Nathalie Nabert
Les bêtes lassées
Du ululement des jours,
reposant dans leurs cryptes végétales
comme des offrandes oubliées
In Eclats
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Les bêtes lassées
Du ululement des jours,
reposant dans leurs cryptes végétales
comme des offrandes oubliées
In Eclats
Des papillons suintent
Des scissures de ton corps
Libres/ils coulent/tel un friselis d’eau
Ainsi je serai vidée de mon rêve
in Psalmodies
Tu sais que je m’enfonce. Quand j’ai besoin de créer des murs autour du silence. De lui construire une gangue. Un piètre édifice. Tu sais que je m’enferme pour chercher, que je parle avec un double. Que je frôle des canines aiguisées.
in L’immobile serti de griffes
L’ultime vérité se lit dans l’œil des mourants.
Eclair de silence fracassant la cloison.
in Sur les ruines, la pitié
Et les voici qu’ils partent en moi
Emportant leurs ombres
Et les murs
Je chérirai, ainsi, ma coulée
Dans ton noir antique.
J’imagine mes racines
une antichambre pour des tombeaux éteints
et dans les mains s’est brisé une lune
in Psalmodies
Aidez-moi…
Les navires de guerre arrivent –
Mes amis
Brandissent leurs drapeaux, leurs banderoles -
Et sur les balcons
les tireurs d’élites polissent leurs armes –
Je ne comprends pas
Les règles du jeu ;
Je crache des gouttes de sable
In Message dans une bouteille
Il a perdu sa voix dans la psalmodie des vents
Le désert parle une langue ajourée
C’est une terre d’oubli
Où l’horizon limpide ne ferme pas l’œil
in Tasliman
Celui qui m'a changé en exilé
m'a changé en bombe...
Je mets dans sa bouche des mots dissolus, des gestes inconsolés, le genou contre la tempe, la robe défaite, les longues phrases, la sauvagerie.
La nuit est son miroir
Dont rien n’est à extraire
Qu’un minerai
D’âme
Ici le rectangle
N’est pas une fenêtre
Il n’est que ce qu’il dit être
Une géométrie simple
Il n’est que du ciel
Qui se retient
in Séquence de bleu
Entre l’infime et l’infâme,
Etroite passerelle des vivants.
Arrimés au ciel,
Enracinés en terre,
On cherche avec ferveur,
Ou fureur,
Le noyau inconnaissable
La source de béatitude
Ou de jouissance, sur la voie confuse et trouble
Qui traverse les corps.
in Crispations
La nuit tarde à plisser le vertige des murs
C’est un pays ou le miel surpasse l’amertume
in Je vous écris d’un pays lointain
J’affirme que par delà les dédains et la futilité, la poésie se venge par la durée. On oubliera vite le roman saisonnier, on gardera le livre de poèmes.
in Pour saluer la revue
C’est au bord
Des larmes
Que le rire
Peut basculer
in Voici venu le temps des larmes