Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/09/2013

John Blakemore

john blakemore_blog-copy.jpg

Certains mots-clés marquent les contours de mon existence, mots chevillés à mon âme, comme des lieux où l’on se sent bien : une clairière, un flanc de colline, un désert, une chapelle dans la tête. J'aime, je n'aime plus et j'aimerai encore tant que le souffle voyagera dans mon corps. Qu'importe son nom, ses différents visages, une seule personne suffit : l'Autre.

 

cg, juillet 1999, en route pour Varsovie

 in Calepins voyageurs

05/09/2013

Rona Helvrich - Early morning flight

Rona Helvrich early_morning_flight.jpg

 

Je promène mon regard, mes ailes palpitantes et mon cœur, tendre insaisissable, aussi libre que fragile. Le voyage m’inspire ! Je sais qu’avant tout ici, c’est à moi-même que j’échappe. L'amour a besoin de sang frais, l'amour n'est qu'une illusion, la plus belle peut-être. C’est aussi la lame qui déchire le voile. L'amour blesse, l'amour guérit, sous toutes ses formes, toutes ses folies. L'amour que l'on entend si peu et que l'on écoute encore moins. Sois libre et libère ! Ne juge pas, expérimente ! Ne choisis pas, laisse venir et souris, c'est le plus beau des messages. Souris, de tout ton cœur !

 

cg, juin 1999, Bangkok

 in Calepins Voyageurs

 

29/07/2013

Ivan Aivazovsky - The Black Sea at night, 1879

Ivan Aivazovsky the-black-sea-at-night-1879.jpg

 

 

RETOUR - SUR LA BALTIQUE

 

La nuit, sur le pont d'un bateau, quelque part entre les côtes suédoises et danoises

 

Je voudrais suivre la route tracée par la lune pleine sur la peau de la mer, là où les sirènes nacrées se prennent dans des filets de pure lumière. La route qui mène aux aubes rieuses des sorcières battant le ciel de leurs ailes noires. Cette route du bout du monde où les bateaux s'en vont sombrer dans le néant. La mer est vaste et lisse. Un vide immense se glisse en moi, s'engouffre dans mes poumons, douce et tiède respiration, un chant humide, rituel d'amour auquel se mêle la lune, un envoûtement, un appel…

 

Il me prend comme une irrésistible envie d'enjamber la balustrade, pour aller marcher parmi les étoiles marines sur les eaux somnambules. Légère comme ces voiles que les vieux rêves laissent sur leur sillage. Aller rejoindre les mythiques baleines et les dauphins lunaires, le grand ballet des créatures océanes, disparues elles aussi, au cœur d'un rêve qui scintille à la surface des mers, les nuits de lune trop pleine.

 

 

 

Cg, août 1997

in Calepins Voyageurs

 

 

 

 

22/05/2013

Emil Cadoo - Flamenco dancers in motion - 1950's

emil cadoo-flamenco-dancers-in-motion-circa-1950_s.jpg

 

 

EN ROUTE POUR ALMAGRO

 


Espagne, en route pour Almagro.

Quel réveil ! Grand ciel bleu faïence et au loin les montagnes découpées, arides. Lumière mauve du matin. Nous roulons vers Madrid, cœur de l'Espagne, destination la Mancha, le fief de Don Quichotte. Paysage sec et pelé. Droit devant, l'horizon se noie dans les vapeurs jaunasses, les atours fumeux de la capitale.

Les petits villages aux murs blancs étincellent au soleil. Sur une butte en surplomb de l'autoroute, j'aperçois un troupeau de moutons, un berger accroupi à leur côté. Vision d’un autre temps. Que la lumière est belle !

Le paysage se déroule, plutôt désolé d’avoir si peu d’ombre à offrir, les arbres sont rares, justes quelques buissons rebelles posés sur l’herbe rase et quelques cultures disséminées.
Nous approchons de Madrid, marchand de piscines sur la droite, la route est cernée d’immeubles, de bureaux racoleurs en tout genre. Grandes villas neuves cachées derrière des enceintes de végétation.

Bien plus tard, vers midi, nous pénétrons dans une petite ville. Magnifique enfilade de façades blanches avec leurs minuscules balcons aux grilles admirablement forgées, dégoulinants de verdure, plantes grasses, cactées...

Nous longeons à présent un terrain vague où poussent de grands chardons charnus, une petite maison isolée puis encore les champs, vastes et nus.

Almagro est à 22 kilomètres. Quelques vignes et des amours d’oliviers, des peupliers scintillants caressés par le vent. Le sud et le bleu limpide de son ciel immense ! J'ai des racines plantées par-là, plus au sud encore, quelques notes de flamenco dans le sang, une pincée de drame et de folie latine.

 

 Cg, Juillet 1998

 

in Calepins voyageurs