Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

CATHY GARCIA-CANALES - Page 767

  • Corinne Pluchart

    Corinne Pluchart_n.jpg

     

    Un bouquet de miel pourrissant

    Dans le crépuscule de paille

    L’obsession d’une prairie

    Bourgeon de tourterelle

    Feuille de pommier

    Sur les veines de l’initiée

    Le mystère ruisselle

    Dans un losange de lumière

     

    cg in Aujourd'hui est habitable

     

     

     

     

  • Joumana Haddad

     

    Lorsque je devins fruit

     

    Fille et garcon je fus conçue sous l’ombre de la lune

    Mais Adam fut sacrifié à ma naissance,

    Immolé aux vendeurs de la nuit.

    Et pour combler le vide de mon autre essence

    Ma mère me baigna dans les eaux du mystère

    m’enveloppa dans les langes de la contradiction.

    J’ étais dans l’ égarement profond lorsqu’elle m’a surprise

    Car elle me plaça sur le bord de chaque montagne

    Me livra au spectre du silence et au grondement des questions.

    Elle me voua à l’Eve des vertiges et de la métamorphose

    Et me pétrit de lumière et de ténèbres

    Pour que je devienne le temple des démons paradisiaques

    Et des anges de la luxure.

    Mais j’ai préféré ne pas m’en apercevoir lorsqu’elle me l’apprit.

    J’ étais dans l’oubli et puis soudain je m’en aperçus.

    Etrangère je grandis et personne ne moissonna mon blé .

    Je choisis de dessiner ma vie sur une feuille blanche,

    Pomme qu’aucun arbre n’enfanta,

    Puis je l’ai fendue et j’en suis sortie

    En partie vêtue de rouge et en partie de blanc.

    Je ne fus pas seulement dans le temps ou en dehors de lui

    Car j’ai mûri dans les deux forêts

    Et je me souvins avant de naître

    Que je suis une multitude de corps

    Et que j’ai longtemps dormi

    Et longtemps vécu

    Et lorsque je devins fruit

    Je sus ce qui m’attendait.

    J’ai prié les sorciers de prendre soin de moi

    Alors ils m’emmenèrent.

    J’ étais

    Mon rire

    Doux

    Ma nudité

    Bleue

    Et mon péché

    Timide.

    Je volais sur une plume d’oiseau et devenais oreiller à l’heure du délire.

    Ils couvrirent mon corps d’amulettes

    Et enduisirent mon coeur du miel de la folie.

    Ils gardèrent mes trésors et les voleurs de mes trésors

    M’apportèrent des fruits et des histoires

    Et me préparèrent pour vivre sans racines.

    Et depuis ce temps-là je m’en vais.

    Je me réincarne dans le nuage de chaque nuit et je voyage.

    Je suis la seule à me dire adieu

    Et la seule à m’accueillir.

    Je vole par liberté et non de peur,

    Et je reviens par envie et non de déception.

    Je quitte pour que la vie puisse me manquer

    Et je ne vis que si l’inconnu me porte vers lui.

    Le désir est ma voie et la tempête ma boussole

    En amour je ne jette l’ancre dans aucun port.

    Mon corps est le voyage et je m’ éteins si je demeure.

    La nuit j’abandonne la plupart de moi-même

    Puis je me retrouve et m’ étreins passionèment au retour.

    Je suis la jumelle du flux et du reflux

    De la vague et du sable du bord

    De l’abstinence de la lune et de ses vices

    De l’amour et de la mort de l’amour.

    Le jour

    Mon rire appartient aux autres et mon dîner secret m’appartient.

    Dans la maison de mon corps prennent refuge mes états chaque soir,

    Et chaque matin on me réveille de mon absence.

    Ceux qui comprennent mon rythme me connaissent,

    Me suivent mais ne me rejoignent pas.

     

     

     

     

     

  • Chief Dan George

     
    Que les étoiles chassent votre tristesse
    Que les fleurs remplissent votre cœur de beauté
    Que l'espoir essuie définitivement vos larmes
    Et que par dessus tout, le silence vous rende fort.
     
     

  • Endré Penovac

    Endré Penovac-untitled.jpg

    Chant d’oiseau soliste, feuille qui tombe. Étranges sensations qui se télescopent, saveur douce amère, plus douce cependant qu’amère. Feuille qui tombe et tourbillonne, insecte volant étrange attiré par le crayon, chanson flûté toujours de l’oiseau soliste.

    cg in Le livre des sensations