Proverbe antillais
L’arbre a accès au monde non par ses feuilles
mais pas ses racines
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L’arbre a accès au monde non par ses feuilles
mais pas ses racines
les olives
de ces abondants fruits verts, saupoudrés de sel rouge,
le premier goût est dense, amer, âpre
on attend, une légère douceur monte d'entre dents et gencives
plus suave que le miel des précipices d'emblée sucré
le son de la cloche du soir
immobilisé dans le ciel
les cerisier en fleurs
in bonzesse au jardin nu
La lune est une belle idée de fou
Les étoiles sont les puces du ciel
in Poèmes en poche
On appelle esprit libre celui qui pense autrement qu’on ne s’y attend de sa part en raison de son origine, de son milieu, de son état et de sa fonction, ou en raison des opinions régnantes de son temps. Il est l’exception, les esprits asservis sont la règle. Ce que ceux-ci lui reprochent, c’est que ses libres principes, ou bien ont leur source dans le désir de surprendre ou bien permettent de conclure à des actes libres, c’est-à-dire de ceux qui sont inconciliables avec la morale asservie.
in Humain, trop humain, 1876
Dictature : pays où les citoyens veulent voter mais ne peuvent pas.
Démocratie : pays où les citoyens peuvent voter mais ne veulent pas.
in Sel d'esprit
Avec de la patience on voit le nombril d'une puce.
Demain est un imbécile
un peu ivre
le pas léger
dans le vent du printemps
Ne me demandez plus mon programme ;
respirer, n'en est-ce pas un ?
in Syllogismes de l'amertume
Il n'est pas douteux que la solitude est préférable
à une action collective compromise.
Dictature : pouvoir absolu d'un seul.
Démocratie : pouvoir absolu de quelques-uns.
in Sel d'esprit (696)
La télévision est une plaie, une plaie d'autant plus vive que nul ne songe à la fermer. Alors, elle reste ouverte à longueur de journée et ce pâle reflet, qui ne veut pas guérir, devient un mal atroce dont on se met à jouir.
in Quinze lieux communs
dans la boîte à clous
tous les clous
sont tordus
Un poète, c'est joli quand un siècle a passé, que c'est mort dans la terre et vivant dans les textes. Mais quand c'est chez vous, un enfant épris d'absolu, bouclé dans sa chambre avec ses livres, comme un jeune fauve dans sa tanière enfumée par Dieu, comment l'élever ? Les enfants savent tout du ciel jusqu'au jour où ils commencent à apprendre des choses. Les poètes sont des enfants ininterrompus, des regardeurs de ciel, impossible à élever.
in La dame blanche