Sayyed Ahmad Hatef Isfahani
Si tu brises le noyau de l'atome, tu y trouveras enclos un soleil.
in Ode sur l'unité divine
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Si tu brises le noyau de l'atome, tu y trouveras enclos un soleil.
in Ode sur l'unité divine
Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie.
in Le Prophète
chaque homme aussi est un dieu déguisé qui contrefait le fou
L'amour est comme un peintre qui oublierait - chaque matin, dans son atelier - la vieille histoire du monde, pour saisir une fleur éternelle dans le tremblé de l'air.
in Lettres d'or
Appelons la femme un bel animal sans fourrure
dont la peau est très recherchée.
in Journal 1887
Vers la mort, très chère, nous allons. Tous. En dansant ou en boitant, en riant ou en geignant, peu importe, puisque c'est là que nous allons.
in La femme à venir
Comme cela nous semblerait flou inconsistant et inquiétant une tête de vivant s'il n'y avait pas une tête de mort dedans.
in Fatras
C'est terrible la mémoire lorsqu'elle se montre à l'horizon comme une marée en marche.
in Le temps sauvage
Toute notre vie ne serait-elle qu'une suite de cris anonymes
dans un désert d'astres indifférents ?
in Le tunnel
Je m'en voulais d'avoir pris un train ce matin, d'avoir oublié que ce n'était pas en parcourant quelques centaines ou quelques milliers de kilomètres que l'on risquait de se doubler soi-même d'un seul centimètre.
in Sophie, la mer et la nuit
Le temps est la toupie de Dieu.
in Prisonnier du berceau
Où sont les hommes ? reprit enfin le petit prince.
On est un peu seul dans le désert...
- On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.
in Le Petit Prince
Pour s'éprendre d'une femme, il faut qu'il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. Une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d'elle-même comme de vous.
in La part manquante
Il ne sait rien des femmes. Il ne sait pas qu'elles peuvent faire leur maison dans la main de l'homme, pour peu qu'elle leur soit tendue. Il ne sait pas qu'elles sont capables de marcher jusqu'au bout du monde pour un regard qui les fasse vivre. Il ne sait pas qu'elles savent attendre comme aucune bête ne le peut. Les épousées, les abandonnées attendent, les filles de bordel, les saintes attendent. Les hommes vont, les femmes attendent. Jusqu'au fond des fonds de l'espérance elles attendent. Jusqu'à la haine même. Et quand la haine vient aux femmes, que Dieu protège ceux qui les ont bafouées.
in L'homme à la vie inexplicable
Dans le désert, j'ai vu une créature, nue, bestiale, Accroupie sur le sol, Elle tenait son cœur dans ses mains Et le dévorait. Je lui ai dit, "Est-ce bon, mon amie?" "C'est amer, amer", répondit-elle; "Mais je l'aime Parce qu'il est amer ET parce que c'est mon cœur."