin… je ne sais plus rien…

 

in Poèmes en poche

 

 

 

 

 

27/02/2015

Jean-François Sené

 

Sans voile sur les miroirs

 Sans mystère

 tu étais si belle

 vêtue des feulements

 du vent

 et des griffes

 du sable

  

in Amarante entre les lignes

 

 

 

 

Jean-François Sené

 

Au matin tu étais grosse de rêves

 Inaccomplis

 Bercée encore par les cris

 Des oiseaux luminaires

 Dans le fouillis sans mots

 Des forêts anciennes

  

in Amarante entre les lignes

 

 

 

 

26/02/2015

Lucien Becker

 

A la place où ton sommeil

 devient mince comme du verre,

 un rêve s’inscrit en lettres

 qui éclairent l’étendue de mon sang.

 

 inPlein d’amour