Thomas P. Peschak - Great Bear rainforest

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En bordure
De piste où personne
Ne va
Si ce n’est pour
Un rêve ou un amour
in Te Spectem

le sombre de la forêt
planté dans le terreau de l’échine
ou glissé dans un mouchoir de peau
avec le baptême des lymphes
la caresse des fumées
cg in Aujourd'hui est habitable

Toute chair bande ses forces pour atteindre les hautes futaies du soleil
Le pays des couleurs violentes le royaume de la plénitude
Où l’on marche avec des tonnes de feuilles dans les enclos du cœur
Avec des mouvements de pluie et d’humus aux alentours des épaules
Avec le sel de la mer complice collé aux poumons
Et le grain dur le grain rouge de l’éternité entre les dents
in Toute chair appelle

ni orangers, ni oliviers, ni figuiers, ni poissons,
des enfants sans enfance, des femmes exténuées…
et le mer est si belle
et la mer est si bleue…
in On Gaza’s trip

L’enfant repousse
à coups de pelle
par petits seaux
l’assaut du temps
qui monte sur
son château
de sable.
in Que la musique

L’Être n’est-il pas cette musique
Qui depuis l’origine
Cherche à se faire entendre… ?

Ondes, particules, font rivières débordant toutes limites.
Les ombres dansent, franchissent le temps à rebours, vont et viennent détachées.
cg in Les mots allumettes (Cardère 2012)

Etre un présage, un cerisier levé qui conclue
en ses fleurs le serment des argiles natives.
in Veille le vent

Les hommes marchent. Cinq traits rouge vif marquent leurs pommettes saillantes. Colliers, perles d’os, flûte gravée, calebasse remplie de feuilles, graines, pierres secrètes. Les hommes marchent vers le monde des morts.
cg in Selva