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CATHY GARCIA-CANALES - Page 32

  • Edgar Morin (8 juillet 1921 - 29 mai 2026)

     

     

    Le merveilleux et l'horrible sont entre-accroupis dans le noyau de toutes choses... 

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    L'indifférence, ce gel de l'âme. 

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    Quand on a l'obsession de réfuter une idée, c'est contre soi qu'on veut la réfuter. Si on ne répond pas aux vrais arguments d'autrui, et qu'on en cherche seulement les défauts superficiels, c'est qu'on sent ces arguments terriblement valables.
    Certes, je suis conscient du fait que la polémique, qui ferme l'esprit, peut aussi l'aiguiser. La polémique est un aspect du jeu dialectique « de la vérité ». Je ne propose pas la mort de la polémique. Je pose plutôt la nécessité de l'auto-polémique. Ne sommes-nous pas à nous-mêmes notre meilleur ennemi ? Oui, il faut une pensée toujours en lutte, aiguisée, hors du fourreau, mais contre l'ennemi intérieur ; il faut concevoir ce qu'il y a de juste dans une objection, en même temps qu'on fonce pour découvrir ce qu'il y a de faux. 

     

    in Le vif du sujet

     

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    Chacun contient en lui des galaxies de rêves et de fantasmes, des élans inassouvis de désirs et d'amours, des abîmes de malheur, des immensités d'indifférence glacée, des embrasements d'astre en feu, des déferlements de haine, des égarements débiles, des éclairs de lucidité, des orages déments.... 

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    L'amour est poésie. Un amour naissant inonde le monde de poésie, un amour qui dure irrigue de poésie la vie quotidienne, la fin d'un amour nous rejette dans la prose. 


    in Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur

     

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    L'excès de sagesse devient fou, la sagesse n'évite la folie qu'en se mêlant à la folie de la poésie et de l'amour. 

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    Amour et poésie, quand ils sont conçus comme fins et moyens du vivre, donnent plénitude de sens au « vivre pour vivre ». 


    in Amour, poésie, sagesse

     

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    Le tourbillon destructeur de l'histoire, en balayant à tous vents les cultures en miettes, disperse aussi des spores. 


    in Le paradigme perdu

     

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    Étant donné que nous avons des cellules qui sont les filles des premières cellules de la vie, nous avons en nous de façon singulière toute l'histoire de la vie... nous avons l'univers en nous.

     


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    Le problème n’est pas que vous n’ayez pas été éduqué.
    Le problème est que vous avez été éduqué juste assez pour croire ce qu’on vous a enseigné, mais pas assez pour remettre en cause tout ce qu’on vous a dit. 

     


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    L'ennemi, c'est la pensée cloisonnée, la tête coupée du reste, qui disjoint quand il faudrait unir les connaissances, les cœurs, les pierres, les pays, les végétaux et la flamme de l'amour à la lumière de la raison. 

     

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    Notre planète est une machine emballée sur laquelle nous n'avons plus prise, nous allons contre le mur en connaissance de cause.

     

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    Vous allez beaucoup manquer à l'humanité Monsieur Morin,

    bon retour à la maison des étoiles !

     

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  • Mari Boine - Vuolgge mu mielde Bassivárrái

     

    Mari Boine a composé la musique et joué un rôle solo dans Vuolgge mu mielde bassivárrái / Come with me to the sacred mountain, un court-métrage réalisé par Mona J. Hoel en 1996. 

    Le film est une interprétation libre du baptême forcé du peuple sami qui avait une vision chamanique du monde, qui a eu lieu dans toute la Scandinavie.

    Il a été projeté dans la section Panorama du Festival international du film de Berlin en 1996.

    Produit par : Freedom from fear unlimited
    Film de : Mona J.Hoel
    Musique, paroles et voix : Mari Boine

     

     

  • Laissez vivre le fleuve d'Ole Giæver (2023)

     

    Un très beau film !

    Alors qu’en Norvège le projet d’un barrage menace la survie des Saamis, une jeune enseignante de la communauté rejoint le mouvement de résistance. Inspiré d’événements réels, un beau film sur l’affirmation d’une identité.

    Été 1979. En Norvège, Ester, une jeune enseignante saamie, cache ses origines par crainte de s’exposer aux discriminations. Un jour, son cousin Mihkkal, un militant, l’entraîne dans une manifestation contre le projet d’un barrage sur la rivière Alta, lequel inonderait un village, menaçant la survie de sa communauté. Alors que le mouvement de résistance s’organise, Ester prend conscience des enjeux de la lutte pour les droits de son peuple. Elle en vient à participer à des actes de désobéissance civile et à une grève de la faim, en plein cœur d’Oslo, devant le Parlement norvégien.

    Récit d’émancipation
    C’est l’histoire d'une jeune femme discrète, presque effacée, qui, en embrassant la cause de son peuple, va se révéler à elle-même. Inspiré d’événements réels, ce film multiprimé dans son pays offre une immersion dans la communauté des Saamis et met en lumière un combat inachevé, à travers l’affirmation d’une identité. Si sa mère a préféré tourner le dos à la sienne pour se fondre dans la nation norvégienne et "être tranquille", Ester entreprend de renouer les fils du passé autour de la figure de son père disparu, dont on devine, par les reliques entreposées dans une remise, l’attachement au mode de vie ancestral des siens. Territoires spoliés ou détruits sur l’autel du profit, traditions et langue moquées… : auprès de son mélancolique cousin et de ses nouveaux amis activistes, l’héroïne, incarnée tout en rage contenue par la chanteuse saamie Ella Marie Hætta Isaksen, comprend l’urgence de préserver la culture de son peuple en lutte pour ne pas disparaître. Sur fond de paysages sauvages et de forêts enneigées du nord de la Norvège, le récit délicatement mis en scène d’une émancipation.