Simone de Beauvoir
Il faut savoir changer pour rester soi-même
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Il faut savoir changer pour rester soi-même
L’essentiel
C’est d’offrir sans pudeur et sans honte
Cela même que nous sommes
- et que déjà nous ne sommes plus
in Le désir écarlate
L’érection est fort semblable à la physique quantique :
plus on y pense, plus ça devient difficile.
Parfois je voudrais offrir à ma pensée de jolis mots pour la vêtir, mais elle n'en veut pas : si je maquille ma vérité, le maquillage ne tiendra pas sur le visage de mon poème.
Sans incidence, le poème ? Les flancs des villes s’édifient avec du marbre et du granit. Mais l’absolu tient sa caution de la part frêle. Glaïeul naissant dans son fourreau de cornaline, tremblant érable sous la pluie.
in Veille le vent
Aristoloche Clématite.
Vos noms sont si étranges et si sonores
Qu’on les mâche et les répète
Comme une litanie laïque.
Une fenêtre s’ouvre
sur un cri qu’on épluche
in Avec
Car en sa mer boutonnée jusqu’à plus soif, en son pétoncle de foi, l’homme se vitraille d’embruns videra de leur poivre ses barriques d’hosties, comme on nettoie le barillet d’un paté avec l’anisette des seins, ce fœtus indélicat qu’aimantaient en leur bouche vos moquettes persillées. Des midis mitraillés qu’alignent vos vins chauds, ne restera alors que le sang des troupeaux facilement égorgés, avec ce festin dont l’ombilic sera le messager, une porte dérobée que poussera l’oursin de vos lune saux piquants estompées, au visage de glace, comme une nuit d’étoiles filantes savamment prostituées
in Onguents
Il faut dire au roi des nausées
Pour tous les naufrageurs du monde
Qu’il faut avoir le pied marin
Pour tenir droit dans ce pays
Et négocier son oxygène
Au violent étouffeur de rêves
in Cœur gaulé
Nous sommes tous contenus
les uns dans les autres
in Naissance quotidienne
L’inconscient des gens qui vivent artificiellement me perçoit comme un danger. Tout en moi les irrite : ma façon de parler, ma façon de rire; ils sentent la Nature.
Il est exactement minuit
D’après cette explosion de musc
Tout est calme d’un coup
Quelqu’un que je ne vois jamais
Glisse une rose dans ma main
Subrepticement
Il y a du sang
Partout
Pour l’éternité
in Cœur gaulé
Colère noire daltonnienne,
Ma mie, mon sang, mon foutu clone,
Je vois rouge et bois blanc,
J’éjacule tristement.
in Piment
Le poète devient alors le grand sorcier, celui qui isole le mot pour le mieux psalmodier, le rendre à l’En-Soi de sa vibration première, à l’impact de ses connotations, loin des interprétations faciles de la phrases élaborée.
in Poésie et Transcendance
Ô miracle
Dans d’obscurs faubourgs mythologiques
le scribe de l’aurore
atteint la poésie pure
in Naissance quotidienne