Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/11/2015

Stéphane Labat

 

et qui refuse la souffrance et la lucidité dans sa vie

refuse également la volupté et la connaissance

 

in La poésie de l’extase et le pouvoir chamanique du langage

 

 

 

20:57 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Roger-Gilbert Lecomte

 

 

Mais qui saurait forcer le masque de ta face
Et l'opaque frontière des peaux
Atteindre le point nul en soi-même vibrant
Au centre le point mort et père des frissons
Roulant à l'infini leurs ondes circulaires
Tout immobile au fond du coeur l'astre absolu
Le point vide support de la vie et des formes
Qui deviennent selon le cercle des tourments
Le secret des métamorphoses aveugles

 

 

in Sacre et massacre de l’amour

 

 


 

 

 

20:51 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Octavio Paz

 

La mer sculpte, têtue, dans chaque vague,

Le monument où elle s’écroule

 

in Liberté sur Paroles

 

 

13:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

22/11/2015

Tristan Tzara

Comment je suis devenu charmant, sympathique et délicieux "Je dors très tard. Je me suicide à 65 %. J’ai la vie très bon marché, elle n’est pour moi que 30 % de la vie. Ma vie a 30 % de la vie. Il lui manque des bras, des ficelles et quelques boutons. 5 % sont consacrés à un état de stupeur demi lucide accompagné de crépitements anémiques. Ces 5 % s’appellent DADA. Donc la vie est bon marché. La mort est un peu plus chère. Mais la vie est charmante et la mort aussi est charmante. J’étais il y a quelques jours, à une réunion d’imbéciles. Il y avait beaucoup de monde. Tout le monde était charmant. Tristan Tzara, un personnage petit, idiot et insignifiant faisait une conférence sur l’art de devenir charmant. Il était charmant d’ailleurs. Tout le monde est charmant. Et spirituel. C’est délicieux, n’est ce pas ? Tout le monde est délicieux, d’ailleurs. 9 degrés au dessous de zéro. C’est charmant n’est ce pas ? Non ce n’est pas charmant. Dieu n’est pas à la hauteur. Il n’est même pas dans le Bottin. Mais il est tout de même charmant. Les ambassadeurs, les poètes, les comtes, les princes, les musiciens, les journalistes, les acteurs, les écrivains, les diplomates, les directeurs, les couturiers, les socialistes, les princesses et les baronnes, c’est charmant. Vous tous, vous êtes charmants, très fins, spirituels et délicieux. Tristan Tzara vous dit : il veut bien faire autre chose, mais il préfère rester un idiot, un farceur et un fumiste. Soyez sincères un instant : ce que je viens de vous dire, est charmant ou idiot ? Il y a des gens (journalistes, avocats, amateurs, philosophes) qui tiennent même les affaires, les mariages, les visites, les guerres, les congrès divers, les sociétés anonymes, la politique, les accidents, les dancings, les crises économiques, les crises de nerfs, pour des variations de dada. N’étant pas impérialiste, je ne partage pas leurs opinions ; je crois plutôt que dada n’est qu’une divinité de second ordre, qu’il faut placer tout simplement à coté des autres formes du nouveau mécanisme à religions d’interrègne. La simplicité est elle simple ou dada ? Je me trouve assez sympathique.

in Comment je suis devenu charmant, sympathique et délicieux

 

 

19:59 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Bertolt Brecht

 

 Et ils sciaient les branches sur lesquelles ils étaient assis, tout en se criant leurs expérience l'un à l'autre pour scier plus efficacement. Et ils chutèrent dans les profondeurs. Et ceux qui les regardaient hochèrent la tête et continuèrent de scier vigoureusement.

 

 

 

 

12:41 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean Dif

 

Couché sous les éboulis

je fouille mes sédiments

à la recherche d’une racine

ou d’un rossignol

qui chanterait dans mes serrures

 

in Sous les couteaux des horloges

 

 

12:40 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Pierre Bonnet

 

Ses mains gitanes

Enveloppent le monde

Alors que les papillons

S’alourdissent au cœur des ruines

 

 in Tout près de là

 

 

 

12:35 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

20/11/2015

Constantin Kaïtéris

 

la mer figue

 sous le soleil bas

 avec sa chair de vaguelettes violettes

 et les grains de ses galets roulés

 

  

in En route toute (Décharge 147)

 

 

 

09:46 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean Dif

 

bouffée après bouffée

tétant le vide

j’aspire à vivre

je lâche mes pigeons courriers

en espérant que ces ronds

que je crache vers le ciel

iront couronner Saturne

 

in Sous les couteaux des horloges

 

 

 

09:37 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

19/11/2015

Jean Michel Bongiraud

 

 

Les constellations gémissent à ta vue,

Affreuse est devenue ta robe

Maculée de graisse et d’outils

De mots éculés et de papiers aux figures despotiques.

 

in Pour retendre l’arc de l’univers

 

 

 

15:43 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean Michel Bongiraud

 

Ta peau résiste aux siècles,

Même si ton corps se déchire

Sous l’acharnement des dents.

 

Jusqu’où tes pluies doivent-elles descendre

Pour effacer les traces des souillures humaines ?

 

in Pour retendre l’arc de l’univers

 

 

14:35 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2015

Parole de Nikinapi, Usa

 

Never has the earth been so lovely nor the sun so bright, as today.

 

 

16:17 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Chant chippewa

 

 

Toward calm and shady places,

I am walking on the earth.

 

Vers des lieux calmes et ombragés,

Je marche sur la terre.

 

 

 

 

 

00:43 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (2)

17/11/2015

Dominique Sorrente

 

Mais silence,

silence en–deça des tiges.

 

Silence, poinçon

sur la peau du monde

 

in Le temps du jour lorsqu’il a lieu

 

 

 

21:30 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean Dif

 

Dans mes veines montent la sève

Des feuilles poussent à mes doigts

Je démultiplie les vents

et j’écris comme on tire la langue

 

in Sous les couteaux des horloges (385ème Encres Vives)

 

 

21:23 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)