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CITATIONS - Page 33

  • Philippe Godard

     

    D’une certaine façon, à l’échelle planétaire, tous les ressortissants des pays dits développés sont des parvenus, et cela dès la naissance : nous sommes en effet redevables aux très pauvres du Sud de toutes sortes de biens que nous leur volons, non pas nous personnellement, mais le système dans lequel nous vivons. L’organisation mondialisée de la dette du tiers-monde en est l’expression la plus évidente : nous vivons à crédit sur le dos des très pauvres, et en ce sens, par rapport à l’extrême misère que connaissent deux ou trois milliards d’humains, nous sommes bel et bien des parvenus.

     

    in L'anarchie ou le chaos

     

     

  • Pier Paul Pasolini

     
    Le refus a toujours été un geste essentiel. Les saints, les ermites, mais aussi les intellectuels. Les quelques-uns qui ont fait l'histoire sont ceux qui ont dit non, pas les courtisans et les assistants des cardinaux. Le refus de fonctionner doit être grand, pas petit, total, pas sur tel ou tel point, ′′ absurde ", pas de bon sens. .
     
     
     
     
     

  • Jérémy Rodriguez

     

    L'enfer ?

    L'enfer c'est le désert des déserts

    cinquante jours par 45 degrés dans le Majâbat al-Koubrâ

    sept chameaux squelettiques

    le huitième s'est enfui

    avec le dernier bidon d'eau

    les djinns mangent l'ombre

    on devient fou

     

    in Traction Brabant n°82

     

     

     

     

     

     

  • Elena Mikhalkova

     

    Ma grand-mère m'a un jour donné un conseil: dans les moments difficiles, fais de petits pas. Fais ce que tu as à faire, mais petit à petit. Ne pense pas à l'avenir ou à ce qui pourrait arriver demain. Lave la vaisselle. Retire la poussière. Écris une lettre. Fais une soupe. Tu vois? Tu avances pas à pas. Fais un pas et arrêtes toi. Repose-toi. Félicite-toi. Fais un autre pas. Ensuite un autre. Tu ne le remarqueras pas, mais tes pas grandiront de plus en plus. Et le moment viendra où tu pourras penser à l'avenir sans pleurer.

     

     

     

  • Stéphane Mallarmé

     

    La mort a des égards envers ceux qu’elle traque :

    Elle enivre d’azur nos yeux, en les fermant,

    Puis passe un vieux frac noir et se coiffe d’un claque

    Et vient nous escroquer nos sous, courtoisement.

     

     

     

  • Georges Saint Bonnet

     

    Notre civilisation est un cloaque.
    Et nous sommes au fond de ce cloaque comme autant de bêtes immondes en rut d’amour ou d’argent, d’orgueil, d’ambition ou de puissance, comme autant de démons imbéciles acharnés à se violer de l’âme au corps, à se dominer, à se contraindre, à se pressurer, à se dépecer dans une épouvantable sanie de pensées rongeantes, de théories truquées, de fausses sciences, de théologies sans ciel, de doctrines à double fond et de dogmes morts…
    Comment s’évader de cette prison de boue ? Comme rompre nos chaînes, culbuter nos barrières et renverser notre fatalité ?...
    A coups de compromis politiques ou de replâtrages d’idées ? A coup de codicilles d’articles subsidiaires et de clauses résolutoires ?
    Le mal est trop profond.
    Les remèdes extérieurs ont fait faillite. Ils sont comme autant d’emplâtres de papier mâchés sur des cancers à leur dernier degré. Tous les arbres de la forêt humaine sont malades et c’est la sève qu’il faut soigner.
    Mais comment ? Comment ?

     

     

     

  • Aldous Huxley

     

     

    Il fait sombre parce que tu essayes trop fort.
    Doucement, mon enfant, doucement.
    Apprends à tout faire légèrement.
    Oui, goûte avec légèreté même si tu ressens profondément.
    Laisse les choses arriver légèrement et ainsi fais-leur face.

    Jette donc tes bagages et avance.
    Il y a des sables mouvants tout autour de toi, ils essayent de t'aspirer vers la peur, l'auto-apitoiement et le désespoir.
    C'est pourquoi tu dois marcher si légèrement.
    Légèrement, mon très cher enfant...


    in L'île

     

     

     

  • Jean Bédart

     

    Nous étions l’un devant l’autre dans ce lac enchanté et la toison rougie de la forêt nous encerclait. On aurait dit que le cosmos entier voulait s’amuser dans nos corps.

     

    in Marguerite Porète