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16/03/2015

Hermann hesse

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Marcel Moreau

 

Ce qu’on fait de grand est invieillissable

 

 

15/03/2015

Keltoum Staali

Celui qui est mort sans dire son nom

Dans la barbarie de la guerre

 Front immobile contre l’horizon

 Celui qui dort au fond de la terre

 Dans la paix des cimetières

 Et nous attend

 

 in je déserterai mon nom

 

 

Jean Gédéon

Hommes-lierre, hommes-galets, sans angles, sans arrêtes,

Dévorés par les rouilles fugaces de la modernité,

 Roulant avec le flot jusqu’à votre embouchure inexorable.

  

Hommes-galets,

 Dans les murs de la peur journalière,

 Hommes-lierre, accrochés à vos rêves effilochés,

 Nourris par les écrans de la réalité virtuelle,

  

Vous acceptez l’abominable, parce que les images,

 Les voix qui sont censées savoir vous ont affirmé,

 (et vous les croyez), que l’inacceptable doit être accepté

 Comme l’hiver succède à l’automne, l’automne à l’été.

  

Hommes de peur, de sang, consommateurs conditionnés,

 Sommés chaque jour de consommer plus de dérisoire,

 Vous avez trop longtemps accepté avec naïve confiance,

 De confier vos pauvres vies à la cupidité, au mensonge.

 

 in Crispations

 

 

Jean Gédéon

 

Gardiens du temple obscur de nos vacuités,

 Protecteurs sans rivages

 

 Contre les puissances hagardes qui campent

 A nos lisières

 

in Crispations

 

 

Jean Gédéon

 

Sur le front, un rivage,

 La trace, la blessure.

  

in Crispations 

 

 

Werner Lambersy

L’univers n’est qu’un frisson

 Qui court

 Et la beauté

 Ce qui frissonne en sa présence

 

14/03/2015

V.K. Valev

 

LA THEORIE DES SUPERCORDES

 

 

 Ces mots sont seulement la pâle projection

 

D’un bien meilleur poème en onze dimensions.

 

 

 

Patrick Devaux

je te reconnais

 dans les oiseaux

  

chant magnétique

 du verbe

 aimer

 

in Ecailles de nuit

 

 

Jean Gédéon

Il faut fuir la demeure,

 Son chat borgne, ses noires tourterelles

 Sans ramage et sans ailes,

 Ses souvenirs scotchés sur des murs en guenilles,

 Où des brasiers brasillent

 Quelques cendres caduques

 Broyées à dents anciennes

  

in Crispations

(Encres Vives, coll. Encres Blanches n° 357, février 2009)

 

 

 

 

Nathalie Nabert

Dans chaque homme humilié

 s’est noyé le rouge-gorge

 au cri perçant;

 os légers, os bruissant

sur mon visage

 comme des sentinelles.

  

In Eclats

 

 

Patrick Devaux

 

en appétit

 d’oiseau

  

le silence

 fouille

 la futaie

 

 plus rien

 à se mettre

 sous la plume ?

  

in Ecailles de nuit

 

 

12/03/2015

Diane Meunier

J’ai compté sur tant de choses…

 Mais à présent je pars,

 Non en un ciel menteur aux songes profus

 Mais

 Sur la pointe aigue d’une cime aphasique et glacée

 D’où je plonge au cœur chaud des abimes rouges

 Qui accueillent les esprits sombres

 Et les chérissent

 Sans marché

 Sans transaction

 Sans concession

Sans confession

  

La lumière est un leurre qui éblouit les rêveurs de vie

 Pour les aveugler

 Et les brûler froidement

  

Je ne suis pas vaincue

 Je n’ai pas peur

 Je suis enfant du néant purifiant

 pacificateur

 

  

 in Poèmes en poche

 

 

Vénus Khoury Ghata

Qui a dit qu’il était mort

 On a simplement clos les volets de ses paupières

 Et allumer un cierge pour rassurer son ombre

 

Son nom gravé dans la pierre ?

 C’est pour apprendre aux oiseaux la dictée

 Et ce trou de cimetière ?

 C’est pour compter les orteils du cyprès

 Pour l’abriter puisqu’il pleut dans sa maison

  

Qui parle d’enterrement ?

 Il a déménagé dans la terre

 Pour percer avec un chardon 

 

  in la Voix des arbres

 

 

 

 

Vénus Khoury Ghata

 

Le sycomore qui s’est levé du pied gauche

 Insulte la cheminée qui l’enfume

 Et gifle de ses branches la lucarne

 

  in la Voix des arbres