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CATHY GARCIA-CANALES - Page 655

  • Michelle Caussat

     

    Il faut secouer la poussière de mes sandales, parfum noir de dérision et de peine, sur chacun des seuils de ces langues, qui brodent des tartufferies dans les pages de l’Ombre.

    in Traction Brabant 76

     

     

     

  • Étienne de La Boétie

     

    Ces misérables voient reluire les trésors du tyran ; ils admirent, tout ébahis, les éclats de sa magnificence ; alléchés par cette lueur, ils s'approchent sans s'apercevoir qu'ils se jettent dans une flamme qui ne peut manquer de les dévorer.

     

     in Discours de la servitude volontaire (1549)

     

     

     

     

  • Jean Bédard

     

    J’espérais pouvoir raconter dans dix mille ans tout ce que j’avais vu, simplement raconter ce roulement des vagues terrestres qui vont successivement, dans une belle lenteur, se renouveler entre les lèvres flamboyantes du soleil couchant.

    Je voulais être cet œil, cette mémoire, le parchemin sur lequel cela se trace d’instant en instant. J’étais une âme en pleine commémoration.

     

    in Marguerite Porète

     

     

  • Beaux voeux reçus de poètes & artistes

     

     

     

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    Jlmi sur une oeuvre de Huguette Caland    Rossinante Under Cover X 2011
     
     
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    Alain Cotten
    Zinzoline, revue incertaine d'art et de littérature

     
     
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    La revue Spered Gouez vous adresse  tous ses meilleurs voeux pour 2018


     

     
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    amistats
     
    Bernard Mayaudon
     
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    HAPPY NEW 18
     
    Plombée par le décalage horaire
    L'horloge universelle bonifie les heures creuses
     
    Rafales d'écriture automatique sur sentiers lumineux
    Des Cadavres exquis transitent chimériques
     
    Mais où garer les égarés ?
     
    HAPPY NEW 18
     
    Le Serpent à plume
     
     

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    Pascale de Trazegnies

    lit un de ses poèmes sur une musique d’Alain Kremski ( « Sous les Étoiles silencieuses »).

    Avec les peintures de Picha (Galerie Forêt Verte).

     

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    quel est ce lieu
    où la naissance du monde
    écoute à l'intérieur de nous
     
    (Zéno Bianu - L'île du dedans")

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    Anne Jullien

     

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    Lionel Lefèvre

    Rendez vous avec « Anicet » sur  vocabullanicet.com

     

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    Du sort…

     

    lui-même inconstant

    le sort vacillera sur son erre

    ne saura du lendemain projeté

    poursuivre sur sa lancée d’une ère

    momentanément encalminée…

     

     car il est toujours temps

    avant que l’avenir ne s’assigne

    suspendre de vains dieux

    non seulement l’ire mais le signe

    avant-coureur de destinée…

     

    celle que suspicieux

    en d’inexplicables options

    ces bienfaits nous assènent

    confondant ellipses et lunaisons

    selon nos diapasons…

     

     car il est toujours temps

    en cette heure où les vœux courent

    d’un manquement à leurs idéaux

    modifier ces trajets qui concourent

    à des cieux infernaux…

     

     

    Henri Cachau

      Avec nos meilleurs vœux  

    2018

     

     

     

     ***

     

    2018

    tout seul on ne peut pas y arriver
    il va falloir qu'on s'y mette
    que chacun donne de soi
    pour que tous les éléments du puzzle

    projets santé affaires sentiments

    s'ajustent au mieux

    pour le reste il suffira d'être nous mêmes



    http://www.pierrerosin.fr/
     
     
     
     
    ***
     
     

    Excellente fin d'année 2017, prenez soin de vous en 2018...

     

    "Je suis comme un agenda ouvert sur l’écho des paroles

    Envolées depuis cent mille années

    Je suis comme un dictionnaire en attente de mots neufs,

    De mots gourmands de vie, de mots rares et précieux

     

    Une échelle et vite, me voilà dans les mots alizés

    Dans les mots nuages, dans les mots soleils

    Là-haut, dans les nuées, une quiétude, un silence,

    une sérénité qui transparait en instant d’éternité

    Ici-bas, trop souvent, les mots cages, les mots sourds

    Les mots lourds, les mots dévoreurs de vie

     

    Entre nous deux, le silence, l’incompréhension, la douleur…

     

    Ici-bas, aussi, les mots gestes, les mots regards

    Les mots sourires, les mots dialogues

    Entre nous deux, l’échange, le partage, la tolérance,

    Un silence de douceur loquace…

    Ils dorment, les mots, ils dorment au large des bouches

    Ils dorment au large des baies des langues

    Emportés par le flot et la houle

    Ou bercés par le vent timide de la parole.

     

    Imagine, voyageur, la splendeur

    D’un monde autre que le tien..."

    extrait "Voyage au centre du mot" spectacle poético-scientifique d'Yves Béal, Heiko Buchholz et François Thollet - direction d'acteurs Alexandre Del Perugia.

     

     

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     ***

     

    Aujourd’hui je n’ai rien fait
    (Hoy no he hecho nada)

    Aujourd’hui je n’ai rien fait.
    Mais bien des choses se sont faites en moi.
    Des oiseaux qui n’existent pas
    ont trouvé leur nid.
    Des ombres qui peut-être existent
    ont rencontré leurs corps.
    Des paroles qui existent
    ont recouvré leur silence.
    Ne rien faire
    sauve parfois l’équilibre du monde,
    en obtenant que quelque chose aussi pèse
    sur le plateau vide de la balance.

    Roberto Juarroz (1925-1995)
    [« Treizième poésie verticale », 1992]

     

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